Koffi Olomide, Papa Wemba, Fally Ipupa… : Bonne nouvelle pour les acteurs et fans de Congo Rumba


Video player

Sans nul doute Papa Wemba serait fier en apprenant cette nouvelle. Ce qu’il a semé a germé. En effet, la rumba congolaise fait désormais partie de la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’Unesco. C’est un nouveau jalon dans l’histoire de la rumba congolaise, qui a traversé siècles et frontières tout en se modernisant.

L’Unesco, réunie cette semaine pour étudier une soixantaine de candidatures, a annoncé mardi sur Twitter que la rumba congolaise – dossier présenté par le Congo-Kinshasa et le Congo-Brazzaville- était admise sur sa liste.

Elle y rejoint la rumba cubaine, inscrite en 2016 et, pour l’Afrique centrale, les polyphonies pygmées de Centrafrique (2003) ou les tambours du Burundi (2014).

“Cette richesse venue du Congo et exportée dans le monde entier constitue un des éléments de notre fierté”, avait tweeté le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement de RDC Patrick Muyaya dès jeudi dernier, alors qu’une conférence de presse était organisée pour commenter l’événement, avec quelques jours d’avance. “Il est de notre devoir à tous de promouvoir la #Rumba”, ajoutait-il.

À Kinshasa et Brazzaville, les spécialistes situent les origines de la rumba dans l’ancien royaume Kongo, où l’on pratiquait une danse appelée Nkumba, qui signifie “nombril”, parce qu’elle faisait danser homme et femme nombril contre nombril.

Retour sur l’histoire de la rumba congolaise avec l’artiste Bumba Massa.

Grâce à la traite des esclaves, les Africains ont apporté leur culture et leur musique aux Amériques. Ils fabriquaient des instruments de musique, d’abord primitifs, puis plus compliqués, donnant naissance au jazz au nord et à la rumba au sud. Avant cette musique était ramenée en Afrique par des marchands de disques et de guitares.
L’intersection de la musique et de la culture de la ville et du bar

La version moderne de la danse rumba a une histoire de cent ans. Des professeurs ont récemment expliqué à l’AFP qu’il s’agit d’une chanson sur les villes et les bars, la culture et la nostalgie, « la résistance et la résilience », la musique « aussi partager le bonheur », et son mode de vie et son code vestimentaire (« la sape ») de sécurité. André Yoka Lye, Directeur de l’Académie Nationale des Arts (INA) Kinshasa.

Le texte est majoritairement en lingala, qui est la langue la plus parlée dans les deux capitales.L’amour est le plus souvent chanté, mais il doit être entendu au second niveau car l’information est aussi critique et politique.

Selon le professeur André Yoka Lye, la danse rumba « se diffuse et existe dans tous les domaines de la vie nationale ». Elle est marquée par l’histoire politique des deux Congolais avant et après leur indépendance.

Elle a connu des hauts et des bas, ses stars sont parfois controversées voire honteuses, et son réseau de production et de distribution a été critiqué pour son manque de rigueur. Ses grandes figures sont Papa Wemba, Grand Kallé, Wendo, Tabu Ley Rochereau, Franklin Boukaka et autres Pamelo Mounka. Papa Wamba, décédé en 2016, est sans aucun doute le représentant le plus célèbre du Congo lombard.

Mais sa vie et son auto-renouvellement sont garantis dans les deux capitales du Congo, où l’on s’appuie sur cette inscription au patrimoine mondial pour lui donner une nouvelle notoriété, y compris auprès des Congolais. « Nous sommes le pays de la Lombardie, qu’en faisons-nous ? », a demandé le ministre des Transports.

Avec France24

Quel est ton avis sur le site ?

View Results

loading - Koffi Olomide, Papa Wemba, Fally Ipupa... : Bonne nouvelle pour les acteurs et fans de Congo Rumba Loading ...
--
groupe emploi whatsapp doingbuzz Cliquer ici pour les autres groupes👆

Laisser votre commentaire