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Actualités 14 avril 2022 2 min de lecture 21 vues

Une série télévisée sur la polygamie pendant le ramadan fait polémique en Tunisie

  Une série télévisée sur la polygamie diffusée pendant le ramadan suscite la polémique en Tunisie, pays arabe pionnier en matière de droits des femmes, où de multiples…

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Une série télévisée sur la polygamie pendant le ramadan fait polémique en Tunisie

 

Une série télévisée sur la polygamie diffusée pendant le ramadan suscite la polémique en Tunisie, pays arabe pionnier en matière de droits des femmes, où de multiples unions sont interdites depuis des décennies.

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Le personnage principal de la série « Baraa » (Innocence), Wannas, laisse un chapelet et demande, à partir du troisième épisode, à s’unir à une seconde épouse. Devant sa femme et ses enfants, il affirme qu’il a le droit de le faire au nom de la charia, la loi islamique qui, selon lui, est « au-dessus de toutes les autres lois ».
Diffusée sur la chaîne privée El Hiwar Ettounsi après la rupture du jeûne depuis le début du ramadan, le mois sacré des musulmans, la série a déclenché la polémique en abordant deux pratiques interdites par la loi tunisienne : la polygamie et le mariage religieux dit « orfi ».

« Il est hors de question de discuter à nouveau de ces questions », puisque le Code du statut personnel (CSP), promulgué le 13 août 1956 par l’ancien président Habib Bourguiba, « a statué sur ces pratiques », dénonce le Parti libre destourien anti-islamiste. (PDL) dans un communiqué.

Pour le PLD, « ces crimes » (polygamie et mariage coutumier, ndlr), passibles d’un an d’emprisonnement, ont réapparu dans la société tunisienne depuis l’arrivée au pouvoir en 2011 du parti d’inspiration islamiste Ennahdha.
Le PDL, ennemi juré d’Ennahdha dont il réclame la dissolution, met en garde contre « une atteinte à la dignité des femmes si des forces obscurantistes sont aux postes de décision ».

La polygamie et le mariage coutumier sont des « formes de violences faites aux femmes » et leur évocation « normalise la culture de l’impunité », affirme l’organisation Aswat Nissa (Voix des femmes) sur sa page Facebook. L’ONG a réclamé l’intervention de la Haute Autorité tunisienne de l’audiovisuel (Haica), un organisme qui contrôle le contenu des médias.

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