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Oh ! Mon Afrique ! Ou va-t-on ? Au Mali des filles qui se vendent à 500 FCFA
31/12/2019 à 10h03 par La redaction

Prostitution traditionnelle dans les rues, tenues vestimentaires provocatrices, sites de rencontres, porn0graphie, hom0sexualité, péd0philie, maraboutisme, recherche effrénée de richesse, etc. La liste ne saurait être exhaustive. Tout y passe désormais. L’Afrique des valeurs traditionnelles, du respect de la personne humaine, de la dignité est en passe de devenir un dépotoir culturel où toutes les idées que la morale récuse, parfois venues d’ailleurs, élisent domicile sans que personne ne s’en offusque. Les raisons qui poussent certains à ce fléau diffèrent. D’aucuns parlent de pauvreté, d’autres de plaisir personnel. De nos jours, les filles se vendent à 500 fcfa. A ce rythme, nous ne serons pas surpris d’ici quelques mois, de voir ce prix passer à 50fcfa l’unité, vu la situation économique du pays qui devient de plus en plus difficile. Suite à notre enquête, nous avons recueilli les impressions de celles qui offrent (prostituées) et ceux qui demandent (clients). Mali

d’ailleurs, élisent domicile sans que personne ne s’en offusque. Les raisons qui poussent certains à ce fléau diffèrent. D’aucuns parlent de pauvreté, d’autres de plaisir personnel. De nos jours, les filles se vendent à 500 fcfa. A ce rythme, nous ne serons pas surpris d’ici quelques mois, de voir ce prix passer à 50fcfa l’unité, vu la situation économique du pays qui devient de plus en plus difficile. Suite à notre enquête, nous avons recueilli les impressions de celles qui offrent (prostituées) et ceux qui demandent (clients). Mali

L’éducation de base en Afrique qui, naguère, était l’apanage du cercle familial, est aujourd’hui réduite à sa portion congrue. La jeunesse a perdu ses repères, et s’en remet aux archétypes que lui inculque une minorité de privilégiés toujours pas exempts de reproches et que le hasard du destin a propulsé au-devant de la scène : célébrités, stars et nouveaux riches. La prostitution est un thème régulièrement évoqué dans les débats de société, débats qui oublient souvent que le phénomène de la prostitution exige au moins deux parties : l’offre et la demande. Très souvent, la discussion se concentre autour des prostituées, en oubliant la demande des clients, malgré le fait que ce dernier groupe soit plus grand et plus puissant que le premier. Connaître les motivations des clients est essentiel pour comprendre la prostitution en tant que phénomène. Mali

Ce qui nous pousse à dire que les hommes, ont historiquement été à l’origine de la demande de services sexuels, mais doit-on croire que cela fait partie du comportement masculin en général ? Si oui, quel crédit accorder au mythe qui dit que c’est la sexualité des hommes, naturellement forte et incontrôlable, qui transforme ceux-ci en consommateurs de sexe ? Nos recherches montrent que les hommes qui achètent des services sexuels n’appartiennent pas à un groupe particulier dans la société et qu’on peut difficilement leur donner un profil spécifique. Les clients des prostituées sont des hommes de tous les âges, d’états civils différents et ils appartiennent à toutes les classes sociales. Certains sont des clients réguliers, d’autres vont irrégulièrement vers des prostituées. Où et comment ils rencontrent les prostituées varie, ainsi que le genre de services sexuels qu’ils demandent. Mal

Le phénomène n’est pas nouveau mais il a pris une telle ampleur ces dernières années qu’il devient chaque jour, un problème de société. Que l’on soit à Bamako au Mali, à Ouagadougou au Burkina Faso, à Douala au Cameroun, à Abidjan en Côte d’ivoire, à Rabat au Maroc, etc. De nombreuses jeunes femmes mais aussi des jeunes hommes, pour des raisons diverses, se livrent à une débauche inquiétante à travers l’Afrique et même au-delà, en Occident en particulier. Mali

Les arguments avancés par certains clients pour soutenir le fléau

Pour pouvoir comprendre la prostitution, il faut comprendre pourquoi certains hommes veulent acheter ou achètent du sexe et pas seulement pourquoi certaines femmes choisissent de le vendre. Les justifications biologiques ne sont plus valables ni suffisantes. En laissant les clients parler de leurs expériences, il devient clair que les raisons pour lesquelles les hommes achètent des services sexuels ne consistent pas à dire que c’est parce qu’ils le peuvent ou le doivent. Ces comportements résultent des codes culturels et des pratiques sociales spécifiques. Mali

Boubacar dira qu’il se sent attiré par une relation sexuelle sans engagement et par la tension impliquée dans la transaction. Par contre, Moussa expliquera qu’il a besoin de recréation, de proximité avec une autre personne, d’assouvissement des besoins sexuels ou encore de la possibilité de réaliser certaines pratiques sexuelles spécifiques qu’il ne peut pas ou n’ose pas proposer à son épouse car marié à une fervente croyante. Certaines manières de justifier l’achat du sexe sont souvent liées à des attentes culturelles, de la sexualité des hommes. L’appétit sexuel est souvent utilisé comme argument tout comme l’idée que le sexe est un droit naturel des hommes que les femmes ont le devoir de satisfaire. Certains hommes justifient leurs actes en utilisant le mythe selon lequel la prostitution a toujours existé et qu’elle est » le plus vieux métier du monde ». On comprend donc que les raisons diffèrent. Mali

Il est 23 heures à Bamako, synonyme d’heure de pointe chez les prostituées. Il suffit de faire un tour sur la route menant à Sébénicoro, non loin du stade du Réal de Bamako et dans la même rue juste après le pont, pour comprendre à quel point la demande est nombreuse, à travers les défilés des hommes en Djakarta, en Voiture de luxe ou encore en taxi. Celles qui se trouvent dans cette zone sont celles qui se livrent à bas prix, c’est peut être l’une des raisons de l’affluence. Mais seulement Amy a confié que si elle reste dans ce coin c’est parce qu’elle y trouve son compte. » Par nuit je peux partir avec cinq, voire six hommes, à raison de 500 FCFA pour 10 minutes de plaisir. » Sa réponse à savoir comment elle fait pour s’en sortir face aux bandits, Amy dira que » je prends mon argent avant de me déplacer et cet argent, je le remets à ma marraine qui se trouve aux environs de notre point de stationnement. Une fois chez lui, ou dans un hôtel, nous chronométrons et les 10 minutes passées, il me libère soit il augmente la paie. »

Mimi quant à elle, est une jeune guinéenne, orpheline de père et de mère, arrivée à Bamako sur invitation de son cousin. Ce dernier après avoir abusé d’elle, l’a tout simplement mise à la porte. Mimi ne sachant ou partir, s’est confiée à une de ses voisines, qui est une habituée de la rue. Cette dernière l’a entrainée dans ce boulot et c’est ainsi que la pauvre Mariam, 19 ans seulement a pris goût et y est restée, il y a un peu plus de 18 mois. Elle dit se plaire dans ce boulot, mais que, comme tout boulot a ces inconvénients.

Prostitution haut de gamme

Un tour à l’Hippodrome, la rue » Blabla » est surtout le lieu de prédilection du tourisme sexuel. A la seule différence que là, c’est le haut de gamme car, c’est le point de ralliement des Occidentaux vieillissants qui souhaitent goûter aux charmes des prostituées noires. Nous trouverons dans cette rue une forte affluence 24h/24. Des filles maliennes et étrangères se bousculent pour avoir les touristes blancs. Tellement la compétition est rude qu’il arrive parfois qu’elles viennent aux mains.

Un autre quartier réputé dans cet exercice, est Lafiabougou. Ici, dans les quelques bars que nous avons visités, nous constatons que les travailleuses du sexe sont en majorité des adolescentes. Binta, une jeune malienne d’à peine 16 ans, nous confiera « j’aime ce travail parce que c’est le boulot le plus facile sur terre. En une soirée, je peux avoir de 10 000FCFA à 20 000FCFA selon les jours d’affluence ».

Magnambougou, c’est aussi ces boites de nuit surchauffées. Avec des nouvelles tendances venues d’Abidjan ou Dakar voisine, des » soirées Calienté » ou du » Sabar bou Graw « , qui sont des danses d’exhibition très sexy. Les danseuses portent des tenues légères, très légères à ne pas laisser même un taliban indifférent. En clair, il s’agit d’une véritable industrie bâtie à la fois autour du sexe et sur l’avidité des hommes. Les danseuses sont des employées rémunérées pour leur prestation à la fois par l’employeur et par ces voyeurs. C’est selon qu’elles s’exhibent plus et au gré des spectateurs que même les plus pingres passent la commande. Au finish ces filles, pour bien préserver la clientèle, les entretiennent jusque dans leur domicile. Et là c’est une autre forme de prostitution, celle la plus technique, voire professionnelle.
Lors d’un de mes voyages à Mopti, la Venise malienne, j’ai constaté qu’elle regorge en effet de tous les exotismes et de tous les plaisirs possibles. Mopti ce sont ces hôtels, ces multiples boîtes de nuit branchées, sa plage et ses cabarets où l’on drague à tout-va. Je me suis retrouvée dans un cabaret, l’un des plus chics de la capitale. Je me suis installée juste à l’entrée.

A peine 10 minutes passées, paraissent un groupe de cinq jeunes donc l’âge variait de 12 à 15 ans. Le plus habitué interpella une prostituée du coin et commença alors les négociations. En fait tout ce que j’ai pu entendre de la causerie est que la jeune dame d’une vingtaine d’année disait au gamin que son déplacement est fixé à 3000FCFA l’heure et le gamin de dire » nous sommes cinq et te proposons 8000FCFA pour 2heures « . Et je compris pourquoi la ville de Mopti a toujours eu la réputation d’être un haut lieu du libertinage. Une ville où tout semble permis ; une ville dont l’image est, depuis longtemps, associée au tourisme sexuel et à la pédophilie. Ce n’est un secret pour personne : à Mopti, les enfants sont les doubles victimes du tourisme sexuel.

Bon nombre des villes africaines sont à l’image de ces villes maliennes, ou la prostitution n’est plus un tabou pour personne, encore moins nos autorités qui gardent leur sang froid face à tous ces problèmes.

Les femmes mariées ne sont pas en reste

Un autre nouveau marché à ciel ouvert du sexe, ce sont les sites de rencontres, là on trouve en grande majorité les femmes mariées. Elles utilisent ce moyen anonyme juste pour goutter aux autres hommes, et non pas pour de l’argent. Très généralement données en mariage très tôt ou parfois mariées à des hommes qui ne les satisfont pas à cent pour cent, elles s’aventurent dans cette méthode. Mariam est une jeune femme mariée et pense que cette méthode est diverse. » Je me suis mariée à l’âge de 16 ans, alors que j’étais vierge, sans expérience. Mon mari, lui aussi n’avait aucune expérience. Après le boulot, il va causer au grin avec ses amis et ne revient qu’aux heures tardives. Ca peut trouver que je dors déjà et tout ce qu’il fait c’est de me faire l’amour, que je le veuille ou pas, sans préliminaire, rien. Une collègue m’a parlé des sites de rencontre et j’y suis allée quelques fois. Dans l’anonymat, j’ai rencontré un mec. Et il m’a envoyée au 7ème ciel. Ce que mon époux ne m’avait jamais fait connaitre et dès lors, on se voit au moins une fois la semaine ».
Djénéba quant à elle, est une jeune mariée, émancipée, avec un bon boulot. Elle se prostitue pas par manque de plaisir de son mari, mais pour son plaisir personnel. » Je travaille et je suis régulièrement en mission. Je peux faire des semaines et ne peux rester sans chaleur masculine. Alors souvent dans la délégation, je me tape un mec, juste pour le séjour. Ou bien je fais des rencontres sur les sites ».

Une autre forme, ce sont nos jeunes sours africaines, vivant en occident et qui ne vivent que de leur PC, au grand bonheur des mâles. A travers des annonces dans leur site personnel, elles se font des hauts lieux de libertinage » Je suis une jeune black de 22 ans très belle et très sexy, j’aime le sexe. Alors appelez-moi et vous ne le regretterez pas, car je suis très chaude. » Les tarifs pour une passe vont de 100 à 250 euros l’heure.
Oh ! Mon Afrique ! Ou va-t-on ?

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Prostitution traditionnelle dans les rues, tenues vestimentaires provocatrices, sites de rencontres, porn0graphie, hom0sexualité, péd0philie, maraboutisme, recherche effrénée de richesse, etc. La liste ne saurait être exhaustive. Tout y passe désormais. L’Afrique des valeurs traditionnelles, du respect de la personne humaine, de la dignité est en passe de devenir un dépotoir culturel où toutes les idées que la morale récuse, parfois venues d’ailleurs, élisent domicile sans que personne ne s’en offusque. Les raisons qui poussent certains à ce fléau diffèrent. D’aucuns parlent de pauvreté, d’autres de plaisir personnel. De nos jours, les filles se vendent à 500 fcfa. A ce rythme, nous ne serons pas surpris d’ici quelques mois, de voir ce prix passer à 50fcfa l’unité, vu la situation économique du pays qui devient de plus en plus difficile. Suite à notre enquête, nous avons recueilli les impressions de celles qui offrent (prostituées) et ceux qui demandent (clients). Mali

d’ailleurs, élisent domicile sans que personne ne s’en offusque. Les raisons qui poussent certains à ce fléau diffèrent. D’aucuns parlent de pauvreté, d’autres de plaisir personnel. De nos jours, les filles se vendent à 500 fcfa. A ce rythme, nous ne serons pas surpris d’ici quelques mois, de voir ce prix passer à 50fcfa l’unité, vu la situation économique du pays qui devient de plus en plus difficile. Suite à notre enquête, nous avons recueilli les impressions de celles qui offrent (prostituées) et ceux qui demandent (clients). Mali

L’éducation de base en Afrique qui, naguère, était l’apanage du cercle familial, est aujourd’hui réduite à sa portion congrue. La jeunesse a perdu ses repères, et s’en remet aux archétypes que lui inculque une minorité de privilégiés toujours pas exempts de reproches et que le hasard du destin a propulsé au-devant de la scène : célébrités, stars et nouveaux riches. La prostitution est un thème régulièrement évoqué dans les débats de société, débats qui oublient souvent que le phénomène de la prostitution exige au moins deux parties : l’offre et la demande. Très souvent, la discussion se concentre autour des prostituées, en oubliant la demande des clients, malgré le fait que ce dernier groupe soit plus grand et plus puissant que le premier. Connaître les motivations des clients est essentiel pour comprendre la prostitution en tant que phénomène. Mali

Ce qui nous pousse à dire que les hommes, ont historiquement été à l’origine de la demande de services sexuels, mais doit-on croire que cela fait partie du comportement masculin en général ? Si oui, quel crédit accorder au mythe qui dit que c’est la sexualité des hommes, naturellement forte et incontrôlable, qui transforme ceux-ci en consommateurs de sexe ? Nos recherches montrent que les hommes qui achètent des services sexuels n’appartiennent pas à un groupe particulier dans la société et qu’on peut difficilement leur donner un profil spécifique. Les clients des prostituées sont des hommes de tous les âges, d’états civils différents et ils appartiennent à toutes les classes sociales. Certains sont des clients réguliers, d’autres vont irrégulièrement vers des prostituées. Où et comment ils rencontrent les prostituées varie, ainsi que le genre de services sexuels qu’ils demandent. Mal

Le phénomène n’est pas nouveau mais il a pris une telle ampleur ces dernières années qu’il devient chaque jour, un problème de société. Que l’on soit à Bamako au Mali, à Ouagadougou au Burkina Faso, à Douala au Cameroun, à Abidjan en Côte d’ivoire, à Rabat au Maroc, etc. De nombreuses jeunes femmes mais aussi des jeunes hommes, pour des raisons diverses, se livrent à une débauche inquiétante à travers l’Afrique et même au-delà, en Occident en particulier. Mali

Les arguments avancés par certains clients pour soutenir le fléau

Pour pouvoir comprendre la prostitution, il faut comprendre pourquoi certains hommes veulent acheter ou achètent du sexe et pas seulement pourquoi certaines femmes choisissent de le vendre. Les justifications biologiques ne sont plus valables ni suffisantes. En laissant les clients parler de leurs expériences, il devient clair que les raisons pour lesquelles les hommes achètent des services sexuels ne consistent pas à dire que c’est parce qu’ils le peuvent ou le doivent. Ces comportements résultent des codes culturels et des pratiques sociales spécifiques. Mali

Boubacar dira qu’il se sent attiré par une relation sexuelle sans engagement et par la tension impliquée dans la transaction. Par contre, Moussa expliquera qu’il a besoin de recréation, de proximité avec une autre personne, d’assouvissement des besoins sexuels ou encore de la possibilité de réaliser certaines pratiques sexuelles spécifiques qu’il ne peut pas ou n’ose pas proposer à son épouse car marié à une fervente croyante. Certaines manières de justifier l’achat du sexe sont souvent liées à des attentes culturelles, de la sexualité des hommes. L’appétit sexuel est souvent utilisé comme argument tout comme l’idée que le sexe est un droit naturel des hommes que les femmes ont le devoir de satisfaire. Certains hommes justifient leurs actes en utilisant le mythe selon lequel la prostitution a toujours existé et qu’elle est » le plus vieux métier du monde ». On comprend donc que les raisons diffèrent. Mali

Il est 23 heures à Bamako, synonyme d’heure de pointe chez les prostituées. Il suffit de faire un tour sur la route menant à Sébénicoro, non loin du stade du Réal de Bamako et dans la même rue juste après le pont, pour comprendre à quel point la demande est nombreuse, à travers les défilés des hommes en Djakarta, en Voiture de luxe ou encore en taxi. Celles qui se trouvent dans cette zone sont celles qui se livrent à bas prix, c’est peut être l’une des raisons de l’affluence. Mais seulement Amy a confié que si elle reste dans ce coin c’est parce qu’elle y trouve son compte. » Par nuit je peux partir avec cinq, voire six hommes, à raison de 500 FCFA pour 10 minutes de plaisir. » Sa réponse à savoir comment elle fait pour s’en sortir face aux bandits, Amy dira que » je prends mon argent avant de me déplacer et cet argent, je le remets à ma marraine qui se trouve aux environs de notre point de stationnement. Une fois chez lui, ou dans un hôtel, nous chronométrons et les 10 minutes passées, il me libère soit il augmente la paie. »

Mimi quant à elle, est une jeune guinéenne, orpheline de père et de mère, arrivée à Bamako sur invitation de son cousin. Ce dernier après avoir abusé d’elle, l’a tout simplement mise à la porte. Mimi ne sachant ou partir, s’est confiée à une de ses voisines, qui est une habituée de la rue. Cette dernière l’a entrainée dans ce boulot et c’est ainsi que la pauvre Mariam, 19 ans seulement a pris goût et y est restée, il y a un peu plus de 18 mois. Elle dit se plaire dans ce boulot, mais que, comme tout boulot a ces inconvénients.

Prostitution haut de gamme

Un tour à l’Hippodrome, la rue » Blabla » est surtout le lieu de prédilection du tourisme sexuel. A la seule différence que là, c’est le haut de gamme car, c’est le point de ralliement des Occidentaux vieillissants qui souhaitent goûter aux charmes des prostituées noires. Nous trouverons dans cette rue une forte affluence 24h/24. Des filles maliennes et étrangères se bousculent pour avoir les touristes blancs. Tellement la compétition est rude qu’il arrive parfois qu’elles viennent aux mains.

Un autre quartier réputé dans cet exercice, est Lafiabougou. Ici, dans les quelques bars que nous avons visités, nous constatons que les travailleuses du sexe sont en majorité des adolescentes. Binta, une jeune malienne d’à peine 16 ans, nous confiera « j’aime ce travail parce que c’est le boulot le plus facile sur terre. En une soirée, je peux avoir de 10 000FCFA à 20 000FCFA selon les jours d’affluence ».

Magnambougou, c’est aussi ces boites de nuit surchauffées. Avec des nouvelles tendances venues d’Abidjan ou Dakar voisine, des » soirées Calienté » ou du » Sabar bou Graw « , qui sont des danses d’exhibition très sexy. Les danseuses portent des tenues légères, très légères à ne pas laisser même un taliban indifférent. En clair, il s’agit d’une véritable industrie bâtie à la fois autour du sexe et sur l’avidité des hommes. Les danseuses sont des employées rémunérées pour leur prestation à la fois par l’employeur et par ces voyeurs. C’est selon qu’elles s’exhibent plus et au gré des spectateurs que même les plus pingres passent la commande. Au finish ces filles, pour bien préserver la clientèle, les entretiennent jusque dans leur domicile. Et là c’est une autre forme de prostitution, celle la plus technique, voire professionnelle.
Lors d’un de mes voyages à Mopti, la Venise malienne, j’ai constaté qu’elle regorge en effet de tous les exotismes et de tous les plaisirs possibles. Mopti ce sont ces hôtels, ces multiples boîtes de nuit branchées, sa plage et ses cabarets où l’on drague à tout-va. Je me suis retrouvée dans un cabaret, l’un des plus chics de la capitale. Je me suis installée juste à l’entrée.

A peine 10 minutes passées, paraissent un groupe de cinq jeunes donc l’âge variait de 12 à 15 ans. Le plus habitué interpella une prostituée du coin et commença alors les négociations. En fait tout ce que j’ai pu entendre de la causerie est que la jeune dame d’une vingtaine d’année disait au gamin que son déplacement est fixé à 3000FCFA l’heure et le gamin de dire » nous sommes cinq et te proposons 8000FCFA pour 2heures « . Et je compris pourquoi la ville de Mopti a toujours eu la réputation d’être un haut lieu du libertinage. Une ville où tout semble permis ; une ville dont l’image est, depuis longtemps, associée au tourisme sexuel et à la pédophilie. Ce n’est un secret pour personne : à Mopti, les enfants sont les doubles victimes du tourisme sexuel.

Bon nombre des villes africaines sont à l’image de ces villes maliennes, ou la prostitution n’est plus un tabou pour personne, encore moins nos autorités qui gardent leur sang froid face à tous ces problèmes.

Les femmes mariées ne sont pas en reste

Un autre nouveau marché à ciel ouvert du sexe, ce sont les sites de rencontres, là on trouve en grande majorité les femmes mariées. Elles utilisent ce moyen anonyme juste pour goutter aux autres hommes, et non pas pour de l’argent. Très généralement données en mariage très tôt ou parfois mariées à des hommes qui ne les satisfont pas à cent pour cent, elles s’aventurent dans cette méthode. Mariam est une jeune femme mariée et pense que cette méthode est diverse. » Je me suis mariée à l’âge de 16 ans, alors que j’étais vierge, sans expérience. Mon mari, lui aussi n’avait aucune expérience. Après le boulot, il va causer au grin avec ses amis et ne revient qu’aux heures tardives. Ca peut trouver que je dors déjà et tout ce qu’il fait c’est de me faire l’amour, que je le veuille ou pas, sans préliminaire, rien. Une collègue m’a parlé des sites de rencontre et j’y suis allée quelques fois. Dans l’anonymat, j’ai rencontré un mec. Et il m’a envoyée au 7ème ciel. Ce que mon époux ne m’avait jamais fait connaitre et dès lors, on se voit au moins une fois la semaine ».
Djénéba quant à elle, est une jeune mariée, émancipée, avec un bon boulot. Elle se prostitue pas par manque de plaisir de son mari, mais pour son plaisir personnel. » Je travaille et je suis régulièrement en mission. Je peux faire des semaines et ne peux rester sans chaleur masculine. Alors souvent dans la délégation, je me tape un mec, juste pour le séjour. Ou bien je fais des rencontres sur les sites ».

Une autre forme, ce sont nos jeunes sours africaines, vivant en occident et qui ne vivent que de leur PC, au grand bonheur des mâles. A travers des annonces dans leur site personnel, elles se font des hauts lieux de libertinage » Je suis une jeune black de 22 ans très belle et très sexy, j’aime le sexe. Alors appelez-moi et vous ne le regretterez pas, car je suis très chaude. » Les tarifs pour une passe vont de 100 à 250 euros l’heure.
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