Affaire Jacob Zuma : un tribunal décidera du sort de l’ancien Président, vendredi

L’ancien Président d’Afrique du Sud, Jacob Zuma, n’est pas encore tiré d’affaire. En effet, la Haute Cour de Pietermaritzburg, dans la province du KwaZulu-Natal, a entendu les arguments de l’avocat de Zuma, lesquels le tribunal devrait arrêter l’ordonnance rendue, la semaine dernière, par la Cour constitutionnelle, selon laquelle la police doit arrêter Zuma avant minuit mercredi après qu’il a été condamné la semaine dernière à 15 mois de prison pour outrage au tribunal.

L’arrestation de l’ancien Président d’Afrique du Sud, Jacob Zuma, est imminente. La Haute Cour de Pietermaritzburg dans la province du KwaZulu-Natal a entendu, hier mardi, les arguments de l’avocat de Zuma. Ces derniers ont fait valoir que le tribunal devrait empêcher la police de l’arrêter jusqu’à ce que la Cour constitutionnelle statue sur sa demande d’annulation de la peine, qui sera entendue le 12 juillet.

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Jacob Zuma a été reconnu coupable d’outrage pour avoir omis d’obéir à l’ordonnance du tribunal de comparaître devant la commission d’enquête sur les allégations de corruption, lorsqu’il était Président de 2009 à 2018. Un des avocats de Zuma, Dali Mpofu, a fait valoir, mardi, devant le tribunal, que le ministre de l’Intérieur, Bheki Cele, ne s’était pas opposé à la demande de son client et que personne n’avait soutenu qu’il représentait un risque de fuite ou qu’il échapperait à l’arrestation si sa demande échouait.

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Dans un argument contraire, l’avocat Tembeka Ngcukaitobi a déclaré que Zuma avait déjà défié l’ordonnance du tribunal en ne se livrant pas aux autorités. Zuma aurait déjà dû se livrer à la police, a indiqué Ngcukaitobi, représentant la commission d’enquête. « Nous avons affaire ici à un contrevenant à la loi récidiviste et récalcitrant en la personne de M. Zuma. Il s’est maintenant adressé à vous (le tribunal) pour l’aider à enfreindre davantage la loi. Vous devriez rejeter cela », s’est positionné Ngcukaitobi. Le verdict dans l’affaire sera rendu ce vendredi.

À rappeler qu’au cours du week-end, des centaines de partisans de Jacob Zuma s’étaient rassemblés devant sa propriété, dans la zone rurale de Nkandla au KwaZulu-Natal, jurant d’empêcher toute tentative de l’arrêter. Défiant les réglementations Covid-19 du pays contre les rassemblements publics, ils se sont regroupés, beaucoup sans masques, et ont chanté des chansons louant le rôle de Zuma dans la lutte contre l’Apartheid, l’ancien régime sud-africain de minorité blanche.

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Toutefois, l’African National Congress (ANC), le parti du charismatique leader politique Nelson Mandela que Zuma a dirigé de 2007 à 2017, a condamné hier mardi les actions des partisans de l’ancien président sud-africain et a appelé à soutenir l’État de droit.

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