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Le soin n’est pas que médical
10/06/2020 à 11h03 par La redaction

Moins visibles que les soignants, c'est à bas bruit que les travailleurs sociaux répondent à la misère et à la détresse, aux angoisses et aux craintes des exclus d’un monde qui ne tourne plus vraiment rond. L'occasion d'un coup de projecteur et d'un hommage mérités.

Par F. G., chef de service en résidence sociale.

Nous, travailleurs sociaux, sommes également du personnel soignant. Soignant d’une société qui produit des exclus et d’un monde qui ne tourne plus vraiment rond.

Nous sommes soignants des injustices et des disparités, en soins palliatifs des systèmes qui dysfonctionnent. Nous sommes soignants des fragiles et de ceux qui ont besoin de protection. Nous soignons des enfants, des personnes handicapées, des grands exclus ou des personnes exilées. Comme autant de maux d’une société qui écrit sur le fronton de ses mairies l’égalité et la fraternité, nous soignons pour que chacun puisse y envisager sa place.

Nous n’avons ni gyrophare, ni blouse blanche. Nos services de réanimation s’appellent Centre d'hébergement et de réinsertion sociale (CHRS), 115 ou Foyer de l’enfance. Ils sont ouverts 365 jours par an, 24h/24h et accueillent celles et ceux pour qui il est soudainement devenu vital de trouver un abri.

La misère et la détresse ne se confinent pas. Les angoisses et les craintes non plus. Pour respecter les consignes sanitaires, les portes des établissements se ferment mais elles laissent béantes les blessures et les peurs. Elles imposent un huis clos précaire où cohabitent des personnes qui ne sont pas choisies, et restreignent les soupapes que constituent les contacts extérieurs… De soignants, nous devons alors pompiers.
Il y a peu de profession qui puissent se targuer d’un tel engagement de ses acteurs. Le dévouement des soignants dans les hôpitaux – s’il doit être applaudit- ne doit pas éclipser celui des travailleurs sociaux qui chaque jour prennent leur service sans disposer de masques ou de gel hydroalcoolique. Qui chaque jour mettent leurs angoisses personnelles en sourdine pour pouvoir recevoir et accompagner celles des autres. Qui chaque jour s’exposent dans la promiscuité des institutions sans pont aérien ni institution de campagne. Qui au nom de la continuité des missions qui leur sont confiées ne regardent ni leurs heures, ni leurs congés et font preuve d’une solidarité exemplaire au sein des équipes ...

Je suis fier aujourd’hui de faire partie de cette profession. Fier de l’abnégation qu’elle représente et de la vision fraternelle de la société qu’elle véhicule. Fier de mes collègues qui se battent au quotidien pour offrir le meilleur dans les conditions les pires.

 

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Moins visibles que les soignants, c'est à bas bruit que les travailleurs sociaux répondent à la misère et à la détresse, aux angoisses et aux craintes des exclus d’un monde qui ne tourne plus vraiment rond. L'occasion d'un coup de projecteur et d'un hommage mérités.

Par F. G., chef de service en résidence sociale.

Nous, travailleurs sociaux, sommes également du personnel soignant. Soignant d’une société qui produit des exclus et d’un monde qui ne tourne plus vraiment rond.

Nous sommes soignants des injustices et des disparités, en soins palliatifs des systèmes qui dysfonctionnent. Nous sommes soignants des fragiles et de ceux qui ont besoin de protection. Nous soignons des enfants, des personnes handicapées, des grands exclus ou des personnes exilées. Comme autant de maux d’une société qui écrit sur le fronton de ses mairies l’égalité et la fraternité, nous soignons pour que chacun puisse y envisager sa place.

Nous n’avons ni gyrophare, ni blouse blanche. Nos services de réanimation s’appellent Centre d'hébergement et de réinsertion sociale (CHRS), 115 ou Foyer de l’enfance. Ils sont ouverts 365 jours par an, 24h/24h et accueillent celles et ceux pour qui il est soudainement devenu vital de trouver un abri.

La misère et la détresse ne se confinent pas. Les angoisses et les craintes non plus. Pour respecter les consignes sanitaires, les portes des établissements se ferment mais elles laissent béantes les blessures et les peurs. Elles imposent un huis clos précaire où cohabitent des personnes qui ne sont pas choisies, et restreignent les soupapes que constituent les contacts extérieurs… De soignants, nous devons alors pompiers.
Il y a peu de profession qui puissent se targuer d’un tel engagement de ses acteurs. Le dévouement des soignants dans les hôpitaux – s’il doit être applaudit- ne doit pas éclipser celui des travailleurs sociaux qui chaque jour prennent leur service sans disposer de masques ou de gel hydroalcoolique. Qui chaque jour mettent leurs angoisses personnelles en sourdine pour pouvoir recevoir et accompagner celles des autres. Qui chaque jour s’exposent dans la promiscuité des institutions sans pont aérien ni institution de campagne. Qui au nom de la continuité des missions qui leur sont confiées ne regardent ni leurs heures, ni leurs congés et font preuve d’une solidarité exemplaire au sein des équipes ...

Je suis fier aujourd’hui de faire partie de cette profession. Fier de l’abnégation qu’elle représente et de la vision fraternelle de la société qu’elle véhicule. Fier de mes collègues qui se battent au quotidien pour offrir le meilleur dans les conditions les pires.

 

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