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Guillaume Soro: « Si Gbagbo a été innocenté par la CPI, qui est donc coupable ? »
16/11/2019 à 18h23 par Dani Djanta

 

Lors d’une rencontre avec des Ivoiriens, samedi à Londres, Guillaume Soro a émis des hypothèses relatives aux événements tragiques de la crise postélectorale (de décembre 2010 à avril 2011 avec ses 3000 morts officiellement) et les présumés coupables. « Il y a deux protagonistes. Si Gbagbo et Blé Goudé ont été innocentés par la CPI, qui est donc coupable ? », S’interroge-t-il.

L’ancien président du Parlement Guillaume Soro, lors de ses propos reconnait qu’il est aussi coupable de la guerre qui est survenue en Côte d’Ivoire.  « Moi, je vais vous dire que la guerre qui est survenue en Côte d’Ivoire, nous sommes tous coupables, on est tous fautifs quelque part. Et moi, puisque j’ai compris cela, je me suis levé pour demander la libération de Gbagbo. Si l’on veut que la Côte d’Ivoire se retrouve, il faut libérer Gbagbo pour qu’on fasse la réconciliation ».

Au moment où le procès de Laurent Gbagbo à la Cour pénale internationale est à sa dernière phase devant la Cour d’Appel, après son acquittement en première Instance le 15 janvier dernier, la question qui relève du bon sens et qui est d’une logique formelle est bien celle que pose l’ancien président du Parlement ivoirien.  A savoir : « Si dans une guerre il y a deux protagonistes et que l’un est innocenté par rapport aux effets de ladite guerre, à qui donc incombe la responsabilité de ce qui est arrivé ? » Une question de haute portée et de bon sens.

C’est pour ne pas chercher la réponse à cette question de haute portée et de bon sens que la procureure de la Cpi, la Gambienne Fatou Bensouda, s’accroche quasi désespérément au procès contre l’ancien président ivoirien dont tout le monde dit qu’il (ce procès) n’est que politique.

Ce faisant, elle croit ainsi pouvoir absolument trouver son bouc-émissaire. C’est, du reste, ce qui explique que Bensouda interjette appel à la suite de l’acquittement prononcé par les juges de première Instance.

Mais au moment où la libération de Gbagbo paraît inéluctable pour beaucoup d’observateurs et de spécialistes du droit, l’on ne peut qu’abonder dans le sens de Guillaume Soro en demandant à Fatou Bensouda de dire à la face du monde entier « si dans un conflit qui oppose deux parties, une partie est innocentée, la culpabilité incombe à qui ? » C’est le lieu de rappeler, pour ceux qui l’auraient oublié ou qui ne le sauraient pas, que la crise postélectorale de 2010-2011 opposait Laurent Gbagbo alors au pouvoir et Alassane Ouattara, actuel chef de l’Etat.

De toutes les façons, le dossier de la crise postélectorale de 2010-2011 en Côte d’Ivoire n’est traité que partialement et partiellement. D’aucuns parlent même d’une parodie de justice s’agissant du rôle joué par la procureure Bensouda. Qui, tordant le cou aux techniques élémentaires d’une enquête qui repose impérativement sur des sources contradictoires, a royalement ignoré l’autre partie au conflit. Fort heureusement, les juges ont conscience de jouer leur crédibilité dans ce procès dans lequel le régime ivoirien ne se prive pas de s’ingérer en demandant à la CPI de ne pas libérer Gbagbo.

Il suffit de lire le dernier courrier du régime adressé à la CPI à travers ses avocats Jean-Pierre Mignard et Jean-Paul Benoît qui ont introduit à cet effet une requête en date du 25 octobre 2019. Une situation déplorable même si les juges, de toute vraisemblance, n’entendent guère céder aux tentatives diverses tendant à les éloigner du droit. C’est du moins ce qu’ont fait ceux de première Instance et qu’on attend de leurs collègues de la Cour d’Appel.

Bensouda aura donc à répondre à la question de Soro Guillaume lui-même élément clé de la crise postélectorale en sa double qualité de secrétaire général de la rébellion et de Premier ministre à cette époque. Mais Soro sait également que lui et sa rébellion combattaient pour une cause qui profitait certes à tout le Nord de la Côte d’Ivoire. Mais principalement à un individu. Qui, dès sa prise de pouvoir, a félicité le combat mené par les Forces nouvelles.Combat qui, selon lui, était utile pour l’instauration de la démocratie en terre ivoirienne.

Néanmoins, quoique se sachant second couteau dans le dispositif de l’ex-rébellion, Guillaume Soro ne se soustrait pas aux charges et responsabilités inhérentes. D’où ses explications à relent de Mea culpa : « (…) Si on veut chercher les raisons de nos errements et de la Guerre en Côte d’Ivoire, on est tous responsables. Je sais qu’il y a des gens qui veulent dire que c’est Guillaume Soro seul qui est responsable dans cette affaire. Ne faites pas ça. Tant qu’on ne va pas accepter, chacun, d’assumer ses responsabilités, ça ne marchera pas. Nous sommes co-auteurs, co-responsables. Il ne faut pas tromper les Ivoiriens (…) » .

Avec Afrik Soir

 

 

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Lors d’une rencontre avec des Ivoiriens, samedi à Londres, Guillaume Soro a émis des hypothèses relatives aux événements tragiques de la crise postélectorale (de décembre 2010 à avril 2011 avec ses 3000 morts officiellement) et les présumés coupables. « Il y a deux protagonistes. Si Gbagbo et Blé Goudé ont été innocentés par la CPI, qui est donc coupable ? », S’interroge-t-il.

L’ancien président du Parlement Guillaume Soro, lors de ses propos reconnait qu’il est aussi coupable de la guerre qui est survenue en Côte d’Ivoire.  « Moi, je vais vous dire que la guerre qui est survenue en Côte d’Ivoire, nous sommes tous coupables, on est tous fautifs quelque part. Et moi, puisque j’ai compris cela, je me suis levé pour demander la libération de Gbagbo. Si l’on veut que la Côte d’Ivoire se retrouve, il faut libérer Gbagbo pour qu’on fasse la réconciliation ».

Au moment où le procès de Laurent Gbagbo à la Cour pénale internationale est à sa dernière phase devant la Cour d’Appel, après son acquittement en première Instance le 15 janvier dernier, la question qui relève du bon sens et qui est d’une logique formelle est bien celle que pose l’ancien président du Parlement ivoirien.  A savoir : « Si dans une guerre il y a deux protagonistes et que l’un est innocenté par rapport aux effets de ladite guerre, à qui donc incombe la responsabilité de ce qui est arrivé ? » Une question de haute portée et de bon sens.

C’est pour ne pas chercher la réponse à cette question de haute portée et de bon sens que la procureure de la Cpi, la Gambienne Fatou Bensouda, s’accroche quasi désespérément au procès contre l’ancien président ivoirien dont tout le monde dit qu’il (ce procès) n’est que politique.

Ce faisant, elle croit ainsi pouvoir absolument trouver son bouc-émissaire. C’est, du reste, ce qui explique que Bensouda interjette appel à la suite de l’acquittement prononcé par les juges de première Instance.

Mais au moment où la libération de Gbagbo paraît inéluctable pour beaucoup d’observateurs et de spécialistes du droit, l’on ne peut qu’abonder dans le sens de Guillaume Soro en demandant à Fatou Bensouda de dire à la face du monde entier « si dans un conflit qui oppose deux parties, une partie est innocentée, la culpabilité incombe à qui ? » C’est le lieu de rappeler, pour ceux qui l’auraient oublié ou qui ne le sauraient pas, que la crise postélectorale de 2010-2011 opposait Laurent Gbagbo alors au pouvoir et Alassane Ouattara, actuel chef de l’Etat.

De toutes les façons, le dossier de la crise postélectorale de 2010-2011 en Côte d’Ivoire n’est traité que partialement et partiellement. D’aucuns parlent même d’une parodie de justice s’agissant du rôle joué par la procureure Bensouda. Qui, tordant le cou aux techniques élémentaires d’une enquête qui repose impérativement sur des sources contradictoires, a royalement ignoré l’autre partie au conflit. Fort heureusement, les juges ont conscience de jouer leur crédibilité dans ce procès dans lequel le régime ivoirien ne se prive pas de s’ingérer en demandant à la CPI de ne pas libérer Gbagbo.

Il suffit de lire le dernier courrier du régime adressé à la CPI à travers ses avocats Jean-Pierre Mignard et Jean-Paul Benoît qui ont introduit à cet effet une requête en date du 25 octobre 2019. Une situation déplorable même si les juges, de toute vraisemblance, n’entendent guère céder aux tentatives diverses tendant à les éloigner du droit. C’est du moins ce qu’ont fait ceux de première Instance et qu’on attend de leurs collègues de la Cour d’Appel.

Bensouda aura donc à répondre à la question de Soro Guillaume lui-même élément clé de la crise postélectorale en sa double qualité de secrétaire général de la rébellion et de Premier ministre à cette époque. Mais Soro sait également que lui et sa rébellion combattaient pour une cause qui profitait certes à tout le Nord de la Côte d’Ivoire. Mais principalement à un individu. Qui, dès sa prise de pouvoir, a félicité le combat mené par les Forces nouvelles.Combat qui, selon lui, était utile pour l’instauration de la démocratie en terre ivoirienne.

Néanmoins, quoique se sachant second couteau dans le dispositif de l’ex-rébellion, Guillaume Soro ne se soustrait pas aux charges et responsabilités inhérentes. D’où ses explications à relent de Mea culpa : « (…) Si on veut chercher les raisons de nos errements et de la Guerre en Côte d’Ivoire, on est tous responsables. Je sais qu’il y a des gens qui veulent dire que c’est Guillaume Soro seul qui est responsable dans cette affaire. Ne faites pas ça. Tant qu’on ne va pas accepter, chacun, d’assumer ses responsabilités, ça ne marchera pas. Nous sommes co-auteurs, co-responsables. Il ne faut pas tromper les Ivoiriens (…) » .

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