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Côte d’Ivoire: des zones d’ombre dans l’affaire des burkinabés arrêtés à Bouaké
18/06/2020 à 21h39 par La redaction

16 voyageurs clandestins burkinabés parmi les 30 arrêtés le 9 juin dernier à Bouaké ont été relâchés, car ils possédaient selon les autorités, une autorisation d’entrée sur le sol ivoirien. Une situation qui ne peut que susciter des interrogations quand on sait que les frontières sont fermées.

Le 9 juin dernier, un camion de bétail en provenance du Burkina Faso est intercepté par les forces de sécurité ivoirienne à Bouaké, 340 km au nord d’Abidjan. Dans ce camion, ne se trouvaient pas seulement des bœufs comme cela aurait dû être le cas, mais 30 voyageurs de nationalité burkinabé camouflés dans le convoi.

Alors que l’on s’attendait à les voir enfermer ou rapatrier comme c’est le cas en pareille circonstance, c’est avec stupéfaction que l’on a appris que 16 d’entre eux détiennent des autorisations d’entrer en Côte d’Ivoire. De quoi s’interroger…

Comment ces 16 voyageurs clandestins ont-ils procédé pour obtenir ces autorisations, quand on sait que les frontières terrestres sont fermées dans le cadre de la riposte contre la pandémie à coronavirus?

Avec quel titre sont-ils entrés dans le pays?

Pourquoi ont-ils décidé de voyager camouflés entre des animaux alors qu’ils sont en règle vis à vis de la loi?

Par quelle alchimie le convoi a-t-il passé les frontières burkinabè et ivoirienne, pour se retrouver à Bouaké sans qu’ils ne soient aperçus?

Avec ces questions qui attendent réponse, quelles autorités peuvent affirmer avec certitude que les 14 autres voyageurs clandestins sont effectivement retournés à Ouagadougou comme des voix officielles l’ont annoncé?

La situation délicate de la Côte d’Ivoire où certains sont accusés de faire enrôler des étrangers pour la Carte nationale d’identité, et la liste électorale, il y a de quoi s’inquiéter…Encore plus, lorsqu’on ajoute ces faits aux attaques qui ont causé la mort de 12 soldats ivoiriens à Kafolo, non loin de la frontière entre les deux pays.

Peut-on efficacement lutter contre le djihadisme avec des frontières aussi poreuses? Il est temps que chacun prenne ses responsabilités afin de garantir la paix, la sécurité et la stabilité à tous.

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16 voyageurs clandestins burkinabés parmi les 30 arrêtés le 9 juin dernier à Bouaké ont été relâchés, car ils possédaient selon les autorités, une autorisation d’entrée sur le sol ivoirien. Une situation qui ne peut que susciter des interrogations quand on sait que les frontières sont fermées.

Le 9 juin dernier, un camion de bétail en provenance du Burkina Faso est intercepté par les forces de sécurité ivoirienne à Bouaké, 340 km au nord d’Abidjan. Dans ce camion, ne se trouvaient pas seulement des bœufs comme cela aurait dû être le cas, mais 30 voyageurs de nationalité burkinabé camouflés dans le convoi.

Alors que l’on s’attendait à les voir enfermer ou rapatrier comme c’est le cas en pareille circonstance, c’est avec stupéfaction que l’on a appris que 16 d’entre eux détiennent des autorisations d’entrer en Côte d’Ivoire. De quoi s’interroger…

Comment ces 16 voyageurs clandestins ont-ils procédé pour obtenir ces autorisations, quand on sait que les frontières terrestres sont fermées dans le cadre de la riposte contre la pandémie à coronavirus?

Avec quel titre sont-ils entrés dans le pays?

Pourquoi ont-ils décidé de voyager camouflés entre des animaux alors qu’ils sont en règle vis à vis de la loi?

Par quelle alchimie le convoi a-t-il passé les frontières burkinabè et ivoirienne, pour se retrouver à Bouaké sans qu’ils ne soient aperçus?

Avec ces questions qui attendent réponse, quelles autorités peuvent affirmer avec certitude que les 14 autres voyageurs clandestins sont effectivement retournés à Ouagadougou comme des voix officielles l’ont annoncé?

La situation délicate de la Côte d’Ivoire où certains sont accusés de faire enrôler des étrangers pour la Carte nationale d’identité, et la liste électorale, il y a de quoi s’inquiéter…Encore plus, lorsqu’on ajoute ces faits aux attaques qui ont causé la mort de 12 soldats ivoiriens à Kafolo, non loin de la frontière entre les deux pays.

Peut-on efficacement lutter contre le djihadisme avec des frontières aussi poreuses? Il est temps que chacun prenne ses responsabilités afin de garantir la paix, la sécurité et la stabilité à tous.

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