Secoué par le coronavirus, le système de santé britannique subit une autre crise

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En pleine crise sanitaire due à la pandémie  à virus corona, le système de santé britannique subit une autre crise. Il est question ici des  personnels du  National Health Service. Les salariés quittent le service public de santé britannique.

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Après deux ans de pandémie, de plus en plus de professionnels de santé n’en peuvent plus. Les diagnostics de stress post-traumatique se multiplient, le salaire ne justifie pas la pression subie et les gardes s’enchaînent pour compenser le déficit chronique de soignants, aggravé par les arrêts maladie pour cause de Covid.

Et,  ils sont 27 000 à avoir quitté l’hôpital public anglais entre juin et septembre 2021, un record depuis le début des recensements en 2011. Les soignants démissionnaires invoquent la pression, la charge de travail et des événements traumatisants en période de Covid ainsi qu’un salaire trop bas

« Dès la fin de la deuxième vague, j’avais des cauchemars, des attaques de panique, des insomnies, des mouvements d’humeur. Ma vie personnelle s’effondrait. J’ai eu des pensées suicidaires », raconte Joan Pons Laplana, ex-infirmier du NHS, le système de santé britannique.

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Ce Catalan de 46 ans qui vit depuis deux décennies près de Sheffield, au nord de l’Angleterre, avait déjà fait un burn-out avant la pandémie. L’intense pression du travail pendant les vagues de Covid-19 l’a poussé, comme des milliers d’autres employés du NHS, à démissionner pour protéger sa santé mentale.

Selon des statistiques officielles, quelque 33.000 employés médicaux du NHS ont démissionné entre juillet et septembre 2021, dont près de 7.000 en quête d’un meilleur équilibre de vie. C’est près du double du dernier trimestre 2019, juste avant la pandémie. Les longues gardes, l’équipement étouffant, le risque d’attraper le virus et de contaminer sa femme ou ses enfants, ont épuisé l’ex-infirmier.

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