Affaire Bouaké : 16 ans plus tard, le verdict est tombé


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À Bouaké, le 6 novembre 2004, l’aviation ivoirienne bombarde un camp français de la force Licorne à Bouaké : du côté français, neuf soldats sont tués ; chez les Américains, un civil meurt. On compte également 38 autres personnes blessées. 

Ce bombardement a lieu à moins de 3 km du centre de la ville. 

En utilisant l’outil de distance sur la carte et en vous plaçant sur Bouaké vous constaterez que 3 km, c’est encore au sein de la ville.

La situation

En novembre 2004, Laurent Gbagbo (président de la Côte d’Ivoire du 26 octobre 2000 au 11 avril 2011) tente de réunir l’armée de son pays, qui a été divisée en deux après la guerre civile.

Il envoie des avions vers les positions des rebelles dans le nord du pays.

Le 6 novembre, deux avions ivoiriens passent au-dessus d’un camp français à Bouaké.

L’un d’entre eux plonge et lance des missiles.

On ne sait toujours pas exactement ce qui s’est réellement passé

Ces roquettes font dix morts (neuf soldats français et un civil américain) ainsi que 38 blessés.

En retour, l’armée française démantèle l’armée de l’air ivoirienne, empêchant leur offensive qui était en cours contre les forces rebelles pour reconquérir le pays.

On note à la suite de cet évènement des tensions marquées entre la France et la Côte d’Ivoire, qui ont pourtant été anciennement proches.

Des manifestations anti-françaises ont lieu dans le sud du pays les jours suivants.

Le président français de l’époque, Jacques Chirac, donne un discours le 10 novembre en hommage aux soldats et civils tués.

Les deux avions responsables se posent à l’aéroport de Yamoussoukro, et les pilotes sont pris en photos.

Trois d’entre eux sont accusés par la justice française d’avoir lancé le bombardement.

Deux sont ivoiriens :

  1. Ange Magloire Gnanduillet Attualy.

  2. Patrice Ouei. 

Le dernier est biélorusse :

  1. Yury Sushkin.

Et pourtant, les trois hommes accusés s’en tirent sans réelles conséquences.

C’est uniquement 16 ans plus tard qu’a lieu le procès des trois pilotes, qui sont suivis en justice pour “motifs d’assassinats, ainsi que tentatives d’assassinat et destruction de biens”.

Le procès est ouvert le 29 mars 2021 à Paris, loin de la Côte d’Ivoire (distance Yamoussoukro Paris) en l’absence des suspects et se conclut trois semaines plus tard.

Les trois accusés sont condamnés à la prison à vie.

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