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L’ex-président Yahya Jammeh risque d’être arrêté si jamais il retourne au pays
20/01/2020 à 15h05 par Prudence ETOU

Au Gambie, le ministère de la justice se donne une nouvelle tâche. L'ancien président du pays est dans le viseur et risque de comparaître devant la loi pour des présumés crimes commis durant la gouvernance de deux décennies qu'il a exercée.

 

En exil en Guinée-équatoriale depuis que le pouvoir lui a été retiré il y a trois ans, l'ex-président gambien Yahya Jammeh, risque d'être "immédiatement arrêté" Si jamais revenait au pays et poursuivi pour les crimes durant ses 22 ans de pouvoir. Comme pour faire identique jeu avec certains pays d'Afrique déjà sur cette lancée, le gouvernement gambien a affirmé dimanche par la voix du ministre de la Justice que des procédures étaient entamées pour faire payer l'ex-dirigeant. Cette annonce tombe un peu après une récente manifestation pour le retour de Yahya Jammeh.

 

"Si jamais l'ancien président Yahya Jammeh retournait au pays, il serait immédiatement arrêté et poursuivi pour les plus graves affaires", a déclaré Abubacarr Tambadou, dans un discours consacré à la nouvelle année judiciaire en Gambie.

 

Tout récemment, un enregistrement a été diffusé sur les réseaux sociaux, laissant entendre l'ancien chef de l'État gambien réclamant le respect de ce qu'il considère comme ses droits, en l'occurrence celui de rentrer au pays. C'est ainsi et dans cette optique que des milliers de ses partisans ont manifesté jeudi dernier dans la capitale Banjul pour réclamer le retour d'exil du grand Yahya Jammeh.

 

Ce remue-ménage serait-il motivé par la reprise imminente (ce lundi 20 janvier 2020) des travaux de la Commission Vérité Réconciliation ? 

 

"Après un an d'auditions [de témoins] et alors que nous entrons probablement dans la seconde et dernière année, on ne peut plus écarter les crimes contre l'humanité commis en Gambie entre juillet 1994 et janvier 2017, sous l'ancien président Yahya Jammeh. Ceux identifiés par la Commission seront portés devant la justice", a ajouté Monsieur le ministre Abubacarr Tambadou.

 

Pour rappel, la Commission a été établie en 2017 et les auditions ont débuté en janvier 2019. Elle a pour mission d'enquêter sur les violations des droits humains entre 1994 et 2016, favoriser la recherche de la justice et des réparations pour les victimes, et oeuvrer à la réconciliation.

 

La petite histoire nous rappelle les circonstances de la prise du pouvoir par Yahya Jammeh en 1994. Officier à l'époque, il a accédé au fauteuil présidentiel de la Gambie par un coup d'Etat. L'homme a ainsi dirigé le pays pendant 22 ans, un régime caractérisé par une féroce répression.

 

Il a fallu une intervention militaire africaine pour le faire céder le pouvoir en janvier 2017, l'obligeant à s'exiler en Guinée-Equatoriale, puisqu'il rejetait sa défaite face à son opposant de l'époque, Adama Barrow.

 

Un communiqué publié à l'époque, exhibait un engagement de l'Union africaine, la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) et les Nations unies à oeuvrer pour le respect de la sécurité et des droits de Yahya Jammeh, et notamment celui de rentrer en tant que citoyen et ancien chef de l'État.

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Au Gambie, le ministère de la justice se donne une nouvelle tâche. L'ancien président du pays est dans le viseur et risque de comparaître devant la loi pour des présumés crimes commis durant la gouvernance de deux décennies qu'il a exercée.

 

En exil en Guinée-équatoriale depuis que le pouvoir lui a été retiré il y a trois ans, l'ex-président gambien Yahya Jammeh, risque d'être "immédiatement arrêté" Si jamais revenait au pays et poursuivi pour les crimes durant ses 22 ans de pouvoir. Comme pour faire identique jeu avec certains pays d'Afrique déjà sur cette lancée, le gouvernement gambien a affirmé dimanche par la voix du ministre de la Justice que des procédures étaient entamées pour faire payer l'ex-dirigeant. Cette annonce tombe un peu après une récente manifestation pour le retour de Yahya Jammeh.

 

"Si jamais l'ancien président Yahya Jammeh retournait au pays, il serait immédiatement arrêté et poursuivi pour les plus graves affaires", a déclaré Abubacarr Tambadou, dans un discours consacré à la nouvelle année judiciaire en Gambie.

 

Tout récemment, un enregistrement a été diffusé sur les réseaux sociaux, laissant entendre l'ancien chef de l'État gambien réclamant le respect de ce qu'il considère comme ses droits, en l'occurrence celui de rentrer au pays. C'est ainsi et dans cette optique que des milliers de ses partisans ont manifesté jeudi dernier dans la capitale Banjul pour réclamer le retour d'exil du grand Yahya Jammeh.

 

Ce remue-ménage serait-il motivé par la reprise imminente (ce lundi 20 janvier 2020) des travaux de la Commission Vérité Réconciliation ? 

 

"Après un an d'auditions [de témoins] et alors que nous entrons probablement dans la seconde et dernière année, on ne peut plus écarter les crimes contre l'humanité commis en Gambie entre juillet 1994 et janvier 2017, sous l'ancien président Yahya Jammeh. Ceux identifiés par la Commission seront portés devant la justice", a ajouté Monsieur le ministre Abubacarr Tambadou.

 

Pour rappel, la Commission a été établie en 2017 et les auditions ont débuté en janvier 2019. Elle a pour mission d'enquêter sur les violations des droits humains entre 1994 et 2016, favoriser la recherche de la justice et des réparations pour les victimes, et oeuvrer à la réconciliation.

 

La petite histoire nous rappelle les circonstances de la prise du pouvoir par Yahya Jammeh en 1994. Officier à l'époque, il a accédé au fauteuil présidentiel de la Gambie par un coup d'Etat. L'homme a ainsi dirigé le pays pendant 22 ans, un régime caractérisé par une féroce répression.

 

Il a fallu une intervention militaire africaine pour le faire céder le pouvoir en janvier 2017, l'obligeant à s'exiler en Guinée-Equatoriale, puisqu'il rejetait sa défaite face à son opposant de l'époque, Adama Barrow.

 

Un communiqué publié à l'époque, exhibait un engagement de l'Union africaine, la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) et les Nations unies à oeuvrer pour le respect de la sécurité et des droits de Yahya Jammeh, et notamment celui de rentrer en tant que citoyen et ancien chef de l'État.

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