Libye : L’un des fils du colonel Kadhafi veut devenir président de la République


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Après le père, le fils. L’un des  fils de feu Mouammar Kadhafi à l’intention de se présenter à la prochaine élection présidentielle en  Libye, rapportent les médias citant des conseillers.

Il s’agit de Saif al-Islam, le plus connu des fils de Muammar Kadhafi. Selon les informations,  le fils cadet de l’ancien guide préparerait son grand comeback à la vie publique et politique.

« Lors d’un appel avec une équipe de conseillers agissant en son nom, il a confirmé son identité et dit qu’il allait bien. Il a l’intention de se présenter à la prochaine élection présidentielle, prévue le 24 décembre », a  assuré le journal anglais Times.

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Selon des collaborateurs qui ont parlé au Times, il est maintenant sur le point de faire un retour à la vie publique et fera bientôt une déclaration publique à cet effet. Ils ont ajouté que Saif al-Islam prévoyait de se présenter aux élections prévues pour le 24 décembre, mais toute candidature dépendrait de la ratification d’une loi électorale, qui pourrait être utilisée par les opposants pour l’empêcher de se présenter.

Toute tentative de réintégrer la vie publique risque d’être compliquée par des mandats d’arrêt en suspens émis à la fois en Libye et par la Cour pénale internationale. Cela fait dix ans que le plus connu des fils de Muammar Kadhafi n’a pas été vu en public. La dernière fois, c’était lors de son arrestation, à la chute de son père, en 2011. Condamné à mort en 2015, il a été libéré en 2017, mais vit caché.

L’homme reste en effet sous le coup d’un double mandat d’arrêt. L’un, délivré par les autorités libyennes de Tripoli, l’autre par la Cour pénale internationale (CPI), qui le poursuit pour crimes contre l’humanité suite à la répression des manifestations contre le régime de son père, en février 2011, après quarante-deux ans de pouvoir.

Pour information, Mouammar Kadhafi a été renversé lors d’un soulèvement entretenu par la France et soutenu par l’OTAN qui a laissé le pays dans un état de bouleversement depuis lors. Pendant le soulèvement, Saïf al-Islam est devenu pour beaucoup le visage de la défiance du gouvernement, dénonçant régulièrement l’opposition comme « terroriste » et promettant que l’administration de son père « se battra jusqu’à la dernière minute, jusqu’à la dernière balle ».

Après des années de combats entre camps rivaux après le renversement de Mouammar Kadhafi, une trêve officielle a été signée en octobre dernier entre le commandant militaire Khalifa Haftar et les forces fidèles à l’administration internationalement reconnue à Tripoli. Cela a conduit, finalement, à la création en mars d’un gouvernement intérimaire.

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