Côte d’Ivoire : Une quinzaine de partisans de Guillaume déférés en prison


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Mauvaise nouvelle pour les pro-Soro. Pour trouble à l’ordre public, quinze partisans de Guillaume passeront quelques années derrière les barreaux de la MACA, l’une des plus grandes prisons du pays.

« Leurs avocats ont annoncé qu’une information judiciaire a été ouverte contre eux pour trouble à l’ordre public et atteinte à la sureté de l’état », renseigne Valéry Bony, correspondante de BBC Afrique en Côte d’Ivoire.

Selon elle, « le président de l’Assemblée nationale a été saisi par courrier par le tribunal de 1ère instance d’Abidjan concernant l’information judiciaire ouverte contre les parlementaires ».

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Félicien Sékongo (l’un des détenus), a expliqué que «les présumés coupables ont été auditionnés de 18h jusqu’à 4h ce matin dans la nuit de mardi à mercredi. Ils ont été inculpés des faits de troubles à l’ordre public et de diffusion de fausses nouvelles jetant le discrédit sur les institutions et leur fonctionnement. Ils ont été déférés ensuite à la MACA», a notifié Koné Boubacar, selon ledernierpoint.info.

Il renchérit : ces détenus pro-Soro, notamment Alain Lobognon, Kanigui Soro, Félicien Sékongo et Koné Tehfour sont dans «un état combatif avec le moral haut à continuer la lutte».

Dans une conférence de presse, l’un des vice-présidents du Mouvement pour la promotion des valeurs nouvelles en Côte d’Ivoire (MVCI), proche de Guillaume Soro a tout dévoilé.

« Le MVCI exige la libération sans délai et sans condition de tous les détenus, l’arrêt immédiat des interpellations, les intimidations, voire menaces de l’opposition ivoirienne. Le MVCI condamne l’instrumentalisation de la justice à des fins purement politiques », a déclaré le conférencier en dénonçant «un déficit de démocratie» en Côte d’Ivoire.

Quant au mandat d’arrêt international qui pèse sur le premier responsable du parti Mouvement populaire ivoirien, Guillaume Soro, Koné Boubacar dit que son organisation est prête à utiliser «toutes les voies légales» pour dénoncer le «déni de démocratie» dans le pays et obtenir la libération des siens.

Rappelons que le retour annoncé de Guillaume Soro n’a plus eu lieu parce que la justice a lancé un mandat d’arrêt international contre lui pour attentat à l’autorité de l’État et recel de détournement de deniers publics de l’ordre de 1,5 milliard FCFA. La situation se complique donc de jour en jours.

 

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