Nathalie Yamb sévèrement recadre les Africains


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Nathalie Yamb n’est plus à présenter, elle fait partie de ces rares femmes activistes qui ont décidé d’enterrer la peur, dire les choses telles qu’elles les voient. Sur sa Page Facebook, la Camerounaise a tenu à recadrer les Africains qui jubilent par rapport aux récentes nominations à la tête de l’OMC et de l’IFC.

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Ils étaient nombreux, ces Africains qui ont partagé des photos de la nigériane Ngozi Okonjo-Iweala suite à sa nomination au poste de directrice générale de l’organisation mondiale du commerce OMC et celle du sénégalais Makhtar Diop comme directeur général de l’IFC, la branche de la Banque mondiale dédiée au secteur privé.

Mais pour Nathalie Yamb, les Africains devraient chercher à regarder plus loin que le bout de leurs nez. « Mais diantre, pourquoi certains ont-ils toujours cette habitude bizarre de célébrer des choses qui n’impactent pas ou impacte négativement notre bien-être, et de se désintéresser ou de se désengager des combats qui pourraient nous propulser vers la prospérité, le développement et la souveraineté ? Décourageant parfois ! » martèle la dame de Sotchi.

Pour elle, avoir un bon cursus et être nominé à la tête d’une institution internationale n’est pas suffisant. Il faudrait qu’ils soient au service de l’Afrique et ce n’est généralement pas le cas. « Certes, Ngozi et Makhtar ont des cursus universitaires de qualité et pour cela, on les félicite. Je n’ai aucun doute qu’ils serviront diligemment les organisations qu’ils dirigeront bientôt. Makhtar Diop y a même fait toute sa carrière. Mais c’est exactement là que se situe le problème : leur mission n’est pas d’être au service de l’Afrique. Ce n’est pas l’Afrique qui les a désignés » a-t-elle écrit.

Nathalie Yamb est allée plus loin donnant l’exemple d’Africains qui eux aussi ont eu le privilège de diriger de grandes institutions sans toutefois servir l’Afrique. « Comme l’Éthiopien Tedros Adhanom Ghebreyesus de l’OMS, la Rwandaise Louise Mushikiwabo de l’OIF, la Gambienne Fatou Bensouda à la CPI ou le Tchadien Moussa Faki Mahamat de l’UA, ils seront au service de leur carrière et de ceux qui les ont nommés, et ce ne sont pas les peuples africains, loin de là ! »

Comme elle sait si bien le faire, la suisso-camerounaise n’a pas manqué d’envoyer une pique à Alassane Ouattara qui pour elle est le plus grand exemple. « Petite piqûre de rappel pour ceux qui ont la mémoire chancelante : Le père des programmes d’ajustement structurel qui ont mis les économies et les sociétés africaines à genoux depuis les années 80 s’appelle Alassane Dramane Ouattara, alors directeur Afrique du FMI. »

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« On ne le répétera jamais assez : ne fondez aucun espoir et n’élisez jamais à un poste de gouvernance dans vos pays quelqu’un qui a fait carrière dans les organisations internationales. L’application de cette règle ne garantit pas que vous ne voterez pas pour quelqu’un qui vous décevra, mais elle garantit à coup sûr que vous éliminerez des candidats foireux. » écrit Nathalie Yamb pour finir. Elle invite ainsi les Africains à ne pas si tôt crier victoire car ces nominations ne seront en rien un plus pour le continent noir.

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