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DOSSIER: C’est quoi en réalité Coronavirus ,personnes vulnérables , traitements ,quarantaine etc …
24/03/2020 à 11h41 par La redaction

Plusieurs cas de pneumonies sont signalés dans la ville de Wuhan, dans la province du Hubei, en Chine. Elles sont causées par un virus encore jamais observé. Les autorités sanitaires chinoises confirment, le 7 janvier 2020, la découverte d’un nouveau virus appartenant à la vaste famille des coronavirus. Baptisé 2019-nCoV, il est officiellement nommé SARS-CoV-2. Que sait-on de ce nouveau coronavirus qui a déjà tué plusieurs centaines de personnes dans le monde ?

1 - C’est quoi un coronavirus ?

La famille des coronavirus compte un grand nombre de virus, certains n’affectent que les animaux. On ne connaissait jusqu’alors que six coronavirus susceptibles d’infecter l’homme.

Le nouveau virus, SARS-CoV-2, apparu en Chine dans la ville de Wuhan (province du Hubei) fin décembre 2019, appartient à la famille des coronavirus, mais est différent des virus SARS-CoV, responsables de l'épidémie de syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) en 2003 et du syndrome respiratoire au Moyen-Orient (MERS), responsable d’une épidémie évoluant depuis 2012 au Moyen-Orient. La maladie respiratoire engendrée par ce virus est désignée par le terme Covid-19, pour Coronavirus Disease 2019. Le SARS-CoV-2 désigne l’agent pathogène, qui se transmet entre les hommes.

Les coronavirus doivent leur nom à leur forme en couronne. Des petites protubérances, les spicules, se fixent et pénètrent dans les cellules humaines.

DOSSIER: C'est quoi en réalité Coronavirus ,personnes vulnérables , traitements ,quarantaine etc ...

2 - Origine du virus

L’animal à l’origine de la transmission à l’homme n'a pas encore été identifié avec certitude. Les coronavirus sont zoonotiques, ce qui signifie qu'ils sont transmis entre les animaux et les humains. On sait qu’il est de la même famille que le coronavirus du SRAS responsable d’une épidémie en 2003. Les deux partagent en effet un ancêtre commun présent chez la chauve-souris, l’animal réservoir (qui héberge un virus sans être malade et peut le transmettre à d’autres espèces). Mais le virus de chauve-souris ne peut pas se fixer sur les récepteurs humains, il doit passer par une autre espèce, appelée « hôte intermédiaire ».

L’hôte intermédiaire du SARS-CoV-2 pourrait être le pangolin, petit mammifère à écailles menacé d’extinction, estiment des scientifiques chinois. Le virus serait apparu en décembre sur un marché de Wuhan où étaient vendus des animaux sauvages destinés à être consommés.

La transmission interhumaine est avérée par voie respiratoire, contact étroit avec un malade à moins d’un mètre (postillons, toux, éternuements). Le virus pourrait aussi se trouver dans les selles des malades infectés. On ignore encore si le virus peut persister dans l’environnement.

Lire aussi: (COVID-19) Togo : 16 cas confirmés au coronavirus

3 - Les symptômes

Chez l’homme, les coronavirus causent des infections allant du banal rhume à de graves infections respiratoires de type pneumonie, à l’origine d’épidémies mortelles comme ce fut le cas avec le syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS) et le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS).

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La durée d’incubation serait de 24 jours, elle avait été estimée dans un premier temps par les experts à 14 jours. Si cette information devait se confirmer, la période de quarantaine imposée aux patients serait rallongée.

4 - Comment faire le diagnostic ?

Toute personne présentant une infection respiratoire (fièvre, toux, essoufflement) après être revenue d’un séjour en Chine, doit s’isoler à domicile et appeler le service d’urgence sans se rendre aux urgences de l’hôpital ni chez son médecin.

Un test diagnostic spécifique a été développé par l’Institut Pasteur. Les Chinois ont séquencé le génome du SARS-CoV-2 et l’ont mis à disposition de tous les laboratoires du monde. Les principaux pays impliqués dans la recherche sont la Chine, les États-Unis, l’Allemagne, Singapour, l’Australie et le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies infectieuses. L’Institut Pasteur de Dakar (IPD) a été désigné centre de référence sur le coronavirus par l'Union africaine. Il formera les représentants de laboratoires de quinze pays du continent.

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On ne connaît pas avec précision le taux de létalité (le pourcentage de victimes parmi les contaminés), puisqu'on ne sait pas combien de personnes sont réellement infectées.

5 - Où en est l’épidémie ?

L'épidémie est plus meurtrière que celle du Syndrome respiratoire aigu sévère (Sras), qui avait causé la mort de 774 personnes dans le monde en 2002-2003. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le nombre de cas de contamination relevés quotidiennement en Chine se stabilise mais il est encore trop tôt pour conclure que l’épidémie a atteint son pic.

Lire aussi: Coronavirus: La mosquée du prophète Mohammed fermée pour la première fois après 1 400 ans

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Le pic de l’épidémie n’est pas encore atteint. Pour contenir l'épidémie, il faut identifier sa source, c'est-à-dire les animaux qui sont les réservoirs du virus.

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6 - Comment éviter la contamination ?

Il n'y a aucun traitement curatif, seuls les symptômes (toux, fièvre) sont traités. Les chercheurs travaillent pour élaborer vaccin et traitement.

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7 - Idées reçues

Peut-on être contaminé par une lettre ou un colis envoyé de Chine ?
Non, les coronavirus ne survivent pas de façon prolongée sur les objets.

Peut-on être contaminé si l'on mange dans un restaurant chinois ?
Non, pas du tout. Dans la littérature scientifique, il n'y a aucun cas rapporté de virus respiratoires attrapés en ingérant de la nourriture cuite.

Les animaux domestiques peuvent-ils propager le nouveau coronavirus ?
À l’heure actuelle, rien ne prouve que les animaux de compagnie/animaux domestiques tels que les chiens ou les chats peuvent être infectés par le nouveau coronavirus.

Le coronavirus peut-il se transmettre par les fluides sexuels ?
Il n’y a aucun élément en faveur d’une transmission sexuelle.

Peut-on être contaminé par un cadavre ?
Il n’y a aucun élément en faveur d’une transmission par des personnes décédées du coronavirus.

Les antibiotiques sont-ils efficaces pour prévenir et traiter l'infection par le nouveau coronavirus ?
Non, les antibiotiques n’agissent pas contre les virus, mais seulement contre les bactéries. Ne jamais prendre d’antibiotiques sans prescription médicale.

Plus d’informations sur l’OMS

Source : OMS, Institut Pasteur

Coronavirus: qui sont les personnes vulnérables?

Les personnes les plus exposées aux formes graves de coronavirus sont les personnes âgées, en raison notamment de la baisse naturelle de leur immunité, ainsi que les patients atteints de certaines maladies

Le coronavirus sème la panique. Pourtant, selon des chercheurs, l'infection serait bénigne dans plus de 80% des cas. Pour le professeur Odile Launay, infectiologue à l'hôpital Cochin à Paris, « les personnes les plus vulnérables sont les personnes âgées, avec un risque de complication et de mortalité qui augmente à partir de l’âge de 60 ans, mais surtout à partir de 70 ans ».Les personnes âgées de plus de 80 ans sont les plus à risque avec un taux de mortalité de 14,8%En Italie, pays le plus touché en Europe, au moins six personnes parmi les 14 premiers décès étaient âgées de 80 ans ou plus.

Les malades plus vulnérables

« Puis, ce sont les personnes qui ont des maladies cardiovasculaires, des maladies pulmonaires, des diabètes et également des immunodépressions », indique Odile Launay. Pour les maladies cardiaques et les personnes concernées par des problèmes d’insuffisance cardiaque, « s’il se passe quelque chose au niveau pulmonaire, les gens vont moins bien le supporter et ils vont donc avoir des formes plus graves, des décompensations de leurs maladies cardiaques ».

Les personnes atteintes de diabète sont également à surveiller. Il s'agit d'une maladie qui diminue les défenses à l’infection. Dans le cadre du diabète, des atteintes cardiaques vont également être un facteur aggravant de cette maladie. De même, les gens traités pour un cancer ou une maladie inflammatoire sont plus à risque dans la mesure où leur système immunitaire fonctionne moins bien.

Les insuffisants respiratoires inquiets

Le Covid-19, maladie causée par le coronavirus, entraîne des symptômes bénins ou modérés (toux, fièvre, fatigue...). Mais dans les cas les plus graves, les patients peuvent entrer en détresse respiratoire aiguë sévère. C'est pour cette raison que certains patients atteints de maladies respiratoires ont attiré l'attention sur leur cas : « Arrêtez de parler des vieux, des enfants (quasiment aucun n'est touché, heureusement), des diabétiques, des cardiovasculaires, parce que [...] le Covid-19 détruit les poumons. Et ce n'est pas les asthmatiques non plus qui sont en danger vital, mais bien les 700 000 BPCO au stade sévère que nous sommes et dont personne ne parle », poursuit France BPCO, qui représente les personnes atteintes de broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO).

Les jeunes enfants peu concernés

Sur les près de 285 cas recensés en France, une poignée sont des enfants et leur situation n'a soulevé aucune inquiétude jusqu'à présent. Ce moindre risque encouru par les enfants laisse perplexes les scientifiques, car nourrissons et jeunes enfants font habituellement partie des personnes vulnérables aux maladies infectieuses. « C'est surprenant, car quand on regarde toutes les autres infections respiratoires, bactériennes ou virales, on a presque toujours beaucoup de cas graves chez les personnes très âgées, mais aussi chez les très jeunes, en particulier les moins de cinq ans », a expliqué à l'AFP Cécile Viboud, épidémiologiste au National Institutes of Health (États-Unis). Aucun décès n'est à déplorer parmi les enfants de moins de 10 ans.

Que faut-il faire quand on pense être contaminé par le nouveau coronavirus?

Le 31 décembre 2019, le premier signalement de cas de coronavirus a été signalé à l’OMS, dans le centre de la Chine. Malgré les mesures préventives prises, et notamment le confinement des cas suspects, le nombre de pays touchés par l’épidémie ne fait que croître.

L’OMS est particulièrement préoccupée par l’augmentation soudaine de nouveaux cas en Italie, en Corée du Sud et en Iran. L’Italie est le premier pays européen à avoir ainsi mis en place un cordon sanitaire autour d’une dizaine de villes. La Corée du Sud enregistre le plus grand nombre de cas de contaminations, tandis que l’Iran annonce le nombre le plus élevé de décès en dehors de la Chine. Au total, 76 pays sont désormais touchés par l’épidémie de pneumonie virale. C’est dans ce contexte que l’OMS évoque un risque de pandémie.

Que faut-il faire quand on pense être contaminé par le nouveau coronavirus ? Quelles attitudes adopter ? Qui appeler ? Quelles sont les mesures essentielles de prévention contre le nouveau coronavirus ?

  • Pr Arnaud Fontanet, chef de l’Unité d’épidémiologie des maladies émergentes à l’Institut Pasteur et professeur au Conservatoire national des Arts et Métiers

 

Coronavirus: la quarantaine, de quoi parle-t-on?

La propagation du virus Covid-19 touche maintenant une cinquantaine de pays et de territoires. Elle fait craindre à l’OMS une « éventuelle pandémie ». Ce jeudi 27 février, l'Organisation mondiale de la santé a appelé les pays à « agir maintenant de manière agressive » pour endiguer l’épidémie.

Le coronavirus Covid-19 poursuit sa propagation. Dans le monde, des millions de personnes, notamment en Chine, en Italie ou au Japon, sont toujours placées en quarantaine. Une mesure prise pour limiter la propagation du virus qui commence à être la source de nombreuses critiques. Entretien avec Patrick Zylberman, historien de la santé, professeur émérite à l’École des hautes études en santé publique de Rennes (EHESP) et auteur du livre Tempêtes microbiennes (Éditions Gallimard).

RFI: La mise en quarantaine est-elle le meilleur système pour endiguer la propagation d’une épidémie ?

Patrick Zylberman La quarantaine n’est pas efficace en soi. Elle a beaucoup trop de défauts. Il est impossible d’enfermer tout le monde dans un périmètre clos. C’est très difficile à ce moment-là de conserver tout le monde à l’intérieur de la quarantaine. Par ailleurs, la quarantaine a aussi des conséquences parfois très négatives qui consistent à enfermer ensemble des gens qui sont contagieux sans le savoir et des gens qui sont indemnes. Elle peut donc propager le mal au lieu de le contenir.

Dans ce cas-là, quelle solution est la plus adaptée pour lutter contre une épidémie ?

L’idéal, c’est justement de remplir les conditions indispensables pour accompagner une quarantaine qui n’est pas efficace en soi. La première des conditions, c’est de raccourcir autant que possible le temps entre l’apparition des symptômes et l‘hospitalisation. L’isolement des malades dans des chambres à pression négative, c’est différent de la quarantaine. On parle d’isolement d’individus et non pas de mettre en quarantaine des groupes. L’isolement des malades est la seule façon de lutter contre la propagation de la contamination, à condition d’avoir des équipements hospitaliers adéquats.

►À lire:  Ghana/coronavirus : des passagers descendent d’un bus après l’entrée de 2 Chinois (vidéo)

La deuxième condition, qui touche directement les soignants en première ligne de la lutte contre l’épidémie, mais aussi en première ligne de la contamination, c’est de renforcer les mesures de contrôle de l’infection à l’intérieur même des établissements hospitaliers. Il ne faut pas oublier que, en Chine comme en Italie, l’hôpital est en première ligne. Il n’y a pas beaucoup de médecins généralistes chez qui consulter et les gens se précipitent à l’hôpital, lequel devient un « bouillon de culture ». Le contrôle de l‘infection par des équipements individuels pour les soignants par des procédures est absolument indispensable. La quarantaine est très vite perdue de vue dans tout ça.

Vous parlez d’isolement individuel, mais la quarantaine dans la province du Hubei concerne environ 60 millions de personnes…

C’est l’un des deux points auxquels on se heurte aujourd’hui. Un, le manque d’équipements nécessaires. Et deux, le problème de la détection des cas chez les personnes peu symptomatiques ou pas symptomatiques, mais néanmoins contagieuses. Effectivement, le gros problème pour les hôpitaux, c’est l’afflux de malades alors qu’il est conseillé d’éviter les urgences pour ne pas aller infester les gens qui s’y trouvent et qui sont vulnérables en raison même de leur état de santé. Il y a effectivement un problème d’équipements.

►À écouter: Coronavirus : Macky Sall déclare officiellement l'urgence au Sénégal

Mais même en France, le ministre a annoncé la semaine dernière que 38 hôpitauxétaient sur le pied de guerre prêts à agir. 38 hôpitaux cela fait, paraît-il, 150 chambres à pression négative, selon les informations dont je dispose. On en est très loin, car on n’a que quelques cas sporadiques en France aujourd'hui. Mais en cas d’une véritable épidémie on dépasserait très vite les 158 cas à hospitaliser et donc le problème des équipements se poserait de manière extrêmement aiguë.

La quarantaine sur le paquebot Diamond Princess, en confinement dans le port de Yokohama, au Japon, a suscité beaucoup de critiques. Un professeur de l’université de Kobe dénonçait même une « situation totalement chaotique ». Était-ce une erreur de mettre en place la quarantaine à bord du bateau et non sur la terre ferme ?

Sur ce bateau, on voit qu’on a fait exactement tout ce qu’il ne fallait pas faire. Les autorités japonaises, pour éviter le débarquement de personnes contagieuses qui risquaient de répandre l’épidémie dans la population japonaise ont bloqué le navire, à quelques encablures du port. Elles ont interdit aux passagers de descendre et ce faisant, les autorités japonaises sont clairement responsables de l’extension de la maladie sur le bateau et donc de l’infection d’un nombre important de personnes. Il y a aussi un problème en ce qui concerne l’OMS qui n’a pas protesté contre ces méthodes alors qu’on a clairement une contradiction entre la nécessité de protéger la population contre les virus et les droits de l’homme d’autre part.

►À lire: Coronavirus: L’Afrique risque d’être le continent le plus durement touché


► François Renaud, chercheur au CNRS : « Pour des observatoires de la santé environnementale »

« Je ne vois pas ce qu’on peut faire de mieux pour protéger les populations quand l’épidémie est déclarée que de mettre les gens en quarantaine », estime François Renaud, chercheur au laboratoire Maladies infectieuses et vecteurs du CNRS. Toutefois, s’il défend la quarantaine comme moyen d’urgence lorsqu’une épidémie se déclare, il plaide pour un renforcement des mesures préventives.

Dans la lutte contre les épidémies, « on agit quand l’incendie est déclaré, selon François Renaud. On attend que l’épidémie commence à se propager pour agiter les drapeaux de la peur et de l’angoisse ». La lutte contre les maladies infectieuses manque d’une vision politique et nécessite une « réflexion », car ce genre d’épidémie « risque de recommencer ». « C’est un problème mondial. Il faut que le monde se pose la question de "qu’est-ce qu’on peut faire ensemble ?" Mais pas quand il y a une épidémie, c’est avant qu’il y en ait une qu’il faut y réfléchir », estime François Renaud.

Ce spécialiste en écologie de la santé et en transmission et évolution des pathogènes souhaite donc que soit créé « de véritables observatoires de la santé environnementale ». Avec la démographie actuelle, des maladies telles que le Sars-CoV-2, qui est une zoonose – une maladie qui se transmet naturellement des animaux à l’être humain – sont susceptibles de refaire leur apparition. « Aujourd’hui, analyse le chercheur, ce que je vois c’est une augmentation des populations et une détérioration des écosystèmes dans lesquelles l’homme vit. Et ces détériorations génèrent des déséquilibres dont les conséquences sont totalement imprévisibles, mais peuvent être du type de ce qu’on observe aujourd’hui. »

Quels traitements contre l’épidémie de Covid-19?

L’épidémie de coronavirus se poursuit dans le monde. Le bilan est actuellement de 2 810 morts. Maladie dont il n’existe toujours pas de traitement, mais les scientifiques du monde entier s’activent pour en venir à bout.

La chloroquine : ce nom est sur toutes les lèvres en France, depuis que Didier Raoult, directeur de l’Institut Méditerranée de Marseille l’a érigée comme arme numéro un contre le coronavirus. Mais comme le disait Laplace : « Le poids de la preuve pour une affirmation extraordinaire doit être proportionnel à son degré d'étrangeté ». En clair, avant de faire une telle déclaration, il faut avoir de solides arguments, et ce n’est malheureusement pas (encore) le cas.

La chloroquine est un médicament antipaludéen connu depuis longtemps. Peu onéreux, Didier Raoult estime qu’il a en sus apporté des « améliorations spectaculaires » chez les patients infectés. Pour cela, l’infectiologue se base sur une lettre parue dans la revue BioScience Trends, laquelle reprend une communication du gouvernement chinois du 17 février. Il y était indiqué que la chloroquine était inscrite dans la réponse thérapeutique à l’épidémie et avait été testée sur une centaine de patients dans 10 hôpitaux.

La prudence est de mise

Cependant, le manque d’information à la suite de cet essai et le faible nombre de patients traités incite les autorités sanitaires, comme l’OMS, à la prudence. Pour elles, il est encore bien trop tôt pour préjuger d’un éventuel effet de la chloroquine contre SARS-CoV-2.

La piste est cependant intéressante, malgré quelques réserves. Des essais de chloroquine combinée au Remdesivir, un antiviral testé lors des épidémies d’Ebola, donnent des résultats in vitro, en laboratoire. Ces derniers sont-ils généralisables à l’homme ? Il est encore bien trop tôt pour le dire, d’autant plus que la chloroquine a déjà nourri de faux espoirs. Une efficacité contre la dengue et Zika avait en effet été démontrée en laboratoire, mais celle-ci n’a jamais pu être reproduite sur l’homme. Enfin, ce médicament est déconseillé au plus de 65 ans, précisément la tranche d’âge chez qui ce coronavirus est le plus létal.

Une recherche qui prend du temps

L’idée de « rediriger » un médicament déjà existant est cependant pertinente et a déjà fait ses preuves dans le passé. Ainsi, un traitement conçu pour lutter contre le VIH-Sida, le Lopinavir-ritonavir, a fait ses preuves contre le Sras, un cousin du coronavirus actuel. Des médecins japonais sont également en train de tester un médicament contre la grippe, le Favipiravir, pour déterminer son efficacité face à SARS-CoV-2.

Quant à un vaccin, il faudra être patient. L’Organisation mondiale de santé listait en début de semaine 25 candidats. Ils sont cependant tous au stade pré-clinique, et ne sont donc pas prêts à être testés sur l’homme. Lorsque celle-ci débutera, il faudra alors compter entre deux et trois mois pour en obtenir les résultats, et si ceux sont concluants, la production à l’échelle industrielle prendra encore plusieurs trimestres.

Contre le coronavirus, l'efficacité d'un médicament antipaludéen en question

 

De nombreux auditeurs de RFI ont interrogé l'équipe de Priorité santé sur l'efficacité d'un antipaludéen, la chloroquine, dans le traitement contre le coronavirus. Deux spécialistes leur ont répondu mercredi matin sur notre antenne.

Face à la pandémie de Covid-19, les États-Unis ont approuvé le recours à la chloroquine, un traitement antipaludéen qui a « montré des résultats préliminaires très très encourageants », a annoncé jeudi 19 mars Donald Trump.

« Nous allons pouvoir rendre ce médicament disponible quasiment immédiatement », a assuré le président américain lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche, estimant que cela pourrait « changer la donne » face à la pandémie.

L’antipaludique Plaquenil hydroxychloroquine – connu sous le nom générique de chloroquine – est aujourd’hui utilisé dans le cadre de la prise en charge de certaines maladies auto-immunes.

► À écouter aussi Coronavirus, 5 recommandations pour ne pas céder à la psychose

Une étude menée à Marseille par Didier Raoult, infectiologue à l'Institut hospitalo-universitaire (IHU) Méditerranée Infection de Marseille, affirme que son effet est spectaculaire auprès des trois quarts des malades du coronavirus. Le professeur assure que 24 malades du Covid-19 ont pris du Plaquenil et que six jours plus tard seuls 25 % d'entre eux étaient encore porteurs du virus, contre 90 % de ceux qui n'en prennent pas.

Des réserves méthodologiques

Mais les experts appellent à la prudence. Selon le professeur Christophe Rapp, infectiologue à l'hôpital américain de Paris : « C’est un travail intéressant qui a été fait sur un effectif réduit. L'utilisation de la chloroquine ajoutée à un autre antibiotique, l’azithromycine, a une efficacité sur la clairance du virus, c’est-à-dire qu’il fait disparaître plus rapidement le virus. Il n’y a pas de corrélation évidente avec les manifestations cliniques. L’effectif est petit : il ne s’agissait pas de complications sévères, le groupe contrôle est à discuter... Il y a des réserves méthodologiques. C’est une piste, mais il ne faut pas s’emballer. Ça doit être fait dans d'autres conditions, sur un effectif plus important. »

Le ministère de la Santé veut étendre les essais cliniques

Astrid Vabret, cheffe de service de virologie au CHU de Caen, en Normandie : « C’est en effet quelque chose qui est intéressant. On a des données écrites, donc c’est déjà très intéressant. En revanche, il faut effectivement consolider les résultats, pour une utilisation en pratique. Je pense que c’est ce qu’a demandé le ministre français de la Santé, Olivier Véran, à partir de ces premiers résultats. »

En effet, mercredi, au sortir du Conseil des ministres, la porte-parole du gouvernement français Sibeth Ndiaye a expliqué que « le ministère a souhaité étendre ces essais cliniques, qui seront dupliqués sur un plus grand nombre de patients ». « Nous n'avons pas de preuve scientifique [que ce traitement fonctionne] », a-t-elle ajouté. Aussi, « ces nouveaux essais seront réalisés avec une équipe indépendante du professeur Raoult ».

Le professeur Christophe Rapp avertit : « Le danger avec ces effets d’annonces, c’est que les gens vont se précipiter sur ces médicaments (chloroquine, Plaquenil) qui sont utilisés dans d’autres pathologies immunitaires. Cela pourrait engendrer une pénurie. Il faut rester très scientifique et mettre en place des protocoles, dans des conditions très rigoureuses pour évaluer les molécules. Pour l’instant, c’est un peu prématuré. C’est intéressant, mais ça ne permet pas au médecin de prescrire largement ce médicament. »

Le laboratoire français Sanofi a en tout cas indiqué mardi qu'il était prêt à offrir aux autorités françaises des millions de doses de Plaquenil. « Sanofi s'engage à mettre son traitement à la disposition de la France et à offrir plusieurs millions de doses qui pourraient permettre de traiter 300 000 patients », a indiqué à l'AFP un porte-parole du laboratoire, tout en précisant que le groupe se tenait prêt à travailler avec les autorités de santé françaises « pour confirmer ces résultats ».

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DOSSIER: C'est quoi en réalité Coronavirus ,personnes vulnérables , traitements ,quarantaine etc ...

2 - Origine du virus

L’animal à l’origine de la transmission à l’homme n'a pas encore été identifié avec certitude. Les coronavirus sont zoonotiques, ce qui signifie qu'ils sont transmis entre les animaux et les humains. On sait qu’il est de la même famille que le coronavirus du SRAS responsable d’une épidémie en 2003. Les deux partagent en effet un ancêtre commun présent chez la chauve-souris, l’animal réservoir (qui héberge un virus sans être malade et peut le transmettre à d’autres espèces). Mais le virus de chauve-souris ne peut pas se fixer sur les récepteurs humains, il doit passer par une autre espèce, appelée « hôte intermédiaire ».

L’hôte intermédiaire du SARS-CoV-2 pourrait être le pangolin, petit mammifère à écailles menacé d’extinction, estiment des scientifiques chinois. Le virus serait apparu en décembre sur un marché de Wuhan où étaient vendus des animaux sauvages destinés à être consommés.

La transmission interhumaine est avérée par voie respiratoire, contact étroit avec un malade à moins d’un mètre (postillons, toux, éternuements). Le virus pourrait aussi se trouver dans les selles des malades infectés. On ignore encore si le virus peut persister dans l’environnement.

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3 - Les symptômes

Chez l’homme, les coronavirus causent des infections allant du banal rhume à de graves infections respiratoires de type pneumonie, à l’origine d’épidémies mortelles comme ce fut le cas avec le syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS) et le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS).

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La durée d’incubation serait de 24 jours, elle avait été estimée dans un premier temps par les experts à 14 jours. Si cette information devait se confirmer, la période de quarantaine imposée aux patients serait rallongée.

4 - Comment faire le diagnostic ?

Toute personne présentant une infection respiratoire (fièvre, toux, essoufflement) après être revenue d’un séjour en Chine, doit s’isoler à domicile et appeler le service d’urgence sans se rendre aux urgences de l’hôpital ni chez son médecin.

Un test diagnostic spécifique a été développé par l’Institut Pasteur. Les Chinois ont séquencé le génome du SARS-CoV-2 et l’ont mis à disposition de tous les laboratoires du monde. Les principaux pays impliqués dans la recherche sont la Chine, les États-Unis, l’Allemagne, Singapour, l’Australie et le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies infectieuses. L’Institut Pasteur de Dakar (IPD) a été désigné centre de référence sur le coronavirus par l'Union africaine. Il formera les représentants de laboratoires de quinze pays du continent.

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On ne connaît pas avec précision le taux de létalité (le pourcentage de victimes parmi les contaminés), puisqu'on ne sait pas combien de personnes sont réellement infectées.

5 - Où en est l’épidémie ?

L'épidémie est plus meurtrière que celle du Syndrome respiratoire aigu sévère (Sras), qui avait causé la mort de 774 personnes dans le monde en 2002-2003. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le nombre de cas de contamination relevés quotidiennement en Chine se stabilise mais il est encore trop tôt pour conclure que l’épidémie a atteint son pic.

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Le pic de l’épidémie n’est pas encore atteint. Pour contenir l'épidémie, il faut identifier sa source, c'est-à-dire les animaux qui sont les réservoirs du virus.

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6 - Comment éviter la contamination ?

Il n'y a aucun traitement curatif, seuls les symptômes (toux, fièvre) sont traités. Les chercheurs travaillent pour élaborer vaccin et traitement.

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7 - Idées reçues

Peut-on être contaminé par une lettre ou un colis envoyé de Chine ?
Non, les coronavirus ne survivent pas de façon prolongée sur les objets.

Peut-on être contaminé si l'on mange dans un restaurant chinois ?
Non, pas du tout. Dans la littérature scientifique, il n'y a aucun cas rapporté de virus respiratoires attrapés en ingérant de la nourriture cuite.

Les animaux domestiques peuvent-ils propager le nouveau coronavirus ?
À l’heure actuelle, rien ne prouve que les animaux de compagnie/animaux domestiques tels que les chiens ou les chats peuvent être infectés par le nouveau coronavirus.

Le coronavirus peut-il se transmettre par les fluides sexuels ?
Il n’y a aucun élément en faveur d’une transmission sexuelle.

Peut-on être contaminé par un cadavre ?
Il n’y a aucun élément en faveur d’une transmission par des personnes décédées du coronavirus.

Les antibiotiques sont-ils efficaces pour prévenir et traiter l'infection par le nouveau coronavirus ?
Non, les antibiotiques n’agissent pas contre les virus, mais seulement contre les bactéries. Ne jamais prendre d’antibiotiques sans prescription médicale.

Plus d’informations sur l’OMS

Source : OMS, Institut Pasteur

Coronavirus: qui sont les personnes vulnérables?

Les personnes les plus exposées aux formes graves de coronavirus sont les personnes âgées, en raison notamment de la baisse naturelle de leur immunité, ainsi que les patients atteints de certaines maladies

Le coronavirus sème la panique. Pourtant, selon des chercheurs, l'infection serait bénigne dans plus de 80% des cas. Pour le professeur Odile Launay, infectiologue à l'hôpital Cochin à Paris, « les personnes les plus vulnérables sont les personnes âgées, avec un risque de complication et de mortalité qui augmente à partir de l’âge de 60 ans, mais surtout à partir de 70 ans ».Les personnes âgées de plus de 80 ans sont les plus à risque avec un taux de mortalité de 14,8%En Italie, pays le plus touché en Europe, au moins six personnes parmi les 14 premiers décès étaient âgées de 80 ans ou plus.

Les malades plus vulnérables

« Puis, ce sont les personnes qui ont des maladies cardiovasculaires, des maladies pulmonaires, des diabètes et également des immunodépressions », indique Odile Launay. Pour les maladies cardiaques et les personnes concernées par des problèmes d’insuffisance cardiaque, « s’il se passe quelque chose au niveau pulmonaire, les gens vont moins bien le supporter et ils vont donc avoir des formes plus graves, des décompensations de leurs maladies cardiaques ».

Les personnes atteintes de diabète sont également à surveiller. Il s'agit d'une maladie qui diminue les défenses à l’infection. Dans le cadre du diabète, des atteintes cardiaques vont également être un facteur aggravant de cette maladie. De même, les gens traités pour un cancer ou une maladie inflammatoire sont plus à risque dans la mesure où leur système immunitaire fonctionne moins bien.

Les insuffisants respiratoires inquiets

Le Covid-19, maladie causée par le coronavirus, entraîne des symptômes bénins ou modérés (toux, fièvre, fatigue...). Mais dans les cas les plus graves, les patients peuvent entrer en détresse respiratoire aiguë sévère. C'est pour cette raison que certains patients atteints de maladies respiratoires ont attiré l'attention sur leur cas : « Arrêtez de parler des vieux, des enfants (quasiment aucun n'est touché, heureusement), des diabétiques, des cardiovasculaires, parce que [...] le Covid-19 détruit les poumons. Et ce n'est pas les asthmatiques non plus qui sont en danger vital, mais bien les 700 000 BPCO au stade sévère que nous sommes et dont personne ne parle », poursuit France BPCO, qui représente les personnes atteintes de broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO).

Les jeunes enfants peu concernés

Sur les près de 285 cas recensés en France, une poignée sont des enfants et leur situation n'a soulevé aucune inquiétude jusqu'à présent. Ce moindre risque encouru par les enfants laisse perplexes les scientifiques, car nourrissons et jeunes enfants font habituellement partie des personnes vulnérables aux maladies infectieuses. « C'est surprenant, car quand on regarde toutes les autres infections respiratoires, bactériennes ou virales, on a presque toujours beaucoup de cas graves chez les personnes très âgées, mais aussi chez les très jeunes, en particulier les moins de cinq ans », a expliqué à l'AFP Cécile Viboud, épidémiologiste au National Institutes of Health (États-Unis). Aucun décès n'est à déplorer parmi les enfants de moins de 10 ans.

Que faut-il faire quand on pense être contaminé par le nouveau coronavirus?

Le 31 décembre 2019, le premier signalement de cas de coronavirus a été signalé à l’OMS, dans le centre de la Chine. Malgré les mesures préventives prises, et notamment le confinement des cas suspects, le nombre de pays touchés par l’épidémie ne fait que croître.

L’OMS est particulièrement préoccupée par l’augmentation soudaine de nouveaux cas en Italie, en Corée du Sud et en Iran. L’Italie est le premier pays européen à avoir ainsi mis en place un cordon sanitaire autour d’une dizaine de villes. La Corée du Sud enregistre le plus grand nombre de cas de contaminations, tandis que l’Iran annonce le nombre le plus élevé de décès en dehors de la Chine. Au total, 76 pays sont désormais touchés par l’épidémie de pneumonie virale. C’est dans ce contexte que l’OMS évoque un risque de pandémie.

Que faut-il faire quand on pense être contaminé par le nouveau coronavirus ? Quelles attitudes adopter ? Qui appeler ? Quelles sont les mesures essentielles de prévention contre le nouveau coronavirus ?

  • Pr Arnaud Fontanet, chef de l’Unité d’épidémiologie des maladies émergentes à l’Institut Pasteur et professeur au Conservatoire national des Arts et Métiers

 

Coronavirus: la quarantaine, de quoi parle-t-on?

La propagation du virus Covid-19 touche maintenant une cinquantaine de pays et de territoires. Elle fait craindre à l’OMS une « éventuelle pandémie ». Ce jeudi 27 février, l'Organisation mondiale de la santé a appelé les pays à « agir maintenant de manière agressive » pour endiguer l’épidémie.

Le coronavirus Covid-19 poursuit sa propagation. Dans le monde, des millions de personnes, notamment en Chine, en Italie ou au Japon, sont toujours placées en quarantaine. Une mesure prise pour limiter la propagation du virus qui commence à être la source de nombreuses critiques. Entretien avec Patrick Zylberman, historien de la santé, professeur émérite à l’École des hautes études en santé publique de Rennes (EHESP) et auteur du livre Tempêtes microbiennes (Éditions Gallimard).

RFI: La mise en quarantaine est-elle le meilleur système pour endiguer la propagation d’une épidémie ?

Patrick Zylberman La quarantaine n’est pas efficace en soi. Elle a beaucoup trop de défauts. Il est impossible d’enfermer tout le monde dans un périmètre clos. C’est très difficile à ce moment-là de conserver tout le monde à l’intérieur de la quarantaine. Par ailleurs, la quarantaine a aussi des conséquences parfois très négatives qui consistent à enfermer ensemble des gens qui sont contagieux sans le savoir et des gens qui sont indemnes. Elle peut donc propager le mal au lieu de le contenir.

Dans ce cas-là, quelle solution est la plus adaptée pour lutter contre une épidémie ?

L’idéal, c’est justement de remplir les conditions indispensables pour accompagner une quarantaine qui n’est pas efficace en soi. La première des conditions, c’est de raccourcir autant que possible le temps entre l’apparition des symptômes et l‘hospitalisation. L’isolement des malades dans des chambres à pression négative, c’est différent de la quarantaine. On parle d’isolement d’individus et non pas de mettre en quarantaine des groupes. L’isolement des malades est la seule façon de lutter contre la propagation de la contamination, à condition d’avoir des équipements hospitaliers adéquats.

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La deuxième condition, qui touche directement les soignants en première ligne de la lutte contre l’épidémie, mais aussi en première ligne de la contamination, c’est de renforcer les mesures de contrôle de l’infection à l’intérieur même des établissements hospitaliers. Il ne faut pas oublier que, en Chine comme en Italie, l’hôpital est en première ligne. Il n’y a pas beaucoup de médecins généralistes chez qui consulter et les gens se précipitent à l’hôpital, lequel devient un « bouillon de culture ». Le contrôle de l‘infection par des équipements individuels pour les soignants par des procédures est absolument indispensable. La quarantaine est très vite perdue de vue dans tout ça.

Vous parlez d’isolement individuel, mais la quarantaine dans la province du Hubei concerne environ 60 millions de personnes…

C’est l’un des deux points auxquels on se heurte aujourd’hui. Un, le manque d’équipements nécessaires. Et deux, le problème de la détection des cas chez les personnes peu symptomatiques ou pas symptomatiques, mais néanmoins contagieuses. Effectivement, le gros problème pour les hôpitaux, c’est l’afflux de malades alors qu’il est conseillé d’éviter les urgences pour ne pas aller infester les gens qui s’y trouvent et qui sont vulnérables en raison même de leur état de santé. Il y a effectivement un problème d’équipements.

►À écouter: Coronavirus : Macky Sall déclare officiellement l'urgence au Sénégal

Mais même en France, le ministre a annoncé la semaine dernière que 38 hôpitauxétaient sur le pied de guerre prêts à agir. 38 hôpitaux cela fait, paraît-il, 150 chambres à pression négative, selon les informations dont je dispose. On en est très loin, car on n’a que quelques cas sporadiques en France aujourd'hui. Mais en cas d’une véritable épidémie on dépasserait très vite les 158 cas à hospitaliser et donc le problème des équipements se poserait de manière extrêmement aiguë.

La quarantaine sur le paquebot Diamond Princess, en confinement dans le port de Yokohama, au Japon, a suscité beaucoup de critiques. Un professeur de l’université de Kobe dénonçait même une « situation totalement chaotique ». Était-ce une erreur de mettre en place la quarantaine à bord du bateau et non sur la terre ferme ?

Sur ce bateau, on voit qu’on a fait exactement tout ce qu’il ne fallait pas faire. Les autorités japonaises, pour éviter le débarquement de personnes contagieuses qui risquaient de répandre l’épidémie dans la population japonaise ont bloqué le navire, à quelques encablures du port. Elles ont interdit aux passagers de descendre et ce faisant, les autorités japonaises sont clairement responsables de l’extension de la maladie sur le bateau et donc de l’infection d’un nombre important de personnes. Il y a aussi un problème en ce qui concerne l’OMS qui n’a pas protesté contre ces méthodes alors qu’on a clairement une contradiction entre la nécessité de protéger la population contre les virus et les droits de l’homme d’autre part.

►À lire: Coronavirus: L’Afrique risque d’être le continent le plus durement touché


► François Renaud, chercheur au CNRS : « Pour des observatoires de la santé environnementale »

« Je ne vois pas ce qu’on peut faire de mieux pour protéger les populations quand l’épidémie est déclarée que de mettre les gens en quarantaine », estime François Renaud, chercheur au laboratoire Maladies infectieuses et vecteurs du CNRS. Toutefois, s’il défend la quarantaine comme moyen d’urgence lorsqu’une épidémie se déclare, il plaide pour un renforcement des mesures préventives.

Dans la lutte contre les épidémies, « on agit quand l’incendie est déclaré, selon François Renaud. On attend que l’épidémie commence à se propager pour agiter les drapeaux de la peur et de l’angoisse ». La lutte contre les maladies infectieuses manque d’une vision politique et nécessite une « réflexion », car ce genre d’épidémie « risque de recommencer ». « C’est un problème mondial. Il faut que le monde se pose la question de "qu’est-ce qu’on peut faire ensemble ?" Mais pas quand il y a une épidémie, c’est avant qu’il y en ait une qu’il faut y réfléchir », estime François Renaud.

Ce spécialiste en écologie de la santé et en transmission et évolution des pathogènes souhaite donc que soit créé « de véritables observatoires de la santé environnementale ». Avec la démographie actuelle, des maladies telles que le Sars-CoV-2, qui est une zoonose – une maladie qui se transmet naturellement des animaux à l’être humain – sont susceptibles de refaire leur apparition. « Aujourd’hui, analyse le chercheur, ce que je vois c’est une augmentation des populations et une détérioration des écosystèmes dans lesquelles l’homme vit. Et ces détériorations génèrent des déséquilibres dont les conséquences sont totalement imprévisibles, mais peuvent être du type de ce qu’on observe aujourd’hui. »

Quels traitements contre l’épidémie de Covid-19?

L’épidémie de coronavirus se poursuit dans le monde. Le bilan est actuellement de 2 810 morts. Maladie dont il n’existe toujours pas de traitement, mais les scientifiques du monde entier s’activent pour en venir à bout.

La chloroquine : ce nom est sur toutes les lèvres en France, depuis que Didier Raoult, directeur de l’Institut Méditerranée de Marseille l’a érigée comme arme numéro un contre le coronavirus. Mais comme le disait Laplace : « Le poids de la preuve pour une affirmation extraordinaire doit être proportionnel à son degré d'étrangeté ». En clair, avant de faire une telle déclaration, il faut avoir de solides arguments, et ce n’est malheureusement pas (encore) le cas.

La chloroquine est un médicament antipaludéen connu depuis longtemps. Peu onéreux, Didier Raoult estime qu’il a en sus apporté des « améliorations spectaculaires » chez les patients infectés. Pour cela, l’infectiologue se base sur une lettre parue dans la revue BioScience Trends, laquelle reprend une communication du gouvernement chinois du 17 février. Il y était indiqué que la chloroquine était inscrite dans la réponse thérapeutique à l’épidémie et avait été testée sur une centaine de patients dans 10 hôpitaux.

La prudence est de mise

Cependant, le manque d’information à la suite de cet essai et le faible nombre de patients traités incite les autorités sanitaires, comme l’OMS, à la prudence. Pour elles, il est encore bien trop tôt pour préjuger d’un éventuel effet de la chloroquine contre SARS-CoV-2.

La piste est cependant intéressante, malgré quelques réserves. Des essais de chloroquine combinée au Remdesivir, un antiviral testé lors des épidémies d’Ebola, donnent des résultats in vitro, en laboratoire. Ces derniers sont-ils généralisables à l’homme ? Il est encore bien trop tôt pour le dire, d’autant plus que la chloroquine a déjà nourri de faux espoirs. Une efficacité contre la dengue et Zika avait en effet été démontrée en laboratoire, mais celle-ci n’a jamais pu être reproduite sur l’homme. Enfin, ce médicament est déconseillé au plus de 65 ans, précisément la tranche d’âge chez qui ce coronavirus est le plus létal.

Une recherche qui prend du temps

L’idée de « rediriger » un médicament déjà existant est cependant pertinente et a déjà fait ses preuves dans le passé. Ainsi, un traitement conçu pour lutter contre le VIH-Sida, le Lopinavir-ritonavir, a fait ses preuves contre le Sras, un cousin du coronavirus actuel. Des médecins japonais sont également en train de tester un médicament contre la grippe, le Favipiravir, pour déterminer son efficacité face à SARS-CoV-2.

Quant à un vaccin, il faudra être patient. L’Organisation mondiale de santé listait en début de semaine 25 candidats. Ils sont cependant tous au stade pré-clinique, et ne sont donc pas prêts à être testés sur l’homme. Lorsque celle-ci débutera, il faudra alors compter entre deux et trois mois pour en obtenir les résultats, et si ceux sont concluants, la production à l’échelle industrielle prendra encore plusieurs trimestres.

Contre le coronavirus, l'efficacité d'un médicament antipaludéen en question

 

De nombreux auditeurs de RFI ont interrogé l'équipe de Priorité santé sur l'efficacité d'un antipaludéen, la chloroquine, dans le traitement contre le coronavirus. Deux spécialistes leur ont répondu mercredi matin sur notre antenne.

Face à la pandémie de Covid-19, les États-Unis ont approuvé le recours à la chloroquine, un traitement antipaludéen qui a « montré des résultats préliminaires très très encourageants », a annoncé jeudi 19 mars Donald Trump.

« Nous allons pouvoir rendre ce médicament disponible quasiment immédiatement », a assuré le président américain lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche, estimant que cela pourrait « changer la donne » face à la pandémie.

L’antipaludique Plaquenil hydroxychloroquine – connu sous le nom générique de chloroquine – est aujourd’hui utilisé dans le cadre de la prise en charge de certaines maladies auto-immunes.

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Une étude menée à Marseille par Didier Raoult, infectiologue à l'Institut hospitalo-universitaire (IHU) Méditerranée Infection de Marseille, affirme que son effet est spectaculaire auprès des trois quarts des malades du coronavirus. Le professeur assure que 24 malades du Covid-19 ont pris du Plaquenil et que six jours plus tard seuls 25 % d'entre eux étaient encore porteurs du virus, contre 90 % de ceux qui n'en prennent pas.

Des réserves méthodologiques

Mais les experts appellent à la prudence. Selon le professeur Christophe Rapp, infectiologue à l'hôpital américain de Paris : « C’est un travail intéressant qui a été fait sur un effectif réduit. L'utilisation de la chloroquine ajoutée à un autre antibiotique, l’azithromycine, a une efficacité sur la clairance du virus, c’est-à-dire qu’il fait disparaître plus rapidement le virus. Il n’y a pas de corrélation évidente avec les manifestations cliniques. L’effectif est petit : il ne s’agissait pas de complications sévères, le groupe contrôle est à discuter... Il y a des réserves méthodologiques. C’est une piste, mais il ne faut pas s’emballer. Ça doit être fait dans d'autres conditions, sur un effectif plus important. »

Le ministère de la Santé veut étendre les essais cliniques

Astrid Vabret, cheffe de service de virologie au CHU de Caen, en Normandie : « C’est en effet quelque chose qui est intéressant. On a des données écrites, donc c’est déjà très intéressant. En revanche, il faut effectivement consolider les résultats, pour une utilisation en pratique. Je pense que c’est ce qu’a demandé le ministre français de la Santé, Olivier Véran, à partir de ces premiers résultats. »

En effet, mercredi, au sortir du Conseil des ministres, la porte-parole du gouvernement français Sibeth Ndiaye a expliqué que « le ministère a souhaité étendre ces essais cliniques, qui seront dupliqués sur un plus grand nombre de patients ». « Nous n'avons pas de preuve scientifique [que ce traitement fonctionne] », a-t-elle ajouté. Aussi, « ces nouveaux essais seront réalisés avec une équipe indépendante du professeur Raoult ».

Le professeur Christophe Rapp avertit : « Le danger avec ces effets d’annonces, c’est que les gens vont se précipiter sur ces médicaments (chloroquine, Plaquenil) qui sont utilisés dans d’autres pathologies immunitaires. Cela pourrait engendrer une pénurie. Il faut rester très scientifique et mettre en place des protocoles, dans des conditions très rigoureuses pour évaluer les molécules. Pour l’instant, c’est un peu prématuré. C’est intéressant, mais ça ne permet pas au médecin de prescrire largement ce médicament. »

Le laboratoire français Sanofi a en tout cas indiqué mardi qu'il était prêt à offrir aux autorités françaises des millions de doses de Plaquenil. « Sanofi s'engage à mettre son traitement à la disposition de la France et à offrir plusieurs millions de doses qui pourraient permettre de traiter 300 000 patients », a indiqué à l'AFP un porte-parole du laboratoire, tout en précisant que le groupe se tenait prêt à travailler avec les autorités de santé françaises « pour confirmer ces résultats ».

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