Amnesty International lance une pétition contre Alassane Ouattara


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Même après son investiture, Alassane Ouattara a affaire à Amnesty International qui vient d’accentuer la pression contre lui. Ce jeudi 17 décembre 2020, cette organisation internationale des droits de l’homme a lancé une pétition contre Ado et le ministère ivoirien de la Justice pour exiger la libération de 6 femmes activistes dont Pulchérie Édith Gbalé.

 

« Monsieur le Président, J’ai été choqué·e d’apprendre les arrestations de Pulchérie Edith Gbalet, Anne-Marie Bonifon, Ange-Marie Yeo, Henriette Sonnebo Guei, Naminata Koné dite Amy Diaga et Kouigninon Irène Pan épouse Todé. Je vous appelle à veiller à ce que ces femmes détenues arbitrairement soient libérées et que les charges contre elles soient abandonnées. La liberté d’expression et le droit de manifester pacifiquement doivent être garantis. Manifester n’est pas un crime. Bien cordialement », peut-on lire sur leur site.

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À chaque fois qu’un internaute souscrira à la pétition, le mail de la présidence ivoirienne recevra ce message qui veut la liberté de 6 femmes activistes arrêtées en marge des manifestations contre le troisième mandat. Leur situation inquiète Amnesty International qui renseigne qu’elles sont toujours détenues à la MACA. « Alassane Ouattara, manifester est un droit. Nous vous demandons de libérer ces six femmes activistes arrêtées arbitrairement », martèle l’organisation internationale des droits de l’homme.

 

Mme Pulchérie Edith Gbalet, coordinatrice de l’ONG Alternatives Citoyennes (ACI), a été arrêtée le 15 août dernier alors qu’elle avait appelé à manifester pacifiquement contre la candidature du Président Ouattara à la présidentielle d’octobre dernier. Anne-Marie Bonifon est la coordonnatrice du parti GPS (Génération Peuple Solidaire), parti de Guillaume Soro. Cette dernière coiffe Ange-Marie Yeo, Henriette Sonnebo Guei, Naminata Koné et Kouigninon Irène Pan épouse Todé, qui sont toutes des militantes du parti de l’ancien président de l’Assemblée nationale ivoirienne.

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Rappelons que le 16 novembre dernier, Amnesty International avait dénoncé l’usage de la violence lors des manifestations contre le troisième mandat d’Ado. Cette pétition intervient trois jours après la cérémonie d’investiture du président Alassane Ouattara. Sa réélection avec 94% des voix lors du scrutin présidentiel d’octobre a suscité des protestations dans tous le pays. L’opposition conduite par Henri Konan Bédié, après des protestations violentes, a opté pour une lutte pacifique.

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