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Vladimir Poutine fait une proposition aux USA : Un échange de prisonnier



Dans une nouvelle interview à grande échelle avec l’ancien animateur de Fox News Tucker Carlson, publiée le vendredi 9 février au matin, le président russe Vladimir Poutine a lancé l’idée d’un échange potentiel de prisonniers impliquant le journaliste américain emprisonné Evan Gershkovich.

Un échange de prisonnier entre Moscou et Washington ?

Poutine a suggéré que M. Gershkovich pourrait être échangé contre un assassin russe condamné à perpétuité en Allemagne. En effet, Poutine a comparé l’emprisonnement de Gershkovich à Moscou à « une personne purgeant une peine dans un pays allié des États-Unis ».

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Le président russe fait allusion à Vadim Krasikov, qui a été condamné pour avoir tué l’ancien rebelle tchétchène Zelimkhan Khangoshvili dans le parc Tiergarten de Berlin en 2019, un crime qui, selon les procureurs allemands, aurait été commis pour le compte du service de sécurité russe FSB.

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Des responsables américains ont reconnu que la Russie avait soulevé le cas de Gershkovich lors de précédentes négociations d’échange de prisonniers. Vladimir Poutine a insinué que M. Krasikov avait peut-être agi selon les directives de Moscou, bien qu’il l’ait nié précédemment.

Au cours de l’entretien, M. Poutine a déclaré : « Un patriote a éliminé [Khangoshvili] dans l’une des capitales européennes. Qu’il l’ait fait de son plein gré ou non, c’est une autre question. C’est une autre question.

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Les remarques de M. Poutine constituent la description la plus concrète à ce jour des conditions posées par la Russie pour la libération de M. Gershkovich, un journaliste du Wall Street Journal âgé de 32 ans, détenu depuis près d’un an sur la base d’accusations d’espionnage, que le gouvernement américain et le journal réfutent avec véhémence, estimant qu’il s’agit de fausses accusations.

Le Wall Street fait faux bond à Vladimir Poutine

En réponse à la proposition de M. Poutine, le Wall Street Journal a publié une déclaration affirmant l’innocence de M. Gershkovich et indiquant que le journalisme n’est pas un crime. Il a exigé sa libération immédiate et a exprimé l’espoir que la volonté de négociation de la Russie conduirait à son retour rapide auprès de sa famille et dans la salle de rédaction.

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M. Gershkovich a été arrêté par le FSB en mars 2023 alors qu’il était en reportage à Ekaterinbourg. Au moment de son arrestation, il possédait une carte de presse du ministère russe des affaires étrangères.

La décision du Kremlin d’accorder l’interview à Tucker Carlson, dont la position est perçue comme différente de celle des médias anglo-saxons traditionnels, reflète le désir de la Russie de s’engager avec des médias qu’elle considère comme moins partiaux à l’égard du pays.

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