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Coronavirus: en France, le nombre de nouvelles contaminations semble enfin diminuer
11/04/2020 à 11h53 par La redaction

Le bilan hebdomadaire de Santé publique France confirme «l’impact positif» du confinement face au Covid-19.

«Un plateau semble s’amorcer, un très haut plateau», a déclaré vendredi soir le directeur général de la Santé Jérôme Salomon. Alors que le Covid-19 a fait plus de 13.000 morts en France depuis début mars (les deux tiers à l’hôpital, les autres dans les Ehpad et établissements médico-sociaux), le nombre de patients en réanimation a pour la deuxième fois baissé en 24 heures. Il y en avait, vendredi, 62 de moins que la veille.

Le point épidémiologique hebdomadaire publié par Santé publique France confirme cette tendance et «l’impact positif des mesures de contrôle et du confinement de la population». L’Agence nationale de santé publique enregistre également une baisse du nombre de consultations liées au coronavirus chez les généralistes, ainsi que des recours à SOS Médecins et aux urgences hospitalières. Entre le 30 mars et le 5 avril par exemple, les interventions de SOS Médecins pour suspicions de Covid-19 étaient en baisse de 28 % par rapport à la semaine précédente, une diminution observable surtout en Auvergne-Rhône-Alpes, en Bourgogne-Franche-Comté, en Île-de-France et en Corse.

Ces données «suggèrent une diminution du nombre de nouvelles contaminations» sur l’ensemble du territoire, même si cette baisse peut être en partie liée au fait que les gens ne consultent plus pour des formes peu sévères de la maladie. Moins de cas mais aussi moins de nouvelles formes sévères: les entrées à l’hôpital et en service de réanimation diminuent globalement. Le nombre de patients hospitalisés, lui, ne baisse pas mais tend à se stabiliser.

» EN DIRECT - Coronavirus: le bilan officiel sous-estime-t-il le nombre de morts réels?

Pour ce qui est du profil des cas les plus graves admis en réanimation, peu d’évolution en revanche. L’âge moyen des patients est de 60 ans et la majorité (61 %) présente au moins une comorbidité. 50 % d’entre eux ont moins de 65 ans. Les personnes décédées à l’hôpital avaient en moyenne 71 ans (39 % étaient âgées de 75 ans et plus). 90 % d’entre elles présentaient au moins une comorbidité, les plus fréquentes étant une pathologie cardiaque (42 %), un diabète (32 %) ou une pathologie pulmonaire (27 %). Ces décès à l’hôpital ont eu lieu majoritairement en Île-de-France (37 %) et dans le Grand Est (24 %). Les Outre-mer sont relativement épargnés par la mortalité liée au virus: la Guadeloupe, avec 8 décès, est la plus touchée.

Si l’on prend un peu de recul, l’analyse de la mortalité toutes causes confondues, qui s’appuie sur les données d’état-civil d’environ 3000 communes françaises, est sans surprise significativement supérieure (+ 15,1 %) à celle attendue sur cette période. La hausse est flagrante dans les régions Grand Est, Île-de-France, Hauts-de-France, Bourgogne-Franche-Comté, Auvergne-Rhône-Alpes et Centre-Val-de-Loire. Dans une autre étude publiée vendredi, l'Insee note pour sa part que le nombre de décès survenus le mois dernier dans les régions Grand Est et Île-de-France est supérieur de 39 % par rapport à mars 2019 (le Haut-Rhin voit même ce nombre exploser à + 128 %). Même si les données de Santé publique France suggèrent une stabilisation de la circulation du SARS-Cov-2 dans le pays, il ne s’agit pas de «remettre en cause les mesures actuelles de confinement», prévient l’agence, qui ajoute qu’une «levée prématurée des mesures de contrôle conduirait à une rapide reprise de l’épidémie».

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Le bilan hebdomadaire de Santé publique France confirme «l’impact positif» du confinement face au Covid-19.

«Un plateau semble s’amorcer, un très haut plateau», a déclaré vendredi soir le directeur général de la Santé Jérôme Salomon. Alors que le Covid-19 a fait plus de 13.000 morts en France depuis début mars (les deux tiers à l’hôpital, les autres dans les Ehpad et établissements médico-sociaux), le nombre de patients en réanimation a pour la deuxième fois baissé en 24 heures. Il y en avait, vendredi, 62 de moins que la veille.

Le point épidémiologique hebdomadaire publié par Santé publique France confirme cette tendance et «l’impact positif des mesures de contrôle et du confinement de la population». L’Agence nationale de santé publique enregistre également une baisse du nombre de consultations liées au coronavirus chez les généralistes, ainsi que des recours à SOS Médecins et aux urgences hospitalières. Entre le 30 mars et le 5 avril par exemple, les interventions de SOS Médecins pour suspicions de Covid-19 étaient en baisse de 28 % par rapport à la semaine précédente, une diminution observable surtout en Auvergne-Rhône-Alpes, en Bourgogne-Franche-Comté, en Île-de-France et en Corse.

Ces données «suggèrent une diminution du nombre de nouvelles contaminations» sur l’ensemble du territoire, même si cette baisse peut être en partie liée au fait que les gens ne consultent plus pour des formes peu sévères de la maladie. Moins de cas mais aussi moins de nouvelles formes sévères: les entrées à l’hôpital et en service de réanimation diminuent globalement. Le nombre de patients hospitalisés, lui, ne baisse pas mais tend à se stabiliser.

» EN DIRECT - Coronavirus: le bilan officiel sous-estime-t-il le nombre de morts réels?

Pour ce qui est du profil des cas les plus graves admis en réanimation, peu d’évolution en revanche. L’âge moyen des patients est de 60 ans et la majorité (61 %) présente au moins une comorbidité. 50 % d’entre eux ont moins de 65 ans. Les personnes décédées à l’hôpital avaient en moyenne 71 ans (39 % étaient âgées de 75 ans et plus). 90 % d’entre elles présentaient au moins une comorbidité, les plus fréquentes étant une pathologie cardiaque (42 %), un diabète (32 %) ou une pathologie pulmonaire (27 %). Ces décès à l’hôpital ont eu lieu majoritairement en Île-de-France (37 %) et dans le Grand Est (24 %). Les Outre-mer sont relativement épargnés par la mortalité liée au virus: la Guadeloupe, avec 8 décès, est la plus touchée.

Si l’on prend un peu de recul, l’analyse de la mortalité toutes causes confondues, qui s’appuie sur les données d’état-civil d’environ 3000 communes françaises, est sans surprise significativement supérieure (+ 15,1 %) à celle attendue sur cette période. La hausse est flagrante dans les régions Grand Est, Île-de-France, Hauts-de-France, Bourgogne-Franche-Comté, Auvergne-Rhône-Alpes et Centre-Val-de-Loire. Dans une autre étude publiée vendredi, l'Insee note pour sa part que le nombre de décès survenus le mois dernier dans les régions Grand Est et Île-de-France est supérieur de 39 % par rapport à mars 2019 (le Haut-Rhin voit même ce nombre exploser à + 128 %). Même si les données de Santé publique France suggèrent une stabilisation de la circulation du SARS-Cov-2 dans le pays, il ne s’agit pas de «remettre en cause les mesures actuelles de confinement», prévient l’agence, qui ajoute qu’une «levée prématurée des mesures de contrôle conduirait à une rapide reprise de l’épidémie».

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