Réseaux sociaux: votre santé est-elle menacée?


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Aujourd’hui, l’usage des réseaux sociaux devenus un vice pour les personnes qui l’utilisent de trop. Ainsi, cet attachement aux réseaux sociaux s’est encore plus accru avec le télétravail généralisé qu’a occasionné le confinement.
Voici quelques bonnes pratiques pour éviter l’impact des réseaux sociaux sur votre santé mentale et physique.

Avec le confinement, plusieurs personnes sont devenues très accro aux réseaux sociaux comme Discord, Slack, et encore Tiktok qui a surpassé Telegram et WhatsApp en nombre de téléchargements en 2020.

Rose de Chérisey, psychologue du travail conseille de ne pas se disperser sur les réseaux sociaux. Elle affirme : « Mieux vaut privilégier un seul canal qui peut répondre à tous les besoins. Plus il y en a, plus il y a une forme de charge mentale; il faut tous les maîtriser, être connecté sur chacun, penser à tous les consulter ».

Ainsi Rose de Chérisey a défini en 4 points des pratiques à mettre en œuvre pour éviter le joug mortel des réseaux sociaux.
1. Personnaliser ses paramètres
Autre conseil pour un usage apaisé: former tout le monde à l’utilisation de cette même plateforme, et définir des plages d’indisponibilité. « Ce sont des moments où l’on peut se concentrer sur les tâches à effectuer. S’ils sont définis avec les managers, il n’y a pas de culpabilité à ne pas répondre dans la minute, pas de pression implicite ou explicite à être connecté », dit Rose de Chérisey. Et pour cela rien de plus simple: toutes les plateformes ou presque offrent la possibilité de changer son statut.
Quitte à personnaliser vos paramètres, profitez-en aussi pour désactiver la fonction « vu » de vos messages. « Notre époque actuelle nous submerge d’informations qui génèrent une forme de dépendance. Quand on voit que notre message a été lu, on attend une réponse dans l’immédiat. Désactivez cette fonctionnalité dès que possible », suggère la psychologue du travail.
Enfin, Rose de Chérisey conseille de cloisonner sa vie personnelle et professionnelle. Ne prenez pas votre pause sur Instagram si vous voulez vraiment récupérer, et méfiez-vous de ce que vous partagez sur vos comptes personnels à propos de votre travail.
2. Evitez le mélange des genres
Pour éviter un malencontreux « Joyeux anniversaire mamie » envoyé à tout son service, utilisez un matériel professionnel distinct. Et si cela n’est pas possible, différenciez les applications personnelles et professionnelles, en les classant dans des pages spécifiques sur votre smartphone.
Pour éviter le mélange des genres, n’invitez pas non plus votre employeur sur vos comptes privés. « Un employeur n’a pas à se connecter sur votre compte Facebook ou Instagram, qui sont très personnels », estime Rose de Chérisey. Attention également à ce que vous pourriez dire à vos collègues via les réseaux sociaux, y compris dans des conversations dites « privées ».
3. Prudence avec les messageries
« Par inadvertance ou malveillance, tout ce que nous écrivons sur ces réseaux peut nous retomber dessus », alerte-t-elle. Alors s’il peut être tentant, par ces temps de confinement, de pester contre son chef (là où la pause-café était toute indiquée), mieux vaut privilégier l’oral si vous avez besoin de « vider votre s.

Franck Singer, avocat dirigeant du cabinet Vivaldi, appelle à la même prudence. « L’employeur n’a pas le droit d’utiliser des moyens détournés pour consulter un groupe Facebook privé par exemple, mais nous sommes aujourd’hui sur un terrain mouvant », notamment concernant les messageries. L’avocat déconseille donc d’insulter son chef dans une boucle WhatsApp. Ne serait-ce que parce que votre destinataire peut faire une capture d’écran et rapporter vos propos. « Ensuite tout dépend du fond. S’il relève de la liberté d’expression, il n’y a pas de faute, ce qui n’est pas le cas si les propos sont susceptibles d’être sanctionnés, comme l’injure. »

En résumé, si le code du travail pose le principe de la liberté d’expression, le salarié ne peut pas pour autant porter tort à son employeur. « Quand vous acceptez des collègues sur vos réseaux sociaux personnels, vous acceptez un transfert du professionnel dans le personnel » détaille Rose de Chérisey… à vos risques et périls.

Le licenciement disciplinaire d’une salariée ayant partagé sur son mur « privé » Facebook une photo confidentielle de la nouvelle collection de prêt-à-porter de son employeur a notamment été validé par la cour de Cassation le 30 septembre 2020.

La publication litigieuse avait été rapportée à l’employeur par une autre salariée, “amie Facebook” de la salariée licenciée.
4. Boîte de Pandore
Enfin attention à ne pas abuser des réseaux sociaux privés sur votre temps de travail. “Les situations doivent être appréciées au cas par cas, mais au-delà d’une heure par jour sur les réseaux sociaux, le salarié pourrait être sujet à sanction », estime Franck Singer, qui conseille d’établir une charte ou d’intégrer tous ces sujets dans une charte télétravail.
De quoi clarifier les usages autorisés du côté des salariés, mais aussi les moyens de surveillance que l’employeur peut mettre en place. Même en télétravail, l’employeur peut par exemple vérifier les connexions internet de ses salariés. « Des logiciels de surveillance des connexions existent, y compris pour le matériel personnel du salarié s’il sert au télétravail », indique Franck Singer.

L’employeur doit toutefois obligatoirement informer ses collaborateurs de tels outils, qui ne peuvent être utilisés que sur les horaires de travail.
Que vous soyez au boulot ou à la maison, ne laissez pas les réseaux sociaux prendre le dessus sur vous. Quoi que l’on dise, la technologie a évolué mais la vie sociale compte aussi.
Rose de Chérisey (Socialnetlink)

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