Cameroun : une fillette de 3 ans tué par un gendarme

 

Le Cameroun traverse une période de turbulence sociale depuis 2016,  dans les régions du nord-ouest et le sud-ouest(NOSO). Cette crise  appelée crise anglophone met aux prises  les séparatistes anglophones de l’état fantôme  d’ambazonie aux forces de défense et de sécurité régulières de l’Etat du Cameroun. En 5 ans de crise, l’on a enregistré d’énormes pertes en vies humaines parmi lesquelles le décès  de la petite Minex Kimura âgée de 3 ans. Elle a succombé malencontreusement  à un coup de canon du gendarme MVOGO sur le chemin de l’école. Vous voulez bien savoir quelles ont été les circonstances de sa mort ? La réaction de la population et l’action du gouvernement dans la gestion du malheureux incident ?

Les circonstances de la mort de la fillette

 

Le  14 octobre 2021 à Buea dans la région du sud-ouest  une voiture noire non immatriculée est interpelée par un contrôle mixte (policiers et gendarme). Mais la dame au volant refuse de s’arrêter pour se soumettre aux exigences de contrôle sécuritaire prescrites.  Pour des raisons injustifiées elle a voulu s’en fuir. Son comportement à attirer l’attention des hommes en tenues vu que la ville de Buéa est dans la zone rouge. Suite à son refus d’obtempérer, le gendarme MVOGO Achille Rigobert a  ouvert le feu sur le véhicule dans l’intention de l’immobiliser.

À lire aussi :
Cameroun : Gaston Batjakin consacré Ancien L’Eglise à Massangui II

Le tir effectué à l’effet de contraindre la dame de se garer pour permettre aux agents de sécurité de satisfaire aux opérations de contrôles et de fouilles systématiques sera plutôt fatal à la petite Minex KIMURA. La balle sortie du canon de  Rigobert Achille MVOGO a explosé la tête de la petite fille ; elle trouvait brusquement la mort abandonnant dans la voiture et sur le chemin de l’école  sa sœur et leur mère toutes terrifiées par l’horreur de l’assassinat violent de Kimura.

Cette situation a suscité la colère des populations  qui ont agi non dans le sens du compromis mais plutôt  dans l’optique de régler le compte à l’agent meurtrier. Très vite on est passé dans un incident malheureux à un drame.

 

La réaction de la population

A voir la petite fille baigner dans le sang, la mère était inconsolable et la population choquée. Face à cette consternation, la population en furie s’est insurgée  contre l’acte du gendarme. Soupçonnant ce dernier de poser l’acte criminel de manière intéressée,  la population l’a battu  à mourir. Après avoir mis fin à la vie du gendarme, la dépouille la petite fille sera conduite devant les services du gouverneur de la région du sud-ouest après un tour de ville à molyko.

Conscient de sa bavure, le gendarme MVOGO s’est laissé faire sans faire usage de son arme à feux pourtant il avait encore des munitions.   Pour des raisons de professionnalisme et de respect des droits de l’HOMME,  les autres agents de police et de gendarmerie sur le lieu de crimes n’ont pas daigné se servir de leurs armes pour défendre leur camarade mortellement molesté par des populations. Pendant que plus d’un fustigent le fait que policiers et gendarmes ont laissé leur camarade à la merci de la vindicte populaire, d’autres pensent par contre  qu’ils ont adopté cette attitude à cause de leur infériorité numérique face l’adversaire. Bien que le drame ayant donné lieu à la mort de deux personnes soit survenu accidentellement, des pourfendeurs du régime de Yaoundé pensent l’Etat du CAMEROUN en est le seul responsable.

À lire aussi :
Première participation du Cameroun à Miss Univers !

 

L’attitude du gouvernement

 

La population en colère a envahi les services du gouverneur  de la région du sud-ouest. Y étant, monsieur Bernard OKALA BILAI ; gouverneur de la région sus évoquée a tenu a apaisé les tentions en déclarant ceci : « nous sommes tous parents. Ca fait très mal de perdre un enfant dans les circonstances pareilles. C’est un incident triste et malheureux  ». Dans une autre annonce le ministre de la défense  Joseph BETI ASSOMO a réagi pour condamner l’acte du gendarme en le qualifiant d’ « inadapté et inapproprié ». S’inscrivant dans la même logique,  le Capitaine des Vaisseaux  Cyrille Serge ATONFACK GUEMO ; chef de la division de la communication de l’armée a fait une sortie pour éclairer l’opinion nationale et internationale sur les circonstances du drame.

À lire aussi :
Cameroun : Recrutement pour Téléconseillers pour Centre d'Appel

Outre les sorties des autorités  gouvernementale, administrative et militaire ci-dessus  citées à l’effet d’apaiser les tensions, une  visite des condoléances et de réconfort a été rendue à la famille de la Minex KIMORA brutalement. Ladite visite était une instruction de son excellence Paul BIYA ; président de la république du Cameroun. Des honneurs et hommages militaires ont été rendus au gendarme Achille Rigobert MVOGO conformément au cérémonial  militaire. La famille du  défunt a aussi reçu   la visite de réconfort des autorités militaires. Une messe de requiem a été également dite en la  mémoire des âmes disparues.

Le double drame du 17 octobre 2021 est de trop. Puisse un compromis être trouvé pour un retour de la paix  dans les régions du nord-ouest et du sud-ouest. Le Cameroun doit  sa croissance économique  et sa place stratégique dans sa sous-région grâce la paix habituelle qui y a souvent régné.

                                                                                        Martine TCHADEU

--
groupe emploi whatsapp doingbuzz Cliquer ici pour les autres groupes👆

Laisser votre commentaire