Singapour : la justice déboute un condamné à mort malaisien


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La cour d’appel de Singapour a rejeté une offre de dernière minute des avocats de Nagaenthran Dharmalingam qui ont fait valoir que le Malaisien ne devrait pas être pendu en raison de ses troubles mentaux.

Dharmalingam a été reconnu coupable de trafic de drogue en 2010 après avoir été retrouvé avec environ 42,7 grammes d’héroïne.

Ses avocats ont obtenu un appel de dernière minute et ont fait valoir que l’homme de 33 ans ne devrait pas être exécuté car son quotient intellectuel signifiait qu’il avait du mal à prendre des décisions éclairées. Ils ont réclamé une évaluation psychiatrique indépendante de leur client.

Les audiences précédentes ont été reportées après que Nagaenthran a été diagnostiqué souffrant du covid-19 et que son avocat a été mis en congé maladie, mais le tribunal a rejeté l’affaire en expliquant qu’elle était totalement sans fondement.

L’évaluation par un responsable de la prison de la santé mentale de Nagaenthran a cependant été jugée recevable.

Transformative Justice Collective, un groupe travaillant pour la réforme du système de justice pénale de Singapour, s’est dit profondément déçu de la décision.

Le tribunal a accusé les avocats de la défense d’un abus flagrant des procédures judiciaires, ajoutant qu’il était inapproprié de s’engager dans ou d’encourager les dernières tentatives pour retarder ou arrêter une exécution.

« Tant que la loi prévoit valablement l’imposition de la peine capitale dans les circonstances spécifiées, il est inapproprié pour un avocat d’abuser de la procédure judiciaire et de jeter ainsi le discrédit sur l’administration de la justice pénale en déposant une demande sans espoir après l’autre et au goutte à goutte. », peste la cour d’appel dans son jugement.

Le cas de Nagaenthran a attiré l’attention de la communauté internationale internationale. Le gouvernement malaisien, des experts des Nations Unies, l’Union européenne et des groupes de la société civile remettent en question sa peine. Bien que la cité-État ait modifié les directives en matière de détermination de la peine de mort pour permettre aux juges d’imposer une peine d’emprisonnement à perpétuité dans des cas limités comme alternative à la peine de mort obligatoire. Les lois antidrogues de Singapour restent parmi les plus sévères au monde.

Les experts de l’ONU se sont dits préoccupés par l’interrogatoire de Nagaenthran après son arrestation, notant qu’il n’avait pas eu accès à des aménagements procéduraux pour son handicap pendant son interrogatoire. Ils ont également souligné que la peine de mort ne devrait pas être appliquée aux personnes souffrant de graves handicaps psychosociaux et intellectuels.

Les militants ont affirmé qu’avec l’appel de Nagaenthran rejeté, il pourrait être exécuté dans les sept jours. Les appels précédents, une tentative de changer la peine de mort en réclusion à perpétuité et un appel à la clémence ont tous été épuisés.

Pendant ce temps, Singapour doit pendre le toxicomane de 68 ans Abdul Kahar Othman le 30 mars.

Il a été condamné à mort en 2015 après avoir été reconnu coupable de deux chefs d’accusation de trafic de drogue impliquant un total de 66,77 g d’héroïne.

Pour rappel, la famille d’Abdul Kahar a souligné qu’il avait commencé à consommer de la drogue après avoir été emprisonné à l’âge de 18 ans et qu’il avait passé la majeure partie de sa vie derrière les barreaux en raison de sa dépendance.

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