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TONY BLAIR, L’HOMME QUI MURMURE À L’OREILLE DES PRÉSIDENTS AFRICAINS
06/07/2020 à 12h04 par La redaction

À travers son institut, le Tony Blair Institute for Global Change (TBI), l’ex-Premier ministre britannique a mis en place des cellules d’experts pour accompagner les chefs d’État dans l’accélération de leurs projets prioritaires.

C’est le numéro de téléphone que de nombreux chefs d’État africains s’échangent. Depuis qu’il n’est plus locataire du 10 Downing Street, Tony Blair (1997-2007) est devenu un interlocuteur privilégié des dirigeants du continent, où il se rend une fois par trimestre.

Le président rwandais, Paul Kagame, est l’un des premiers, en 2008, à avoir sollicité l’ex-Premier ministre britannique. Il l’a ensuite recommandé, en 2017, à son homologue togolais, Faure Gnassingbé, impressionné par le « miracle » rwandais. Il y a aussi l’ancien Premier ministre éthiopien Hailemariam Desalegn, que Tony Blair a accompagné à partir de 2012 dans sa promotion des parcs industriels auprès des gouverneurs de provinces chinoises et des acteurs du textile, comme son successeur, Abiy Ahmed, que Tony Blair conseille aujourd’hui de manière très confidentielle sur l’ouverture au privé du secteur des télécoms.

Et la liste est encore longue : le président sénégalais, Macky Sall, ses homologues gambien, Adama Barrow, libérien, George Weah, le vice-président ghanéen… En octobre 2019, c’est dans un forum organisé à Londres par le Financial Times qu’il s’est entretenu avec le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, sur la manière dont il pourrait lui être utile.

Des conseils, mais pas d’arrangement des transactions

Tony Blair intervient sur des dossiers d’envergure, comme l’accompagnement du gouvernement guinéen en 2018 sur la mobilisation de financements auprès de la China Eximbank pour la construction par China International Water & Electric Corporation des barrages de Kaléta (446 millions de dollars) et de Souapiti (1,4 milliard de dollars). Mais aussi le financement des 1 600 km d’interconnexion électrique entre le Sénégal, la Guinée et la Guinée-Bissau, la privatisation d’entreprises au Mozambique ou la structuration de la filière anacarde ivoirienne.

S’il distille ses conseils aux présidents, il n’arrange pas pour autant les transactions ni ne lève les financements. Il n’est d’ailleurs pas directement rémunéré. Car c’est plutôt un concept de gouvernance qu’a importé l’ancien chef de gouvernement, inspiré de ce qu’il avait entrepris lors de son mandat : la delivery unit.

Des cellules resserrées, composées de diplômés frais émoulus et d’experts internationaux (en général une dizaine de personnes), qu’il a mises en place à travers son organisation, le Tony Blair Institute for Global Change (TBI, 45,2 millions de dollars de CA et 17,2 millions de dollars consacrés au continent en 2018), au sein de présidences, de ministères ou d’agences gouvernementales, comme le Rwanda Development Board, en appui aux administrations.

Une « gestion par résultats »

« Beaucoup de pays ont assisté à la croissance rapide du Rwanda, du Maroc, de Maurice et veulent s’inspirer de leurs modèles de transformation et instaurer une gestion par résultats. La delivery unit y participe », confie l’économiste bissau-guinéen Carlos Lopes, qui fait partie, avec Tony Blair et l’ancien patron du FMI, Dominique Strauss-Kahn, des experts internationaux que consulte le président togolais pour son plan national de développement. « Car, à la différence d’autres cabinets de conseil, nous allions contraintes techniques et impératifs politiques », indique Antoine Huss, directeur du TBI pour l’Afrique de l’Ouest francophone.

Après avoir commencé ses missions au Rwanda et en Sierra Leone en 2008, ce sont quatorze administrations africaines (dont dix en Afrique de l’Ouest : le dernier en date étant le Burkina Faso) auxquelles le TBI a prêté assistance. « Il y a quelques années encore, nombre d’États peinaient à trouver des financements pour se faire conseiller dans les grandes opérations », analyse l’avocat français Richard Mugni, du cabinet Baker McKenzie, conseil de CWE en Guinée.

LE VRAI DÉFI N’EST PAS LE MANQUE DE STRATÉGIE DES ÉTATS MAIS LE TEMPS DE RÉALISATION DES PROJETS

« Ils appuient les États mais n’agissent pas à leur place et offrent une remise à niveau dans des domaines bien ciblés », indique Jean-Paul Kimonyo, conseiller spécial de Paul Kagame. Au Sénégal, une conseillère a été intégrée au ministère de l’Énergie dans le cadre des projets du plan Power Africa. En Éthiopie, un expert du TBI, qui avait déjà planché sur la privatisation du secteur des télécoms dans des pays asiatiques, travaille au ministère des Finances.

Culture de l’urgence

Objectif de ces task forces rattachées au chef de l’État : recentrer l’action gouvernementale autour de quelques projets prioritaires, bankable pour les investisseurs, en aidant le gouvernement à accélérer le processus de prise de décision, de suivi et d’exécution. Cela en facilitant la coordination interministérielle et en allant chercher des arbitrages quotidiens auprès du président.

« Le vrai défi n’est pas le manque de stratégie des États mais le temps de réalisation des projets, à cause du trop-plein d’administrations. Les États sont constamment tiraillés par les institutions internationales, qui ont chacune leur agenda de réformes. Et quand chaque ministère est sollicité, il y a une dispersion de l’action. Nous aidons à “packager” les projets pour qu’ils soient présentables auprès des financeurs, après quoi les bailleurs de fonds prennent le relais », explique Antoine Huss.

« La delivery unit nous a appris la culture de l’urgence dans l’exécution des projets. Un gouvernement n’a pas la même réactivité qu’un cabinet de conseil », confirme Kanka-Malik Natchaba, coordonnateur de la cellule présidentielle d’exécution et de suivi des projets prioritaires auprès de Faure Gnassingbé.

Apparaître sur les écrans radar des investisseurs internationaux

C’est ainsi que, à l’issue d’une analyse sectorielle, les experts du TBI ont identifié plusieurs domaines où le Togo pourrait être attrayant, comme le maraîchage, la logistique ou les centres d’appels. Le TBI a passé au scanner le secteur de la relation clients, les tendances du marché, les coûts, la disponibilité de la main-d’œuvre, et a invité plusieurs acteurs chez l’opérateur Togocom.

Une méthode payante, puisque la prospection a abouti à l’installation, à Lomé, en juillet 2019, du centre d’appels du champion du secteur, Majorel (1,2 milliard d’euros de CA), coentreprise créée en 2018 par le géant de la communication allemand Bertelsmann et l’assureur marocain Saham. Ou encore à la signature avec le mastodonte koweïtien Agility (5,1 milliards de dollars de CA), pour le futur parc logistique multiservice. En attendant l’arrivée de négociants internationaux pour ses produits agricoles (mangues, bananes, ananas…) en mal de débouchés.

Lomé a également pu bénéficier du volumineux carnet d’adresses du TBI pour entrer en discussions très rapprochées avec PVH (ex-Philip-Van Heusen), l’un des plus gros acteurs mondiaux de l’habillement (9,7 milliards de dollars de recettes en 2018), propriétaire des marques Calvin Klein et Tommy Hilfiger, dont les unités de production se situent notamment en Asie. Ayant financé la construction d’un parc industriel en Éthiopie en 2017, le groupe de textile serait tenté de trouver d’autres pôles de croissance en Afrique de l’Ouest.

Après un premier roadshow entre Lomé, Abidjan et Accra en novembre 2019, le TBI devrait organiser deux autres tournées dans les prochains mois, toujours dans ces trois villes, avec la Chambre américaine de commerce de Hong Kong pour promouvoir le secteur du textile. Dans un autre domaine, TBI a également participé à la mise en relation entre le Ghana et Renault. Peut-être le signe que le dynamisme de l’administration, et de ces conseillers spéciaux, permet d’inscrire davantage ces pays sur les écrans radar des investisseurs internationaux.

Une fondation financée à 30 % par les États qui y ont recours

Organisation à but non lucratif, le Tony Blair Institute for Global Change (TBI) est financé à un tiers par des dons philanthropiques, à un tiers par des bailleurs de fonds comme la Banque mondiale ou USaid et à un tiers par les gouvernements africains qui font appel à ses services. « Leurs coûts sont plus accessibles que d’autres cabinets, qui embauchent des expatriés, car ils s’appuient sur l’expertise locale. Au Togo, leur équipe est composée à 90 % de Togolais de moins de 30 ans », témoigne Kanka-Malik Natchaba, conseil du président, Faure Gnassingbé. Dans beaucoup de pays, les jeunes experts restent même dans l’administration après la mission de TBI.

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À travers son institut, le Tony Blair Institute for Global Change (TBI), l’ex-Premier ministre britannique a mis en place des cellules d’experts pour accompagner les chefs d’État dans l’accélération de leurs projets prioritaires.

C’est le numéro de téléphone que de nombreux chefs d’État africains s’échangent. Depuis qu’il n’est plus locataire du 10 Downing Street, Tony Blair (1997-2007) est devenu un interlocuteur privilégié des dirigeants du continent, où il se rend une fois par trimestre.

Le président rwandais, Paul Kagame, est l’un des premiers, en 2008, à avoir sollicité l’ex-Premier ministre britannique. Il l’a ensuite recommandé, en 2017, à son homologue togolais, Faure Gnassingbé, impressionné par le « miracle » rwandais. Il y a aussi l’ancien Premier ministre éthiopien Hailemariam Desalegn, que Tony Blair a accompagné à partir de 2012 dans sa promotion des parcs industriels auprès des gouverneurs de provinces chinoises et des acteurs du textile, comme son successeur, Abiy Ahmed, que Tony Blair conseille aujourd’hui de manière très confidentielle sur l’ouverture au privé du secteur des télécoms.

Et la liste est encore longue : le président sénégalais, Macky Sall, ses homologues gambien, Adama Barrow, libérien, George Weah, le vice-président ghanéen… En octobre 2019, c’est dans un forum organisé à Londres par le Financial Times qu’il s’est entretenu avec le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, sur la manière dont il pourrait lui être utile.

Des conseils, mais pas d’arrangement des transactions

Tony Blair intervient sur des dossiers d’envergure, comme l’accompagnement du gouvernement guinéen en 2018 sur la mobilisation de financements auprès de la China Eximbank pour la construction par China International Water & Electric Corporation des barrages de Kaléta (446 millions de dollars) et de Souapiti (1,4 milliard de dollars). Mais aussi le financement des 1 600 km d’interconnexion électrique entre le Sénégal, la Guinée et la Guinée-Bissau, la privatisation d’entreprises au Mozambique ou la structuration de la filière anacarde ivoirienne.

S’il distille ses conseils aux présidents, il n’arrange pas pour autant les transactions ni ne lève les financements. Il n’est d’ailleurs pas directement rémunéré. Car c’est plutôt un concept de gouvernance qu’a importé l’ancien chef de gouvernement, inspiré de ce qu’il avait entrepris lors de son mandat : la delivery unit.

Des cellules resserrées, composées de diplômés frais émoulus et d’experts internationaux (en général une dizaine de personnes), qu’il a mises en place à travers son organisation, le Tony Blair Institute for Global Change (TBI, 45,2 millions de dollars de CA et 17,2 millions de dollars consacrés au continent en 2018), au sein de présidences, de ministères ou d’agences gouvernementales, comme le Rwanda Development Board, en appui aux administrations.

Une « gestion par résultats »

« Beaucoup de pays ont assisté à la croissance rapide du Rwanda, du Maroc, de Maurice et veulent s’inspirer de leurs modèles de transformation et instaurer une gestion par résultats. La delivery unit y participe », confie l’économiste bissau-guinéen Carlos Lopes, qui fait partie, avec Tony Blair et l’ancien patron du FMI, Dominique Strauss-Kahn, des experts internationaux que consulte le président togolais pour son plan national de développement. « Car, à la différence d’autres cabinets de conseil, nous allions contraintes techniques et impératifs politiques », indique Antoine Huss, directeur du TBI pour l’Afrique de l’Ouest francophone.

Après avoir commencé ses missions au Rwanda et en Sierra Leone en 2008, ce sont quatorze administrations africaines (dont dix en Afrique de l’Ouest : le dernier en date étant le Burkina Faso) auxquelles le TBI a prêté assistance. « Il y a quelques années encore, nombre d’États peinaient à trouver des financements pour se faire conseiller dans les grandes opérations », analyse l’avocat français Richard Mugni, du cabinet Baker McKenzie, conseil de CWE en Guinée.

LE VRAI DÉFI N’EST PAS LE MANQUE DE STRATÉGIE DES ÉTATS MAIS LE TEMPS DE RÉALISATION DES PROJETS

« Ils appuient les États mais n’agissent pas à leur place et offrent une remise à niveau dans des domaines bien ciblés », indique Jean-Paul Kimonyo, conseiller spécial de Paul Kagame. Au Sénégal, une conseillère a été intégrée au ministère de l’Énergie dans le cadre des projets du plan Power Africa. En Éthiopie, un expert du TBI, qui avait déjà planché sur la privatisation du secteur des télécoms dans des pays asiatiques, travaille au ministère des Finances.

Culture de l’urgence

Objectif de ces task forces rattachées au chef de l’État : recentrer l’action gouvernementale autour de quelques projets prioritaires, bankable pour les investisseurs, en aidant le gouvernement à accélérer le processus de prise de décision, de suivi et d’exécution. Cela en facilitant la coordination interministérielle et en allant chercher des arbitrages quotidiens auprès du président.

« Le vrai défi n’est pas le manque de stratégie des États mais le temps de réalisation des projets, à cause du trop-plein d’administrations. Les États sont constamment tiraillés par les institutions internationales, qui ont chacune leur agenda de réformes. Et quand chaque ministère est sollicité, il y a une dispersion de l’action. Nous aidons à “packager” les projets pour qu’ils soient présentables auprès des financeurs, après quoi les bailleurs de fonds prennent le relais », explique Antoine Huss.

« La delivery unit nous a appris la culture de l’urgence dans l’exécution des projets. Un gouvernement n’a pas la même réactivité qu’un cabinet de conseil », confirme Kanka-Malik Natchaba, coordonnateur de la cellule présidentielle d’exécution et de suivi des projets prioritaires auprès de Faure Gnassingbé.

Apparaître sur les écrans radar des investisseurs internationaux

C’est ainsi que, à l’issue d’une analyse sectorielle, les experts du TBI ont identifié plusieurs domaines où le Togo pourrait être attrayant, comme le maraîchage, la logistique ou les centres d’appels. Le TBI a passé au scanner le secteur de la relation clients, les tendances du marché, les coûts, la disponibilité de la main-d’œuvre, et a invité plusieurs acteurs chez l’opérateur Togocom.

Une méthode payante, puisque la prospection a abouti à l’installation, à Lomé, en juillet 2019, du centre d’appels du champion du secteur, Majorel (1,2 milliard d’euros de CA), coentreprise créée en 2018 par le géant de la communication allemand Bertelsmann et l’assureur marocain Saham. Ou encore à la signature avec le mastodonte koweïtien Agility (5,1 milliards de dollars de CA), pour le futur parc logistique multiservice. En attendant l’arrivée de négociants internationaux pour ses produits agricoles (mangues, bananes, ananas…) en mal de débouchés.

Lomé a également pu bénéficier du volumineux carnet d’adresses du TBI pour entrer en discussions très rapprochées avec PVH (ex-Philip-Van Heusen), l’un des plus gros acteurs mondiaux de l’habillement (9,7 milliards de dollars de recettes en 2018), propriétaire des marques Calvin Klein et Tommy Hilfiger, dont les unités de production se situent notamment en Asie. Ayant financé la construction d’un parc industriel en Éthiopie en 2017, le groupe de textile serait tenté de trouver d’autres pôles de croissance en Afrique de l’Ouest.

Après un premier roadshow entre Lomé, Abidjan et Accra en novembre 2019, le TBI devrait organiser deux autres tournées dans les prochains mois, toujours dans ces trois villes, avec la Chambre américaine de commerce de Hong Kong pour promouvoir le secteur du textile. Dans un autre domaine, TBI a également participé à la mise en relation entre le Ghana et Renault. Peut-être le signe que le dynamisme de l’administration, et de ces conseillers spéciaux, permet d’inscrire davantage ces pays sur les écrans radar des investisseurs internationaux.

Une fondation financée à 30 % par les États qui y ont recours

Organisation à but non lucratif, le Tony Blair Institute for Global Change (TBI) est financé à un tiers par des dons philanthropiques, à un tiers par des bailleurs de fonds comme la Banque mondiale ou USaid et à un tiers par les gouvernements africains qui font appel à ses services. « Leurs coûts sont plus accessibles que d’autres cabinets, qui embauchent des expatriés, car ils s’appuient sur l’expertise locale. Au Togo, leur équipe est composée à 90 % de Togolais de moins de 30 ans », témoigne Kanka-Malik Natchaba, conseil du président, Faure Gnassingbé. Dans beaucoup de pays, les jeunes experts restent même dans l’administration après la mission de TBI.

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