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« Luanda Leaks » : Les montages financiers d’Isabel dos Santos, révélés
20/01/2020 à 14h32 par Le Boy

Alors que la justice angolaise gèle les avoirs de proches de José Eduardo dos Santos, la fuite de plus de 715 000 documents confidentiels éclaire sous un jour nouveau les relations d’affaires entre Isabel dos Santos, fille de l’ex-chef d’État, et son mari Sindika Dokolo.

Selon les « Luanda Leaks », la dernière enquête coordonnée par le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ), dont Le Monde et Radio France Internationale (RFI) sont partenaires, le mari joue un rôle de premier plan dans les affaires du couple.

Sindika Dokolo aimerait ne parler que des œuvres d’art africain qu’il collectionne. C’est une passion et son pinceau idéal pour composer la toile qui recouvre ses véritables activités : diamants, pétrole, brasserie, cimenterie, immobilier. À 47 ans, ce dandy danois d’origine congolaise orchestre un empire et une fortune acquise grâce à son épouse, Isabel dos Santos, elle-même milliardaire grâce à son père, l’ancien président angolais, José Eduardo dos Santos (1979-2017).

Le couple, volontiers disert pour vanter l’émergence du continent et les vertus des oligarques africains, gère en réalité près de 450 sociétés discrètes aux pratiques de plus en plus dénoncées. Elles sont le plus souvent offshore, choisies pour garantir leur optimisation fiscale, saint Graal de tous les producteurs de dividendes.

Depuis l’arrivée au pouvoir de Joao Lourenço en 2017, sa longue lune de miel avec l’État angolais est terminée. Lui qui pensait avoir trouvé une éternelle martingale se retrouve soupçonné, tout comme son épouse, de détournements massifs de fonds publics. « C’est une chasse aux sorcières purement politique, dit Sindika Dokolo. Je suis comme un mouton dans le couloir de l’abattoir. »

Pour la première fois, l’esthète se retrouve mise en cause pour ce qui a toujours fait son succès en affaires : s’être allié à des compagnies d’État pour bénéficier de fonds publics et privés qui sont ensuite distillés dans un lacis de circuits financiers offshore.

La société diamantifère d’État angolaise, Sodiam, s’estime aujourd’hui bernée, mais c’est Sindika Dokolo qui, affaibli, l’attaque. Fin 2019, il s’est tourné vers une cour internationale d’arbitrage de Londres chargée de trancher sur un préjudice qu’il estime à 120 millions de dollars. Son association avec Sodiam aura pourtant sans doute été l’un de ses plus jolis coups. Elle démarre en 2012. À Luanda, on ne refuse alors rien à l’ambitieux gendre du président.

La société diamantifère d’État investit à ses côtés dans De Grisogono, joaillier suisse aux pertes pourtant chroniques. Sa femme Isabel raffole des créations glamour punks chics et des folles soirées à Cannes. Lui se contente de dire avoir noué une « relation d’amitié » avec le PDG et fondateur italo-libanais, Fawaz Gruosi. Et toutes les portes s’ouvrent. Ce n’est pas seulement Sodiam qui met la main au portefeuille. La banque BIC, contrôlée en partie par Isabel dos Santos, octroie à la société diamantifère 120 millions de dollars de prêts  aujourd’hui jugés désavantageux par l’État angolais.

L’affaire Sodiam illustre à elle seule la méthode Dokolo. Pour lever des fonds publics et privés, l’homme d’affaires et collectionneur d’art a créé une joint-venture (filiale commune entre deux ou plusieurs entreprises) avec Sodiam. Elle s’appelle Victoria Holding Limited et est domiciliée à Malte. Mais lui avance toujours masqué. Il recourt à une société, Exem Holding AG, établie à Zoug, en Suisse, qui est actionnaire unique de Melbourne Investments BV, enregistrée aux Pays-Bas.

Et c’est cette dernière qui sera utilisée pour acquérir 50% de Victoria Holding Limited, selon les « Luanda Leaks », la dernière enquête coordonnée par le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) dont Le Monde et Radio France Internationale (RFI) sont partenaires. « Selon les 715 000 documents auxquels nous avons eu accès, rien n’indique que la société finalement utilisée par M. Dokolo, Melbourne Investments BV, n’ait apporté comme financement initial plus de 4 millions de dollars pour rafler la moitié des actions de cette joint-venture avec Sodiam ».

La compagnie diamantifère, elle, éponge les dettes du joaillier sans s’insérer dans sa gestion. Ce que démentent ses dirigeants aujourd’hui encore qui revendiquent 115 millions de dollars investis par Sindika Dokolo et ses différentes sociétés. Plus surprenant, dans un tour de passe-passe, cet argent a transité par une autre société de « consultance » de M. Dokolo enregistrée aux îles Vierges britanniques.

Cette dernière, Almerk, bénéficie d’un bonus de 5 millions de dollars octroyé par Victoria Holding Limited pour avoir facilité le rachat de De Grisogono, coquette somme qui lui sert financer l’achat de ses parts. C’est la beauté des montages financiers du dandy de Luanda, l’argent se perd et se retrouve toujours.

À l’arrivée, leur coentreprise détient 87% du capital de De Grisogono, 45% sont entre les mains de Sindika Dokolo lui-même. C’est encore derrière sa passion pour l’art qu’il se réfugie. « Le offshore, ce n’est pas un souci pour moi, car ce sont des outils légaux, expliquait M. Dokolo au Monde en mars 2017. Je ne veux pas faire du diamant comme on trade du pétrole. De Grisogono est une marque d’artiste qui repose sur une forme de génie créatif. Je veux la faire grandir ».

Mais l’art n’empêche pas le business pour Sindika Dokolo qui a ainsi permis à De Grisogono de bénéficier, au cours de ces cinq dernières années, de diamants angolais pour une valeur estimée à 2,3 milliards de dollars, selon le gouvernement angolais. « Ce qui aurait généré des gains avec des marges bénéficiaires de 28% à 45%, soit entre 638 et 957 millions de dollars », précise une source officielle angolaise. « Qu’ils produisent le document qui leur donnait un droit sur les bénéfices, on a même payé ces diamants à un prix supérieur à d’autres acteurs sur le marché », rétorque le dandy de Luanda à RFI.

C’est aussi un bénéfice en nature. Selon une liste de mauvais payeurs établie par le joaillier en 2015, Sindika Dokolo, sa famille et ses sociétés avaient emprunté pour plus de 2 millions de dollars de bijoux quand lui dit fournir pour des centaines de millions de dollars de diamants à de Grisogono.

Pour donner l’impression que ses affaires sont aux normes internationales, Sindika Dokolo aime à consulter les plus grands cabinets d’audit de la planète. Ceux-ci n’ont jamais rechigné à lui prodiguer de précieux conseils et ont accepté sans louvoyer ses exigences en matière de discrétion voire de silence. C’est ainsi que PricewaterHouseCooper (PwC) se charge de la reddition des comptes et de l’audit de Victoria Holding Limited depuis 2012.

Avec Rfi

Lire aussi : Football Leaks : La justice confirme le futur procès du lanceur d’alerte Rui Pinto

Lire aussi : Ghana : un pasteur enseigne comment bien faire l’amour dans son église

 

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L’affaire Sodiam illustre à elle seule la méthode Dokolo. Pour lever des fonds publics et privés, l’homme d’affaires et collectionneur d’art a créé une joint-venture (filiale commune entre deux ou plusieurs entreprises) avec Sodiam. Elle s’appelle Victoria Holding Limited et est domiciliée à Malte. Mais lui avance toujours masqué. Il recourt à une société, Exem Holding AG, établie à Zoug, en Suisse, qui est actionnaire unique de Melbourne Investments BV, enregistrée aux Pays-Bas.

Et c’est cette dernière qui sera utilisée pour acquérir 50% de Victoria Holding Limited, selon les « Luanda Leaks », la dernière enquête coordonnée par le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) dont Le Monde et Radio France Internationale (RFI) sont partenaires. « Selon les 715 000 documents auxquels nous avons eu accès, rien n’indique que la société finalement utilisée par M. Dokolo, Melbourne Investments BV, n’ait apporté comme financement initial plus de 4 millions de dollars pour rafler la moitié des actions de cette joint-venture avec Sodiam ».

La compagnie diamantifère, elle, éponge les dettes du joaillier sans s’insérer dans sa gestion. Ce que démentent ses dirigeants aujourd’hui encore qui revendiquent 115 millions de dollars investis par Sindika Dokolo et ses différentes sociétés. Plus surprenant, dans un tour de passe-passe, cet argent a transité par une autre société de « consultance » de M. Dokolo enregistrée aux îles Vierges britanniques.

Cette dernière, Almerk, bénéficie d’un bonus de 5 millions de dollars octroyé par Victoria Holding Limited pour avoir facilité le rachat de De Grisogono, coquette somme qui lui sert financer l’achat de ses parts. C’est la beauté des montages financiers du dandy de Luanda, l’argent se perd et se retrouve toujours.

À l’arrivée, leur coentreprise détient 87% du capital de De Grisogono, 45% sont entre les mains de Sindika Dokolo lui-même. C’est encore derrière sa passion pour l’art qu’il se réfugie. « Le offshore, ce n’est pas un souci pour moi, car ce sont des outils légaux, expliquait M. Dokolo au Monde en mars 2017. Je ne veux pas faire du diamant comme on trade du pétrole. De Grisogono est une marque d’artiste qui repose sur une forme de génie créatif. Je veux la faire grandir ».

Mais l’art n’empêche pas le business pour Sindika Dokolo qui a ainsi permis à De Grisogono de bénéficier, au cours de ces cinq dernières années, de diamants angolais pour une valeur estimée à 2,3 milliards de dollars, selon le gouvernement angolais. « Ce qui aurait généré des gains avec des marges bénéficiaires de 28% à 45%, soit entre 638 et 957 millions de dollars », précise une source officielle angolaise. « Qu’ils produisent le document qui leur donnait un droit sur les bénéfices, on a même payé ces diamants à un prix supérieur à d’autres acteurs sur le marché », rétorque le dandy de Luanda à RFI.

C’est aussi un bénéfice en nature. Selon une liste de mauvais payeurs établie par le joaillier en 2015, Sindika Dokolo, sa famille et ses sociétés avaient emprunté pour plus de 2 millions de dollars de bijoux quand lui dit fournir pour des centaines de millions de dollars de diamants à de Grisogono.

Pour donner l’impression que ses affaires sont aux normes internationales, Sindika Dokolo aime à consulter les plus grands cabinets d’audit de la planète. Ceux-ci n’ont jamais rechigné à lui prodiguer de précieux conseils et ont accepté sans louvoyer ses exigences en matière de discrétion voire de silence. C’est ainsi que PricewaterHouseCooper (PwC) se charge de la reddition des comptes et de l’audit de Victoria Holding Limited depuis 2012.

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