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Coronavirus : quand les chefs d’État africains font dans la prévention (images)
18/04/2020 à 18h32 par La redaction

Alpha Condé, Félix Tshisekedi, Mohammed VI, Alassane Ouattara… Les chefs d’État africains se mettent en scène sur les réseaux sociaux afin d’alerter sur les dangers du Covid-19 et d’encourager la population à respecter les gestes barrières.

Le 15 mars, le chef de l’État rwandais, Paul Kagame, se retroussait les manches en répondant au challenge lancé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour empêcher la propagation du Covid-19. « Lavez-vous les mains avec du savon et de l’eau pendant au moins 40 secondes », indiquait-il sur Twitter à ses 1,7 million d’abonnés, avant de lancer le défi à ses homologues kenyan, sénégalais, tanzanien, congolais et sud-africain.

Depuis l’apparition du premier cas de coronavirus sur le continent, le 14 février, les dirigeants africains incitent la population à respecter les gestes barrières afin d’enrayer la propagation de la pandémie. Du challenge « mains propres » au port du masque lors de réunions officielles, en passant par les chansons anti-coronavirus ou par le sport à la maison, les chefs d’État – mais aussi les Premiers ministres et Premières dames – font preuve de pédagogie.

Jeune Afrique en dresse un inventaire significatif, par ordre alphabétique de leurs pays respectifs.

• Algérie : Abdelmadjid Tebboune sur le front

Coronavirus : quand les chefs d’État africains font dans la prévention (images)

C’est muni d’un masque et de lunettes de protection que le président Abdelmadjid Tebboune a effectué, lundi 13 avril, une tournée des établissements hospitaliers à Alger. Alors que le confinement partiel a été instauré dans l’ensemble du pays pour faire face à l’épidémie (364 victimes au 17 avril) le chef de l’État algérien a annoncé la suppression du service civil pour les médecins ainsi qu’une refonte totale du système de santé. Si la possibilité d’instaurer un confinement total dans la capitale, qui compte 4 millions d’habitants, n’est pas exclue, Tebboune affirme que la « situation est maîtrisée. »

• Burkina Faso : Roch Marc Christian Kaboré renonce à son salaire

Coronavirus : quand les chefs d’État africains font dans la prévention (images)

La présidence avait dû démentir, à la fin de mars, les rumeurs persistantes qui disaient Roch Marc Christian Kaboré atteint du coronavirus. Plusieurs ministres, testés positifs au début de l’épidémie, sont désormais guéris. C’est donc affublés de masques et à au moins un mètre l’un de l’autre que les membres du gouvernement se sont réunis en conseil le 16 avril à Kossyam, après quelques semaines de visioconférence. La présidence a opté pour le télétravail, la rotation des employés, tout en renforçant les mesures d’hygiène.

Dans un message à la nation le 2 avril, Roch Marc Christian Kaboré a annoncé le déblocage de 394 milliards de francs CFA pour lutter contre le Covid-19 ainsi que des mesures sociales. Comme d’autres chefs d’État du continent, il a également décidé de renoncer à son salaire pendant six mois, à compter de ce mois d’avril, afin de contribuer au fonds de riposte à la pandémie.

• Congo-Brazzaville : Denis Sassou Nguesso met la main à la poche

Coronavirus : quand les chefs d’État africains font dans la prévention (images)

Le président congolais est apparu pour la première fois masqué lors du conseil des ministres du 27 mars, avant d’annoncer le lendemain le confinement général de la population, assorti d’un couvre-feu. Quelque peu agacé par les hésitations de son gouvernement qui, au début de la pandémie, donnait l’impression de minimiser la menace en expliquant qu’il n’y avait guère lieu de s’inquiéter puisqu’il s’agissait de « cas importés », Denis Sassou Nguesso a initié la création d’une Coordination nationale de gestion de la pandémie (laquelle s’est réunie en sa présence le 10 avril), d’une task force sur l’impact économique et social, d’un comité technique de riposte et d’un comité d’experts.

Le chef de l’État, qui est rentré à Brazzaville depuis Oyo dès les premiers jours de l’épidémie, surveille de près les tensions sanitaires mais aussi financières et sociales suscitées par le choc Covid-19. La gratuité de l’eau et de l’électricité a été décrétée sur l’ensemble du territoire. Ministres, députés et sénateurs ont donc été priés de mettre la main à la poche – à raison de 2,5 à 5,5 millions de francs CFA par membre du gouvernement et de 6,5 millions pour le Premier ministre Clément Mouamba – afin d’abonder la cagnotte du Fonds national de solidarité. De son côté, la présidence a déboursé 150 millions de francs CFA pour alimenter le même fonds, somme à laquelle le chef de l’État a substantiellement contribué sur ses fonds propres.

• Côte d’Ivoire : Alassane Ouattara sous contrôle

Coronavirus : quand les chefs d’État africains font dans la prévention (images)

Depuis le début de la pandémie, Alassane Ouattara a considérablement réduit ses déplacements. Il se rend régulièrement au palais présidentiel, où des contrôles de température sont effectués à l’entrée et où le port du masque a été rendu obligatoire. Seuls une dizaine de membres du gouvernement prennent part physiquement au conseil des ministres hebdomadaire, qu’il préside – les autres y assistent par visioconférence.

Les autorités ivoiriennes ont instauré l’état d’urgence et mis en place un couvre-feu sur l’ensemble du territoire, de 21 heures à 5 heures du matin, tandis que les déplacements entre Abidjan et le reste du pays sont soumis à des autorisations. Dans la capitale économique ivoirienne, le port du masque est obligatoire.

• Gabon : défi #MainsPropres pour Ali Bongo Ondimba

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Tous les Gabonais ne disposent sans doute pas de la  même salle d’eau en marbre, mais tous pourront en tout cas prendre en exemple le lavage de mains du président de la République. Maniant savon moussant et eau claire, à l’instar de Paul Kagame, initiateur de ce challenge, Ali Bongo Ondimba (ABO) s’est prêté au jeu du défi « mains propres », comme avant lui la Première dame, Sylvia Bongo Ondimba, et son fils, Noureddin Bongo-Valentin, coordonnateur général des affaires présidentielles.

ABO s’était déjà imposé plusieurs restrictions au cours des dernières semaines : double contrôle à l’entrée du Palais du Bord de mer et des bureaux présidentiels, réunions restreintes, visioconférences depuis son domicile de la Sablière, placement d’une grande partie de son personnel en télétravail… La capitale, Libreville, a quant à elle été placée en confinement le 13 avril, tandis que le pays (qui a commencé à fermer ses frontières le 14 mars) a lancé, dès la fin mars, sa propre chaîne de production de gel hydroalcoolique.

• Guinée : Alpha Condé, le pédagogue

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Le chef de l’État guinéen se veut pédagogue, il n’hésite pas à mettre en scène son combat contre le coronavirus. On l’a ainsi vu le 8 avril faire une longue démonstration télévisée au palais de Sekoutouréya sur les gestes de protection : lavage des mains au savon (« 20 à 30 secondes et que ça mousse bien ! »), prise de température, port du masque et entretien avec le corps médical. Puis, Alpha Condé a parcouru à pieds la commune de Kaloum, exhortant les habitants à respecter la distanciation sociale, sauf à devoir connaître une situation « comme en France, en Espagne ou en Italie » et n’hésitant pas à les gourmander sur un mode mi-sérieux : « Si vous ne le faites pas, je vais vous envoyer les militaires ! »

Sur le chemin du retour, le « Professeur » y est allé de son petit conseil préventif : pommade Vicks dans le nez et eau chaude à volonté, tout en surveillant l’application de l’état d’urgence et du confinement (aléatoirement respecté) de Conakry.

• Liberia : George Weah, la prophylaxie en musique

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Au Liberia, où sept décès ont été recensés et où l’on compte 76 cas actifs au 18 avril, les autorités ont décrété un confinement à Monrovia, la capitale, et dans plusieurs régions. Confinement assez peu respecté, du moins lors des premiers jours. Mais il en faudrait plus pour décourager le président George Weah, ancienne star du football mondial, qui a choisi de communiquer en musique. Accompagné par le groupe local Rabbi’s, sur un air vaguement gospel, le président a pris le micro pour inciter les Libériens à combattre « tous ensemble » ce virus, et notamment à se laver les mains.

Le titre est diffusé sur les radios, et sur internet, et il s’accompagne d’un clip pédagogique décrivant les symptômes de la maladie et les moyens de s’en protéger. « Ça pourrait être ta maman, ça pourrait être ton papa », scande le président, provoquant des commentaires variés. Les fans inconditionnels estiment que George Weah a décidément tous les talents, tandis que les sceptiques jugent, à l’inverse, qu’on ne peut décidément pas être doué pour tout.

• Madagascar : Andry Rajoelina, le président-médecin

Contre le Covid-19, le président malgache Andry Rajoelina s’est placé lui-même en première ligne. Il est souvent intervenu à la télévision pour rassurer, mais aussi pour annoncer la suspension des lignes aériennes et le douloureux confinement appliqué à Antananarivo et Toamasina. Chaque semaine, il visite un lieu clé, masque sur le visage, comme une usine de « cache-bouche » (désormais obligatoire dans les rues).

Le chef de l’État s’est aussi fait dépister spontanément. Mais surtout, il a pris le risque d’annoncer, le 8 avril, qu’il détenait un potentiel remède, qui reste à tester, contre le Covid-19. Le produit en question serait basé sur une plante de la Grande Île. « Nous pouvons changer l’histoire de Madagascar et du monde entier », a-t-il lancé.

• Mali : Ibrahim Boubacar Keïta, des législatives malgré tout

Le président IBK lors de son son message du 10 avril 2020.

« Certains ne croient pas encore en l’existence du mal et à sa présence dans notre pays, parmi nous. Ils se trompent ! » Dans son discours à la nation, le 11 avril, le président Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) a insisté, un masque recouvrant son visage, sur la menace réelle que constitue le coronavirus. Depuis l’annonce des premiers cas au Mali, le 25 mars, IBK limite ses contacts. Les conseils des ministres se tiennent depuis en visioconférence.

Le chef de l’État a également annoncé des mesures sociales, à hauteur de 500 milliards de francs CFA, et renoncé à trois mois de salaire pour contribuer à l’effort national. Le maintien des législatives, qui n’avaient mobilisé que 35,73 % d’électeurs au premier tour, a suscité de vives critiques. Pour le second tour, prévu le 19 avril, le gouvernement a annoncé des mesures barrières. Suffiront-elles à rassurer ?

• Maroc : plus de baisemain pour Mohammed VI

La stratégie adoptée par le royaume pour faire face à la pandémie est à l’image du comportement personnel du roi Mohammed VI. Une dizaine de jours avant la déclaration de l’état d’urgence sanitaire, le souverain avait nommé quatre nouveaux membres de la Cour constitutionnelle lors d’une audience qui restera dans les annales : la traditionnelle séquence de baisemain y avait été zappée, de manière à respecter la distanciation sociale.

Ce geste barrière, Mohammed VI l’a également adopté lors d’une réunion de la task-force, le 17 mars, durant laquelle les six haut commis conviés sont restés à bonne distance. Enfin, le 7 avril, jour où le royaume a rendu le port du masque obligatoire, le souverain a reçu le chef du gouvernement avec deux  ministres tout juste nommés. Tous portaient le même masque de protection… made in Morocco.

• Mauritanie : Mohamed Ould Ghazouani en alerte permanente

Le président mauritanien Mohamed Ould Ghazouani.

Au Palais présidentiel de Nouakchott, le port du masque est désormais obligatoire, en conseil des ministres – que Mohamed Ould Ghazouani continue de présider – ou lors des audiences. Le chef de l’État se protège également lors de chacune de ses sorties publiques. Ce dernier a ordonné la fermeture des frontières du pays et un contrôle systématique est effectué à l’entrée des ports. Enfin, dans la vallée du fleuve Sénégal, la ville de Kaédi, où un cas de coronavirus a été détecté, demeure confinée et celle de Rosso a été placée en alerte.

• Ouganda : Yoweri Museveni, le sportif

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Le 8 avril, l’Ougandais Yoweri Museveni a annoncé une nouvelle série de mesures pour renforcer la lutte contre le coronavirus. Parmi celles-ci, l’interdiction de toute activité sportive en extérieur. Pour rassurer ses concitoyens, l’ancien maquisard, âgé aujourd’hui de 75 ans, avait promis qu’il donnerait l’exemple et montrerait comment maintenir une pratique sportive en intérieur. Promesse tenue.

Le lendemain, pieds nus, en survêtement gris, dans son bureau de la présidence ougandaise, Museveni s’est livré à une séance de footing et de pompes sous les flash des photographes, convoqués pour l’occasion. Une séquence qui a rapidement fait le tour des réseaux sociaux. Un moyen aussi pour le doyen des chefs d’État de l’Afrique des Grands Lacs, qui a récemment répondu à une polémique sur son état de forme, de montrer qu’à un an de la prochaine présidentielle, il demeurait d’aplomb pour briguer un nouveau mandat. Le septième, depuis 1986.

• RDC : Félix Tshisekedi, le président masqué

Le président Félix Tshisekedi, lors d'une réunion de crise sur la cornavirus, le 28 mars 2020, à la présidence.

À chaque réunion, qu’elle soit officielle ou privée, le masque ne quitte presque plus Félix Tshisekedi, qui veille lui-même au respect des gestes barrières édictés par l’OMS. La femme du chef de l’État, Denise Nyakeru, a également initié une campagne dans le cadre de sa fondation afin de sensibiliser la population au respect de ces règles.

Depuis le 24 mars, l’état d’urgence a été décrété sur le territoire, et la commune kinoise de La Gombe, épicentre de la pandémie, a été soumise au confinement total. Outre la fermeture des écoles et universités congolaises, tous les rassemblements de plus de 20 personnes dans les lieux publics ont également été interdits afin de limiter la propagation de la pandémie.

• Rwanda : Paul Kagame, sans masque mais radical

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Après s’être prêté dès le 15 mars au challenge « mains propres », lancé par l’OMS, à travers une vidéo dans laquelle il se lavait les mains, le président rwandais a pris plusieurs mesures radicales pour tenter d’enrayer la propagation du virus. Le confinement de la population est actuellement en vigueur au Rwanda.

Paul Kagame a aussi pris la décision de suspendre momentanément le salaire de ses ministres et des membres de son cabinet pour financer la lutte contre le Covid-19. Il gère par ailleurs l’organisation de la riposte à l’échelle nationale avec le comité de pilotage présidé par son Premier ministre, Édouard Ngirente. Et il est impliqué dans l’initiative commune des chefs d’État africains, pilotée par Cyril Ramaphosa, président en exercice de l’Union africaine.

• Sénégal : Macky Sall, port du masque et union sacrée

Depuis la fin du mois de mars, Macky Sall privilégie le « télétravail », pilotant, comme certains de ses pairs, le conseil des ministres en visioconférence depuis sa résidence privée du quartier Mermoz, à Dakar. Ses dernières sorties à l’hôpital Idrissa Pouye de Grand Yoff et au Port de Dakar, pour y réceptionner l’aide alimentaire en faveur du pays, se sont faites avec un masque sur le visage.

Dès le début de l’épidémie au Sénégal, le 2 mars, le président sénégalais a fait de la sensibilisation aux gestes barrières l’un des piliers de la lutte contre le Covid-19, notamment via les réseaux sociaux. Il s’est ainsi lancé, le 17 mars, dans le #SafeHandsChallenge à l’invitation de Paul Kagame. S’il n’a imposé ni le confinement ni le port du masque à ses ressortissants, Macky Sall a décrété le 23 mars l’état d’urgence sanitaire, assorti d’un couvre-feu de 20 heures à 6 heures du matin. Depuis le 1er avril, le chef de l’État, qui plaide pour une « union sacrée » avec l’opposition et la société civile pour faire face à la pandémie, est autorisé à légiférer par ordonnances.

• Tchad : Idriss Déby Itno, le masque et le treillis

Avant de porter officiellement le masque et de donner à la lutte contre la pandémie un tournant plus drastique dans son discours du 14 avril, Idriss Déby Itno avait préféré enfiler le treillis dans les îles du lac Tchad pour, disait-il, « anéantir Boko Haram ».

De retour à N’Djaména – où le port du masque ou du foulard est devenu obligatoire -, le président tchadien a vite endossé les habits de médecin-chef. S’il avait insisté sur l’hygiène et un « lavage de mains qui sauve des vies » dès la fin du mois de mars, lors de l’annonce d’un premier train de mesures barrières, il a annoncé le 14 avril que l’État (dont les frontières ont commencé à être fermées le 11 mars) prendrait en charge les factures d’eau (six mois) et d’électricité (trois mois) de ses concitoyens. IDI a également décidé d’accélérer le recrutement de plus de 1 600 agents de santé pour « combattre le Covid-19 ». Une mesure qui s’ajoute au plan de contingence de 15 milliards de francs CFA annoncé en mars.

• Tunisie : Kaïs Saïed, confiné à Carthage

Le président tunisien Kaïs Saïed et le chef du gouvernement Elyes Fakhfakh, le 14 avril 2020.

Le 17 mars, le président Kaïs Saïed déclarait la guerre au coronavirus, instaurait un couvre-feu et exhortait les Tunisiens à respecter les mesures édictées par le gouvernement, assurant que c’était une question de jours. Depuis, il s’est rendu à l’évidence et s’est plié aux exigences de la pandémie. Le 5 avril, il a ainsi pris ses quartiers au palais de Carthage et quitté son domicile de Mnihla mais il n’a commencé à porter un masque qu’à partir du lendemain. La veille, des photographies qui le montraient prêtant main forte à la garde présidentielle pour l’acheminement de l’aide aux démunis avaient fait réagir, sur les réseaux sociaux, certains internautes dénonçant sa légèreté en matière de prévention.

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Alpha Condé, Félix Tshisekedi, Mohammed VI, Alassane Ouattara… Les chefs d’État africains se mettent en scène sur les réseaux sociaux afin d’alerter sur les dangers du Covid-19 et d’encourager la population à respecter les gestes barrières.

Le 15 mars, le chef de l’État rwandais, Paul Kagame, se retroussait les manches en répondant au challenge lancé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour empêcher la propagation du Covid-19. « Lavez-vous les mains avec du savon et de l’eau pendant au moins 40 secondes », indiquait-il sur Twitter à ses 1,7 million d’abonnés, avant de lancer le défi à ses homologues kenyan, sénégalais, tanzanien, congolais et sud-africain.

Depuis l’apparition du premier cas de coronavirus sur le continent, le 14 février, les dirigeants africains incitent la population à respecter les gestes barrières afin d’enrayer la propagation de la pandémie. Du challenge « mains propres » au port du masque lors de réunions officielles, en passant par les chansons anti-coronavirus ou par le sport à la maison, les chefs d’État – mais aussi les Premiers ministres et Premières dames – font preuve de pédagogie.

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• Algérie : Abdelmadjid Tebboune sur le front

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C’est muni d’un masque et de lunettes de protection que le président Abdelmadjid Tebboune a effectué, lundi 13 avril, une tournée des établissements hospitaliers à Alger. Alors que le confinement partiel a été instauré dans l’ensemble du pays pour faire face à l’épidémie (364 victimes au 17 avril) le chef de l’État algérien a annoncé la suppression du service civil pour les médecins ainsi qu’une refonte totale du système de santé. Si la possibilité d’instaurer un confinement total dans la capitale, qui compte 4 millions d’habitants, n’est pas exclue, Tebboune affirme que la « situation est maîtrisée. »

• Burkina Faso : Roch Marc Christian Kaboré renonce à son salaire

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La présidence avait dû démentir, à la fin de mars, les rumeurs persistantes qui disaient Roch Marc Christian Kaboré atteint du coronavirus. Plusieurs ministres, testés positifs au début de l’épidémie, sont désormais guéris. C’est donc affublés de masques et à au moins un mètre l’un de l’autre que les membres du gouvernement se sont réunis en conseil le 16 avril à Kossyam, après quelques semaines de visioconférence. La présidence a opté pour le télétravail, la rotation des employés, tout en renforçant les mesures d’hygiène.

Dans un message à la nation le 2 avril, Roch Marc Christian Kaboré a annoncé le déblocage de 394 milliards de francs CFA pour lutter contre le Covid-19 ainsi que des mesures sociales. Comme d’autres chefs d’État du continent, il a également décidé de renoncer à son salaire pendant six mois, à compter de ce mois d’avril, afin de contribuer au fonds de riposte à la pandémie.

• Congo-Brazzaville : Denis Sassou Nguesso met la main à la poche

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Le président congolais est apparu pour la première fois masqué lors du conseil des ministres du 27 mars, avant d’annoncer le lendemain le confinement général de la population, assorti d’un couvre-feu. Quelque peu agacé par les hésitations de son gouvernement qui, au début de la pandémie, donnait l’impression de minimiser la menace en expliquant qu’il n’y avait guère lieu de s’inquiéter puisqu’il s’agissait de « cas importés », Denis Sassou Nguesso a initié la création d’une Coordination nationale de gestion de la pandémie (laquelle s’est réunie en sa présence le 10 avril), d’une task force sur l’impact économique et social, d’un comité technique de riposte et d’un comité d’experts.

Le chef de l’État, qui est rentré à Brazzaville depuis Oyo dès les premiers jours de l’épidémie, surveille de près les tensions sanitaires mais aussi financières et sociales suscitées par le choc Covid-19. La gratuité de l’eau et de l’électricité a été décrétée sur l’ensemble du territoire. Ministres, députés et sénateurs ont donc été priés de mettre la main à la poche – à raison de 2,5 à 5,5 millions de francs CFA par membre du gouvernement et de 6,5 millions pour le Premier ministre Clément Mouamba – afin d’abonder la cagnotte du Fonds national de solidarité. De son côté, la présidence a déboursé 150 millions de francs CFA pour alimenter le même fonds, somme à laquelle le chef de l’État a substantiellement contribué sur ses fonds propres.

• Côte d’Ivoire : Alassane Ouattara sous contrôle

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Depuis le début de la pandémie, Alassane Ouattara a considérablement réduit ses déplacements. Il se rend régulièrement au palais présidentiel, où des contrôles de température sont effectués à l’entrée et où le port du masque a été rendu obligatoire. Seuls une dizaine de membres du gouvernement prennent part physiquement au conseil des ministres hebdomadaire, qu’il préside – les autres y assistent par visioconférence.

Les autorités ivoiriennes ont instauré l’état d’urgence et mis en place un couvre-feu sur l’ensemble du territoire, de 21 heures à 5 heures du matin, tandis que les déplacements entre Abidjan et le reste du pays sont soumis à des autorisations. Dans la capitale économique ivoirienne, le port du masque est obligatoire.

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Tous les Gabonais ne disposent sans doute pas de la  même salle d’eau en marbre, mais tous pourront en tout cas prendre en exemple le lavage de mains du président de la République. Maniant savon moussant et eau claire, à l’instar de Paul Kagame, initiateur de ce challenge, Ali Bongo Ondimba (ABO) s’est prêté au jeu du défi « mains propres », comme avant lui la Première dame, Sylvia Bongo Ondimba, et son fils, Noureddin Bongo-Valentin, coordonnateur général des affaires présidentielles.

ABO s’était déjà imposé plusieurs restrictions au cours des dernières semaines : double contrôle à l’entrée du Palais du Bord de mer et des bureaux présidentiels, réunions restreintes, visioconférences depuis son domicile de la Sablière, placement d’une grande partie de son personnel en télétravail… La capitale, Libreville, a quant à elle été placée en confinement le 13 avril, tandis que le pays (qui a commencé à fermer ses frontières le 14 mars) a lancé, dès la fin mars, sa propre chaîne de production de gel hydroalcoolique.

• Guinée : Alpha Condé, le pédagogue

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Le chef de l’État guinéen se veut pédagogue, il n’hésite pas à mettre en scène son combat contre le coronavirus. On l’a ainsi vu le 8 avril faire une longue démonstration télévisée au palais de Sekoutouréya sur les gestes de protection : lavage des mains au savon (« 20 à 30 secondes et que ça mousse bien ! »), prise de température, port du masque et entretien avec le corps médical. Puis, Alpha Condé a parcouru à pieds la commune de Kaloum, exhortant les habitants à respecter la distanciation sociale, sauf à devoir connaître une situation « comme en France, en Espagne ou en Italie » et n’hésitant pas à les gourmander sur un mode mi-sérieux : « Si vous ne le faites pas, je vais vous envoyer les militaires ! »

Sur le chemin du retour, le « Professeur » y est allé de son petit conseil préventif : pommade Vicks dans le nez et eau chaude à volonté, tout en surveillant l’application de l’état d’urgence et du confinement (aléatoirement respecté) de Conakry.

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Au Liberia, où sept décès ont été recensés et où l’on compte 76 cas actifs au 18 avril, les autorités ont décrété un confinement à Monrovia, la capitale, et dans plusieurs régions. Confinement assez peu respecté, du moins lors des premiers jours. Mais il en faudrait plus pour décourager le président George Weah, ancienne star du football mondial, qui a choisi de communiquer en musique. Accompagné par le groupe local Rabbi’s, sur un air vaguement gospel, le président a pris le micro pour inciter les Libériens à combattre « tous ensemble » ce virus, et notamment à se laver les mains.

Le titre est diffusé sur les radios, et sur internet, et il s’accompagne d’un clip pédagogique décrivant les symptômes de la maladie et les moyens de s’en protéger. « Ça pourrait être ta maman, ça pourrait être ton papa », scande le président, provoquant des commentaires variés. Les fans inconditionnels estiment que George Weah a décidément tous les talents, tandis que les sceptiques jugent, à l’inverse, qu’on ne peut décidément pas être doué pour tout.

• Madagascar : Andry Rajoelina, le président-médecin

Contre le Covid-19, le président malgache Andry Rajoelina s’est placé lui-même en première ligne. Il est souvent intervenu à la télévision pour rassurer, mais aussi pour annoncer la suspension des lignes aériennes et le douloureux confinement appliqué à Antananarivo et Toamasina. Chaque semaine, il visite un lieu clé, masque sur le visage, comme une usine de « cache-bouche » (désormais obligatoire dans les rues).

Le chef de l’État s’est aussi fait dépister spontanément. Mais surtout, il a pris le risque d’annoncer, le 8 avril, qu’il détenait un potentiel remède, qui reste à tester, contre le Covid-19. Le produit en question serait basé sur une plante de la Grande Île. « Nous pouvons changer l’histoire de Madagascar et du monde entier », a-t-il lancé.

• Mali : Ibrahim Boubacar Keïta, des législatives malgré tout

Le président IBK lors de son son message du 10 avril 2020.

« Certains ne croient pas encore en l’existence du mal et à sa présence dans notre pays, parmi nous. Ils se trompent ! » Dans son discours à la nation, le 11 avril, le président Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) a insisté, un masque recouvrant son visage, sur la menace réelle que constitue le coronavirus. Depuis l’annonce des premiers cas au Mali, le 25 mars, IBK limite ses contacts. Les conseils des ministres se tiennent depuis en visioconférence.

Le chef de l’État a également annoncé des mesures sociales, à hauteur de 500 milliards de francs CFA, et renoncé à trois mois de salaire pour contribuer à l’effort national. Le maintien des législatives, qui n’avaient mobilisé que 35,73 % d’électeurs au premier tour, a suscité de vives critiques. Pour le second tour, prévu le 19 avril, le gouvernement a annoncé des mesures barrières. Suffiront-elles à rassurer ?

• Maroc : plus de baisemain pour Mohammed VI

La stratégie adoptée par le royaume pour faire face à la pandémie est à l’image du comportement personnel du roi Mohammed VI. Une dizaine de jours avant la déclaration de l’état d’urgence sanitaire, le souverain avait nommé quatre nouveaux membres de la Cour constitutionnelle lors d’une audience qui restera dans les annales : la traditionnelle séquence de baisemain y avait été zappée, de manière à respecter la distanciation sociale.

Ce geste barrière, Mohammed VI l’a également adopté lors d’une réunion de la task-force, le 17 mars, durant laquelle les six haut commis conviés sont restés à bonne distance. Enfin, le 7 avril, jour où le royaume a rendu le port du masque obligatoire, le souverain a reçu le chef du gouvernement avec deux  ministres tout juste nommés. Tous portaient le même masque de protection… made in Morocco.

• Mauritanie : Mohamed Ould Ghazouani en alerte permanente

Le président mauritanien Mohamed Ould Ghazouani.

Au Palais présidentiel de Nouakchott, le port du masque est désormais obligatoire, en conseil des ministres – que Mohamed Ould Ghazouani continue de présider – ou lors des audiences. Le chef de l’État se protège également lors de chacune de ses sorties publiques. Ce dernier a ordonné la fermeture des frontières du pays et un contrôle systématique est effectué à l’entrée des ports. Enfin, dans la vallée du fleuve Sénégal, la ville de Kaédi, où un cas de coronavirus a été détecté, demeure confinée et celle de Rosso a été placée en alerte.

• Ouganda : Yoweri Museveni, le sportif

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Le 8 avril, l’Ougandais Yoweri Museveni a annoncé une nouvelle série de mesures pour renforcer la lutte contre le coronavirus. Parmi celles-ci, l’interdiction de toute activité sportive en extérieur. Pour rassurer ses concitoyens, l’ancien maquisard, âgé aujourd’hui de 75 ans, avait promis qu’il donnerait l’exemple et montrerait comment maintenir une pratique sportive en intérieur. Promesse tenue.

Le lendemain, pieds nus, en survêtement gris, dans son bureau de la présidence ougandaise, Museveni s’est livré à une séance de footing et de pompes sous les flash des photographes, convoqués pour l’occasion. Une séquence qui a rapidement fait le tour des réseaux sociaux. Un moyen aussi pour le doyen des chefs d’État de l’Afrique des Grands Lacs, qui a récemment répondu à une polémique sur son état de forme, de montrer qu’à un an de la prochaine présidentielle, il demeurait d’aplomb pour briguer un nouveau mandat. Le septième, depuis 1986.

• RDC : Félix Tshisekedi, le président masqué

Le président Félix Tshisekedi, lors d'une réunion de crise sur la cornavirus, le 28 mars 2020, à la présidence.

À chaque réunion, qu’elle soit officielle ou privée, le masque ne quitte presque plus Félix Tshisekedi, qui veille lui-même au respect des gestes barrières édictés par l’OMS. La femme du chef de l’État, Denise Nyakeru, a également initié une campagne dans le cadre de sa fondation afin de sensibiliser la population au respect de ces règles.

Depuis le 24 mars, l’état d’urgence a été décrété sur le territoire, et la commune kinoise de La Gombe, épicentre de la pandémie, a été soumise au confinement total. Outre la fermeture des écoles et universités congolaises, tous les rassemblements de plus de 20 personnes dans les lieux publics ont également été interdits afin de limiter la propagation de la pandémie.

• Rwanda : Paul Kagame, sans masque mais radical

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Après s’être prêté dès le 15 mars au challenge « mains propres », lancé par l’OMS, à travers une vidéo dans laquelle il se lavait les mains, le président rwandais a pris plusieurs mesures radicales pour tenter d’enrayer la propagation du virus. Le confinement de la population est actuellement en vigueur au Rwanda.

Paul Kagame a aussi pris la décision de suspendre momentanément le salaire de ses ministres et des membres de son cabinet pour financer la lutte contre le Covid-19. Il gère par ailleurs l’organisation de la riposte à l’échelle nationale avec le comité de pilotage présidé par son Premier ministre, Édouard Ngirente. Et il est impliqué dans l’initiative commune des chefs d’État africains, pilotée par Cyril Ramaphosa, président en exercice de l’Union africaine.

• Sénégal : Macky Sall, port du masque et union sacrée

Depuis la fin du mois de mars, Macky Sall privilégie le « télétravail », pilotant, comme certains de ses pairs, le conseil des ministres en visioconférence depuis sa résidence privée du quartier Mermoz, à Dakar. Ses dernières sorties à l’hôpital Idrissa Pouye de Grand Yoff et au Port de Dakar, pour y réceptionner l’aide alimentaire en faveur du pays, se sont faites avec un masque sur le visage.

Dès le début de l’épidémie au Sénégal, le 2 mars, le président sénégalais a fait de la sensibilisation aux gestes barrières l’un des piliers de la lutte contre le Covid-19, notamment via les réseaux sociaux. Il s’est ainsi lancé, le 17 mars, dans le #SafeHandsChallenge à l’invitation de Paul Kagame. S’il n’a imposé ni le confinement ni le port du masque à ses ressortissants, Macky Sall a décrété le 23 mars l’état d’urgence sanitaire, assorti d’un couvre-feu de 20 heures à 6 heures du matin. Depuis le 1er avril, le chef de l’État, qui plaide pour une « union sacrée » avec l’opposition et la société civile pour faire face à la pandémie, est autorisé à légiférer par ordonnances.

• Tchad : Idriss Déby Itno, le masque et le treillis

Avant de porter officiellement le masque et de donner à la lutte contre la pandémie un tournant plus drastique dans son discours du 14 avril, Idriss Déby Itno avait préféré enfiler le treillis dans les îles du lac Tchad pour, disait-il, « anéantir Boko Haram ».

De retour à N’Djaména – où le port du masque ou du foulard est devenu obligatoire -, le président tchadien a vite endossé les habits de médecin-chef. S’il avait insisté sur l’hygiène et un « lavage de mains qui sauve des vies » dès la fin du mois de mars, lors de l’annonce d’un premier train de mesures barrières, il a annoncé le 14 avril que l’État (dont les frontières ont commencé à être fermées le 11 mars) prendrait en charge les factures d’eau (six mois) et d’électricité (trois mois) de ses concitoyens. IDI a également décidé d’accélérer le recrutement de plus de 1 600 agents de santé pour « combattre le Covid-19 ». Une mesure qui s’ajoute au plan de contingence de 15 milliards de francs CFA annoncé en mars.

• Tunisie : Kaïs Saïed, confiné à Carthage

Le président tunisien Kaïs Saïed et le chef du gouvernement Elyes Fakhfakh, le 14 avril 2020.

Le 17 mars, le président Kaïs Saïed déclarait la guerre au coronavirus, instaurait un couvre-feu et exhortait les Tunisiens à respecter les mesures édictées par le gouvernement, assurant que c’était une question de jours. Depuis, il s’est rendu à l’évidence et s’est plié aux exigences de la pandémie. Le 5 avril, il a ainsi pris ses quartiers au palais de Carthage et quitté son domicile de Mnihla mais il n’a commencé à porter un masque qu’à partir du lendemain. La veille, des photographies qui le montraient prêtant main forte à la garde présidentielle pour l’acheminement de l’aide aux démunis avaient fait réagir, sur les réseaux sociaux, certains internautes dénonçant sa légèreté en matière de prévention.

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