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Huawei a lancé son propre système d’exploitation

Huawei son propre système

Afin de s’affranchir des fournisseurs américains et pour défier la domination de Google dans les logiciels pour smartphones, le géant Chinois de la technologie a lancé HarmonyOS son nouveau système d’exploitation sur un grand nombre de ses smartphones. Ceci lors d’un événement exclusivement en ligne où il a dévoilé des appareils intelligents qui fonctionneront également avec le dernier logiciel maison de la société.

Environ deux ans sont passés depuis que les États-Unis ont ordonné à Google et à d’autres entreprises locales de cesser certaines collaborations avec Huawei. Résultat, le géant Chinois de l’électronique grand public n’a plus accès à la version d’Android distribuée par Google lui-même et ne bénéficie plus de Google Mobile Services, une collection d’applications et d’API Google nécessaires au bon fonctionnement de l’OS, pour ses nouveaux smartphones. Cela a bouleversé les calendriers de livraison de Huawei, qui n’a pas eu d’autres choix que d’accélérer le développement de son propre OS mobile HarmonyOS.
Après plusieurs mois de développement, et alors que l’entreprise en difficulté cherche à se remettre des sanctions américaines qui ont entravé son activité dans le domaine des combinés, HarmonyOS arrive enfin sur les smartphones en Asie. Huawei a commencé à déployer HarmonyOS sur certains modèles de ses smartphones, mercredi 2 juin, offrant aux utilisateurs la possibilité de passer au système d’exploitation actuel qui est basé sur la plateforme Android de Google. L’utilisation d’HarmonyOS signifie que l’entreprise chinoise ne sera plus entièrement dépendante d’Android plus précisément Google.
Plutôt que d’être un remplacement à l’identique, Huawei définie HarmonyOS comme une plateforme « Internet-of-Things », destinée à fonctionner sur ses smartphones et à connecter d’autres appareils tels que des ordinateurs portables, des montres connectées, des voitures et des appareils électroménagers. Ben Wood, analyste en chef chez CCS Insight, a commenté que le nouveau système d’exploitation Huawei est conçu pour servir de lien entre ses smartphones et une gamme croissante d’appareils connectés. En outre, selon des sources proches de l’entreprise et ayant une connaissance de ses plans avec HarmonyOS, Huawei espère pouvoir suivre l’exemple d’Apple.
Il songerait à avoir une plateforme logicielle unique qui s’étend dans toutes les directions, offrant ainsi une expérience transparente aux clients qui achètent dans son écosystème de produits. Wang Chenglu, président du département logiciel de Huawei Consumer Business Group, a déclaré que Huawei vise à ce que HarmonyOS soit déployé sur 200 millions de smartphones et 100 millions d’appareils intelligents tiers d’ici la fin de l’année.
Il a déclaré qu’il serait heureux que d’autres fabricants de smartphones adoptent HarmonyOS. Mais il a précisé que Huawei voit de grandes opportunités dans la collaboration avec les fabricants d’appareils autres que les smartphones.
Selon les analystes, les défis de Huawei sont nombreux et complexes. Ils comprennent la création d’un écosystème de développeurs de logiciels suffisamment large, la constitution d’une base d’utilisateurs suffisamment grande pour séduire les développeurs et convaincre les fournisseurs extérieurs d’abandonner un produit éprouvé. Handel Jones, directeur général de la société de conseil International Business Strategies, a déclaré que Huawei aura plus de facilité à favoriser l’adoption de son nouveau système d’exploitation en Chine, où la dépendance aux applications Google est moindre.
« La probabilité d’une adoption massive de HarmonyOS au cours de la prochaine décennie est de 80 à 90 %. Le défi se situe en Europe, aux États-Unis, en Inde et dans d’autres pays où Google Apps domine et où les fournisseurs basés en Chine ne veulent pas sacrifier leurs ventes », a-t-il déclaré. Pour Nicole Peng, analyste au cabinet d’études de marché Canalys, il n’existe pas de cas réussi d’OS alternatif. « Il faut de très nombreuses années pour pouvoir construire cet écosystème et faire en sorte que toutes les parties prenantes soient capables de s’entendre sur ce système et d’en voir les avantages », a-t-elle déclaré.
Huawei a publié peu de détails sur l’aspect et la convivialité de son nouveau système d’exploitation. Rappelons qu’il a dévoilé HarmonyOS lors d’une conférence de développeurs en 2019. Il l’a depuis déployé sur un éventail d’appareils grand public, y compris sur sa gamme d’ordinateurs portables, de PC et de montres connectées. Mais jusqu’à présent, il ne l’a pas rendu disponible sur ses smartphones. En outre, depuis quelques années, il pousse les développeurs à créer des applications pour sa boutique naissante AppGallery. À ce jour, elle compterait 540 millions d’utilisateurs mensuels et 2,7 millions de développeurs pour travailler sur de nouvelles applications.

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En somme, l’entreprise a déjà lancé certaines applications pour remplacer celles dont elle a perdu l’accès. Par exemple, un programme appelé Petal Maps remplace Google Maps, tandis que Petal Search remplace la barre de recherche Google du téléphone. Par ailleurs, le nouveau système d’exploitation ne rétablira pas l’accès des utilisateurs aux applications populaires telles que Facebook, YouTube et Instagram, dont Huawei est coupé. Notons que de nombreuses applications de ce type sont depuis longtemps indisponibles en Chine, le plus grand marché mondial pour les smartphones.

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