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« Les figures de l’ombre », les héroïnes noires de la Nasa
29/02/2020 à 17h56 par Le Boy

Mathématiciennes émérites, Katherine Johnson, Dorothy Vaughan et Mary Jackson comptèrent parmi les chevilles ouvrières du programme de conquête spatiale de la Nasa dans les années 1950. Le 20 février 1962, un an après Gagarine, John Glenn est le premier Américain à effectuer un vol en orbite spatiale, dans le cadre de la mission Friendship 7. A son retour sur Terre, l’astronaute est accueilli en héros de la Nation par John Fitzgerald Kennedy.

La fière Amérique est en train de rattraper son retard par rapport aux Soviétiques et enverra, sept ans plus tard, le premier homme sur la Lune. Mais qui se cache derrière cet événement spectaculaire ? Une flopée d’ingénieurs aux chemises blanches immaculées bien sûr. Mais aussi de vraies "figures de l’ombre", que la Nasa n’aurait jamais songé à mettre en avant alors.

Pour son troisième film derrière la caméra (après "St.-Vincent" avec Bill Murray en 2014), le producteur Theodore Melfi a voulu rendre hommage à ces "calculatrices humaines" noires qui, avant l’arrivée des super-calculateurs IBM, ont vérifié les calculs des ingénieurs blancs.

Si "Hidden Figures" est totalement convenu dans sa narration, adoptant toutes les conventions du grand film à thèse hollywoodien, il faut reconnaître au cinéaste un savoir-faire pour raconter cette histoire de façon efficace et divertissante. On passe en effet par toutes les émotions en suivant le parcours de Katherine, Dorothy et Mary, trois femmes noires comme autant de symboles du combat pour l’égalité.

La période du début des années 60 est charnière, riche de tous les grands changements que va traverser l’Amérique : mouvement des droits civiques, féminisme, prémices de la numérisation du monde… Tout cela, on le retrouve dans le microcosme que constitue la Nasa, dont le centre de recherche est situé à Hampton en Virginie, un Etat toujours ségrégationniste…

Inspiré du roman de Margot Lee Shetterly, le film semble quand même un peu trop beau, un peu trop écrit, à force de vouloir traiter tous les sujets et faire s’entremêler à tout prix les trajectoires des figures historiques de Katherine Johnson (qui a participé au lancement d’Apollo 11), Dorothy Vaughan (première femme noire superviseur à la Nasa) et Mary Jackson (première femme noire ingénieur des Etats-Unis).

Reste que, par son sujet important, "Hidden Figures" met du baume au cœur, donnant encore envie de croire en une Amérique ouverte et généreuse. Ce qui explique sans doute qu’il se retrouve en lice pour l’Oscar du meilleur film.

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Mathématiciennes émérites, Katherine Johnson, Dorothy Vaughan et Mary Jackson comptèrent parmi les chevilles ouvrières du programme de conquête spatiale de la Nasa dans les années 1950. Le 20 février 1962, un an après Gagarine, John Glenn est le premier Américain à effectuer un vol en orbite spatiale, dans le cadre de la mission Friendship 7. A son retour sur Terre, l’astronaute est accueilli en héros de la Nation par John Fitzgerald Kennedy.

La fière Amérique est en train de rattraper son retard par rapport aux Soviétiques et enverra, sept ans plus tard, le premier homme sur la Lune. Mais qui se cache derrière cet événement spectaculaire ? Une flopée d’ingénieurs aux chemises blanches immaculées bien sûr. Mais aussi de vraies "figures de l’ombre", que la Nasa n’aurait jamais songé à mettre en avant alors.

Pour son troisième film derrière la caméra (après "St.-Vincent" avec Bill Murray en 2014), le producteur Theodore Melfi a voulu rendre hommage à ces "calculatrices humaines" noires qui, avant l’arrivée des super-calculateurs IBM, ont vérifié les calculs des ingénieurs blancs.

Si "Hidden Figures" est totalement convenu dans sa narration, adoptant toutes les conventions du grand film à thèse hollywoodien, il faut reconnaître au cinéaste un savoir-faire pour raconter cette histoire de façon efficace et divertissante. On passe en effet par toutes les émotions en suivant le parcours de Katherine, Dorothy et Mary, trois femmes noires comme autant de symboles du combat pour l’égalité.

La période du début des années 60 est charnière, riche de tous les grands changements que va traverser l’Amérique : mouvement des droits civiques, féminisme, prémices de la numérisation du monde… Tout cela, on le retrouve dans le microcosme que constitue la Nasa, dont le centre de recherche est situé à Hampton en Virginie, un Etat toujours ségrégationniste…

Inspiré du roman de Margot Lee Shetterly, le film semble quand même un peu trop beau, un peu trop écrit, à force de vouloir traiter tous les sujets et faire s’entremêler à tout prix les trajectoires des figures historiques de Katherine Johnson (qui a participé au lancement d’Apollo 11), Dorothy Vaughan (première femme noire superviseur à la Nasa) et Mary Jackson (première femme noire ingénieur des Etats-Unis).

Reste que, par son sujet important, "Hidden Figures" met du baume au cœur, donnant encore envie de croire en une Amérique ouverte et généreuse. Ce qui explique sans doute qu’il se retrouve en lice pour l’Oscar du meilleur film.

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