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France : des associations interdites de distribuer des repas aux migrants
12/09/2020 à 20h44 par Le Boy

Face à la crise du coronavirus, la distribution de nourriture aux migrants de Calais (France) par des associations non-mandatées a, depuis vendredi 11 septembre, été interdite.

Jeudi 10 septembre, la préfecture du Pas-de-Calais a annoncé qu’il est interdit de distribuer des repas gratuits jusqu’à fin septembre afin de limiter les risques sanitaires. Cette décision s’adresse notamment aux associations d’aide aux migrants, non mandatées par l’Etat, qui n’ont pas tardé à répliquer. Ces dernières se sont indignées de cette mesure en précisant que la situation sanitaire n’est qu’un « prétexte ».

La préfecture s’est montrée ferme. Comme le relaye le Huffington Post, la préfecture du Pas-de-Calais a publié un arrêté jeudi soir : « Il est interdit toute distribution gratuite de boissons et denrées alimentaires dans une vingtaine de rues, quais, places du centre-ville pour mettre fin aux troubles à l’ordre public et limiter les risques sanitaires liés à des rassemblements non déclarés ».

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En effet, les distributions réalisées par les associations non-mandatées seraient « caractérisées par le non-respect des mesures de distanciation sociale dans le cadre de la lutte contre la Covid-19, qu’elles créent des nuisances et que des déchets sont laissés sur place ».

L’Etat a toutefois mandaté l’association La Vie Active, afin de fournir « 4 distributions quotidiennes de repas ». La préfecture a rappelé que l’Etat laissait aussi à disposition quelque « 38 robinets d’eau 5 jours sur 7 ». Quelque « 22 » de ces robinets sont même au final « accessibles 7 jours 7 ». De l’eau est par ailleurs distribuée pendant les repas. « L’ensemble des prestations assurées permet d’apporter aux personnes migrantes des prestations humanitaires suffisantes au regard des besoins de cette population notamment alimentaires », a expliqué la préfecture.

Nathalie Bouchart la maire de Calais, s’est félicitée de cette décision : « Le ministre de l’Intérieur m’a indiqué qu’une attention toute particulière serait dès à présent portée au centre-ville afin d’empêcher la création de points de fixation (...) et d’interdire les distributions de repas organisées de façon totalement anarchique », a rédigé l'édile dans un communiqué, relayé par le Huffington post. Elle a notamment promis la nouvelle mobilisation de 30 policiers à Calais d’ici la fin du mois de septembre.

Lire aussi : France : une femme étranglée par son mari, un an après leur mariage

Les associations non-mandatées ont évidemment critiqué la décision. C’est le cas de François Guennoc, vice-président de l’Auberge des migrants : « Si l’Etat veut entasser les gens autour de l’hôpital, lieu des distributions par La Vie Active  où il y a déjà 700 personnes, il prend ses responsabilités, mais on va arriver à une situation pire que précédemment ». L’Auberge des migrants donnerait tous les jours de 200 à 300 repas sur un quai du centre-ville et plusieurs centaines de nourritures cinq jours sur sept ailleurs dans la ville.

De même pour le président de l’association Salam, Jean-Claude Lenoir, qui a jugé la décision « inhumaine ». Selon lui, il s’agirait d’une « erreur humanitaire et une maladresse politique ». Enfin, il n’a pas hésité à pointer « une surenchère électoraliste par rapport au Rassemblement national ».

Lire aussi : Découvrez le parcours inspirant de Simon Worou, le Togolais devenu Maire en France

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Face à la crise du coronavirus, la distribution de nourriture aux migrants de Calais (France) par des associations non-mandatées a, depuis vendredi 11 septembre, été interdite.

Jeudi 10 septembre, la préfecture du Pas-de-Calais a annoncé qu’il est interdit de distribuer des repas gratuits jusqu’à fin septembre afin de limiter les risques sanitaires. Cette décision s’adresse notamment aux associations d’aide aux migrants, non mandatées par l’Etat, qui n’ont pas tardé à répliquer. Ces dernières se sont indignées de cette mesure en précisant que la situation sanitaire n’est qu’un « prétexte ».

La préfecture s’est montrée ferme. Comme le relaye le Huffington Post, la préfecture du Pas-de-Calais a publié un arrêté jeudi soir : « Il est interdit toute distribution gratuite de boissons et denrées alimentaires dans une vingtaine de rues, quais, places du centre-ville pour mettre fin aux troubles à l’ordre public et limiter les risques sanitaires liés à des rassemblements non déclarés ».

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En effet, les distributions réalisées par les associations non-mandatées seraient « caractérisées par le non-respect des mesures de distanciation sociale dans le cadre de la lutte contre la Covid-19, qu’elles créent des nuisances et que des déchets sont laissés sur place ».

L’Etat a toutefois mandaté l’association La Vie Active, afin de fournir « 4 distributions quotidiennes de repas ». La préfecture a rappelé que l’Etat laissait aussi à disposition quelque « 38 robinets d’eau 5 jours sur 7 ». Quelque « 22 » de ces robinets sont même au final « accessibles 7 jours 7 ». De l’eau est par ailleurs distribuée pendant les repas. « L’ensemble des prestations assurées permet d’apporter aux personnes migrantes des prestations humanitaires suffisantes au regard des besoins de cette population notamment alimentaires », a expliqué la préfecture.

Nathalie Bouchart la maire de Calais, s’est félicitée de cette décision : « Le ministre de l’Intérieur m’a indiqué qu’une attention toute particulière serait dès à présent portée au centre-ville afin d’empêcher la création de points de fixation (...) et d’interdire les distributions de repas organisées de façon totalement anarchique », a rédigé l'édile dans un communiqué, relayé par le Huffington post. Elle a notamment promis la nouvelle mobilisation de 30 policiers à Calais d’ici la fin du mois de septembre.

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Les associations non-mandatées ont évidemment critiqué la décision. C’est le cas de François Guennoc, vice-président de l’Auberge des migrants : « Si l’Etat veut entasser les gens autour de l’hôpital, lieu des distributions par La Vie Active  où il y a déjà 700 personnes, il prend ses responsabilités, mais on va arriver à une situation pire que précédemment ». L’Auberge des migrants donnerait tous les jours de 200 à 300 repas sur un quai du centre-ville et plusieurs centaines de nourritures cinq jours sur sept ailleurs dans la ville.

De même pour le président de l’association Salam, Jean-Claude Lenoir, qui a jugé la décision « inhumaine ». Selon lui, il s’agirait d’une « erreur humanitaire et une maladresse politique ». Enfin, il n’a pas hésité à pointer « une surenchère électoraliste par rapport au Rassemblement national ».

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