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Etats-Unis: la colère s’étend et s’intensifie pour dénoncer la mort d’un Afro-Américain tué par la police
06/06/2020 à 11h42 par La redaction

Plus de 30 villes ont été le théâtre d’affrontements, samedi. Des voitures des forces de l’ordre ont été incendiées, des boutiques de Beverly Hills vandalisées. Face à cette radicalisation, nombre de villes ont imposé des couvre-feux. Le déploiement de la garde nationale est renforcé.

 

La Nouvelle-Orléans (Louisiane), de notre envoyé spécial.– Un millier de personnes escortées par deux policiers à moto, deux rassemblements pacifiques avec respect de la distanciation physique et port du masque, la police qui utilise le réseau social Twitter pour saluer « la façon dont les manifestants se sont comportés tout en exerçant leur droit à la liberté d’expression » : une nouvelle fois, La Nouvelle-Orléans aura marqué sa singularité aux États-Unis.

Samedi, alors que les manifestations se radicalisaient dans les grandes villes des États-Unis, la principale agglomération de Louisiane, à la population majoritairement afro-américaine, est restée calme. « Ces affrontements brouillent le message que l’on veut porter et faire entendre aux autorités », clame Andrew, trentenaire aux yeux fatigués après avoir passé la nuit à regarder à la télévision les émeutes qui avaient déjà embrasé le pays vendredi soir.

29 mai 2020, à Washington DC, États-Unis. Manifestation contre le meurtre de George Floyd par la police, devant l’immeuble de la banque Freedman. © Tasos Katopodis/Getty Images/AFP29 mai 2020, à Washington DC, États-Unis. Manifestation contre le meurtre de George Floyd par la police, devant l’immeuble de la banque Freedman. © Tasos Katopodis/Getty Images/AFP

Son groupe d’amis et lui sont venus honorer la mémoire de George Floyd, cet Afro-Américain décédé lundi dernier à Minneapolis après une arrestation houleuse durant laquelle un officier de police a posé son genou sur le cou de la victime pendant de longues minutes, alors que celle-ci le suppliait de la laisser respirer. « Au-delà de ce cas tragique, on souhaite dénoncer la violence qui se déroule chaque jour dans chaque ville de ce pays envers les Afro-Américains et demander un changement de ce système malsain », clame Andrew, qui n’avait pas manifesté depuis de nombreuses années.

La quiétude observée sur les rives du Mississippi va à contre-courant des événements observés hier dans plus d’une trentaine de villes américaines. À Los Angeles, ville théâtre des émeutes de 1992, la tension s’est d’abord concentrée dans le quartier huppé de Beverly Hills. Sur Rodeo Drive, une rue commerçante parmi les plus chères du monde, des boutiques de luxe ont été pillées au cri de « Mangeons les riches ! ». La colère des manifestants s’est ensuite répandue dans les rues adjacentes. Deux voitures de police ont été incendiées et cinq membres des forces de l’ordre blessés.

Des scènes similaires se sont produites à Atlanta ou encore à New-York. Là-bas, le drame a été évité de peu. Un cocktail Molotov a été jeté à l’intérieur d’un véhicule de police qui était occupé. « C’est un miracle que personne n’ait été tué », a réagi lors d’une conférence de presse Dermot Shea, le chef de la police locale. De son côté, Bill de Blasio, maire de la ville, a mis l’accent sur le « racisme systématique » qui frappe son pays : « Nous ne pouvons pas continuer comme ça. La crise du coronavirus a créé une douleur profonde qui se fait ressentir de manière accrue au sein de la communauté afro-américaine. »

À Chicago, la colère a aussi visé les forces de l’ordre. Une policière a été traînée au sol et frappée, comme on peut le voir dans une vidéo qui circule sur les réseaux sociaux. À Indianapolis, un manifestant a été tué par balles. Une enquête est en cours pour déterminer les raisons de ce drame. À Ferguson, dans le Missouri, un commissariat a été incendié et a dû être évacué.

À Minneapolis, ville depuis laquelle les émeutes sont parties il y a trois jours, les forces de sécurité ont chargé plusieurs centaines de manifestants qui défiaient le couvre-feu imposé à 20 heures. Revêtus de leur tenue anti-émeutes, ils ont tiré des fumigènes et des grenades assourdissantes pour protéger un commissariat et repousser un groupe d’individus qui leur jetaient des objets depuis une voiture. « La situation actuelle n’a absolument plus rien à voir avec le meurtre de George Floyd », a jugé Tim walz, le gouverneur de l’État du Minnesota. Pour calmer les tensions, ce dernier a annoncé avoir mobilisé l’intégralité des 13 000 soldats de la garde nationale du Minnesota. Une décision historique dans cet État.

27 mai 2020, Minneapolis, États-Unis. Un portrait de George Floyd entre deux policiers durant une manifestation. © Stephen Maturen/Getty Images/AFP27 mai 2020, Minneapolis, États-Unis. Un portrait de George Floyd entre deux policiers durant une manifestation. © Stephen Maturen/Getty Images/AFP

Face aux violences croissantes dans le pays, la stratégie choisie par Tim Walz – l’imposition d’un couvre-feu et le recours aux forces armées – s’est répandue dans d’autres États. Ainsi, 25 villes réparties sur 16 États ont déclaré un couvre-feu pour la nuit de samedi ou jusqu’à lundi matin. Dans cette liste se trouvent notamment les villes de Los Angeles, Atlanta, Miami, Denver, Nashville ou encore Seattle. Quant à la garde nationale, elle a été déployée dans une douzaine d’États, ainsi que dans le District de Columbia, où se trouve la capitale Washington. Dans cette ville, les manifestants se sont une nouvelle fois rassemblés devant la Maison Blanche. Sous les fenêtres de la résidence du président, ils ont hurlé le nom de Donald Trump.

Le milliardaire a lui passé une bonne partie de la journée d’hier en Floride, où il a assisté au lancement d’une navette spatiale élaborée par SpaceX, la première société privée à lancer des astronautes dans l’espace.

En marge de ces réjouissances, il s’est exprimé sur la situation actuelle du pays. Après avoir dénoncé la mort « tragique » de George Floyd, il a promis de « stopper les violences collectives », qu’il a attribué « à des groupes de l’extrême gauche radicale » et notamment « antifa ». Il a insisté sur ce point : « Nous ne devons pas laisser un petit groupe de criminels et de vandales détruire nos villes. »

Des propos qui font suite à une série de messages polémiques publiés samedi matin sur le réseau social Twitter par le président américain. Dans une sorte de mise en garde appuyée, il avait annoncé que les manifestants auraient été « accueillis par les chiens les plus vicieux et les armes les plus inquiétantes » qu’ils aient jamais vues, si ces derniers avaient franchi la clôture de la Maison Blanche lors des émeutes de vendredi soir.

Son opposant à la prochaine présidentielle de novembre, le démocrate Joe Biden, a lui qualifié de « justes et nécessaires » les manifestations. « Ces derniers jours ont montré que nous sommes une nation furieuse contre l’injustice. Chaque personne peut comprendre la brutalité des traumatismes vécus par les personnes de couleur dans ce pays », a-t-il ajouté, tout en dénonçant les violences de ces derniers jours.

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Plus de 30 villes ont été le théâtre d’affrontements, samedi. Des voitures des forces de l’ordre ont été incendiées, des boutiques de Beverly Hills vandalisées. Face à cette radicalisation, nombre de villes ont imposé des couvre-feux. Le déploiement de la garde nationale est renforcé.

 

La Nouvelle-Orléans (Louisiane), de notre envoyé spécial.– Un millier de personnes escortées par deux policiers à moto, deux rassemblements pacifiques avec respect de la distanciation physique et port du masque, la police qui utilise le réseau social Twitter pour saluer « la façon dont les manifestants se sont comportés tout en exerçant leur droit à la liberté d’expression » : une nouvelle fois, La Nouvelle-Orléans aura marqué sa singularité aux États-Unis.

Samedi, alors que les manifestations se radicalisaient dans les grandes villes des États-Unis, la principale agglomération de Louisiane, à la population majoritairement afro-américaine, est restée calme. « Ces affrontements brouillent le message que l’on veut porter et faire entendre aux autorités », clame Andrew, trentenaire aux yeux fatigués après avoir passé la nuit à regarder à la télévision les émeutes qui avaient déjà embrasé le pays vendredi soir.

29 mai 2020, à Washington DC, États-Unis. Manifestation contre le meurtre de George Floyd par la police, devant l’immeuble de la banque Freedman. © Tasos Katopodis/Getty Images/AFP29 mai 2020, à Washington DC, États-Unis. Manifestation contre le meurtre de George Floyd par la police, devant l’immeuble de la banque Freedman. © Tasos Katopodis/Getty Images/AFP

Son groupe d’amis et lui sont venus honorer la mémoire de George Floyd, cet Afro-Américain décédé lundi dernier à Minneapolis après une arrestation houleuse durant laquelle un officier de police a posé son genou sur le cou de la victime pendant de longues minutes, alors que celle-ci le suppliait de la laisser respirer. « Au-delà de ce cas tragique, on souhaite dénoncer la violence qui se déroule chaque jour dans chaque ville de ce pays envers les Afro-Américains et demander un changement de ce système malsain », clame Andrew, qui n’avait pas manifesté depuis de nombreuses années.

La quiétude observée sur les rives du Mississippi va à contre-courant des événements observés hier dans plus d’une trentaine de villes américaines. À Los Angeles, ville théâtre des émeutes de 1992, la tension s’est d’abord concentrée dans le quartier huppé de Beverly Hills. Sur Rodeo Drive, une rue commerçante parmi les plus chères du monde, des boutiques de luxe ont été pillées au cri de « Mangeons les riches ! ». La colère des manifestants s’est ensuite répandue dans les rues adjacentes. Deux voitures de police ont été incendiées et cinq membres des forces de l’ordre blessés.

Des scènes similaires se sont produites à Atlanta ou encore à New-York. Là-bas, le drame a été évité de peu. Un cocktail Molotov a été jeté à l’intérieur d’un véhicule de police qui était occupé. « C’est un miracle que personne n’ait été tué », a réagi lors d’une conférence de presse Dermot Shea, le chef de la police locale. De son côté, Bill de Blasio, maire de la ville, a mis l’accent sur le « racisme systématique » qui frappe son pays : « Nous ne pouvons pas continuer comme ça. La crise du coronavirus a créé une douleur profonde qui se fait ressentir de manière accrue au sein de la communauté afro-américaine. »

À Chicago, la colère a aussi visé les forces de l’ordre. Une policière a été traînée au sol et frappée, comme on peut le voir dans une vidéo qui circule sur les réseaux sociaux. À Indianapolis, un manifestant a été tué par balles. Une enquête est en cours pour déterminer les raisons de ce drame. À Ferguson, dans le Missouri, un commissariat a été incendié et a dû être évacué.

À Minneapolis, ville depuis laquelle les émeutes sont parties il y a trois jours, les forces de sécurité ont chargé plusieurs centaines de manifestants qui défiaient le couvre-feu imposé à 20 heures. Revêtus de leur tenue anti-émeutes, ils ont tiré des fumigènes et des grenades assourdissantes pour protéger un commissariat et repousser un groupe d’individus qui leur jetaient des objets depuis une voiture. « La situation actuelle n’a absolument plus rien à voir avec le meurtre de George Floyd », a jugé Tim walz, le gouverneur de l’État du Minnesota. Pour calmer les tensions, ce dernier a annoncé avoir mobilisé l’intégralité des 13 000 soldats de la garde nationale du Minnesota. Une décision historique dans cet État.

27 mai 2020, Minneapolis, États-Unis. Un portrait de George Floyd entre deux policiers durant une manifestation. © Stephen Maturen/Getty Images/AFP27 mai 2020, Minneapolis, États-Unis. Un portrait de George Floyd entre deux policiers durant une manifestation. © Stephen Maturen/Getty Images/AFP

Face aux violences croissantes dans le pays, la stratégie choisie par Tim Walz – l’imposition d’un couvre-feu et le recours aux forces armées – s’est répandue dans d’autres États. Ainsi, 25 villes réparties sur 16 États ont déclaré un couvre-feu pour la nuit de samedi ou jusqu’à lundi matin. Dans cette liste se trouvent notamment les villes de Los Angeles, Atlanta, Miami, Denver, Nashville ou encore Seattle. Quant à la garde nationale, elle a été déployée dans une douzaine d’États, ainsi que dans le District de Columbia, où se trouve la capitale Washington. Dans cette ville, les manifestants se sont une nouvelle fois rassemblés devant la Maison Blanche. Sous les fenêtres de la résidence du président, ils ont hurlé le nom de Donald Trump.

Le milliardaire a lui passé une bonne partie de la journée d’hier en Floride, où il a assisté au lancement d’une navette spatiale élaborée par SpaceX, la première société privée à lancer des astronautes dans l’espace.

En marge de ces réjouissances, il s’est exprimé sur la situation actuelle du pays. Après avoir dénoncé la mort « tragique » de George Floyd, il a promis de « stopper les violences collectives », qu’il a attribué « à des groupes de l’extrême gauche radicale » et notamment « antifa ». Il a insisté sur ce point : « Nous ne devons pas laisser un petit groupe de criminels et de vandales détruire nos villes. »

Des propos qui font suite à une série de messages polémiques publiés samedi matin sur le réseau social Twitter par le président américain. Dans une sorte de mise en garde appuyée, il avait annoncé que les manifestants auraient été « accueillis par les chiens les plus vicieux et les armes les plus inquiétantes » qu’ils aient jamais vues, si ces derniers avaient franchi la clôture de la Maison Blanche lors des émeutes de vendredi soir.

Son opposant à la prochaine présidentielle de novembre, le démocrate Joe Biden, a lui qualifié de « justes et nécessaires » les manifestations. « Ces derniers jours ont montré que nous sommes une nation furieuse contre l’injustice. Chaque personne peut comprendre la brutalité des traumatismes vécus par les personnes de couleur dans ce pays », a-t-il ajouté, tout en dénonçant les violences de ces derniers jours.

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