Alerte au Togo/ Lycée de Wahala : les grossesses précoces en hausse


Video player

Au Togo, les grossesses précoces et non désirées en milieu scolaire ne cesseront jamais d’inquiéter le gouvernement ainsi que certaines ONG et associations. Au fur et à mesure que les campagnes de sensibilisation évoluent et les programmes d’échange avec les jeunes adolescentes se multiplient, le phénomène prend en crescendo du recul. Toutefois, ce n’est pas le cas dans le lycée Wahala où nos confrères de Togo Réveil ont découvert une triste réalité.

Le phénomène de grossesses précoces et indésirables en milieu scolaire au Togo est un mal que l’Etat et ses partenaires (ONG et Associations) veulent à tout prix éradiquer. Alors que les efforts se poursuivent et l’on constate une régression du fléau, le lycée Wahala montre une facette plus décourageante de cette lutte. Une enquête menée par la rédaction de Togo Réveil laisse songeur devant les effets qu’a eu la crise sanitaire sur la vie scolaire des jeunes élèves dans cette localité située sur la route nationale numéro 1 dans la région des Plateaux.

Lire aussi : Les conséquences des grossesses précoces.

La ville de Wahala abrite une niche de grossesses précoces ayant vu jour grâce aux jeunes filles du lycée. Le chiffre auquel ont été confrontés nos confrères, est ahurissant. « Selon les chiffres des responsables de cet établissement secondaire (premier et deuxième cycle), le Lycée a déjà recensé 40 grossesses en prenant en compte les chiffres de l’année passée et ceux de l’année en cours », écrit le site togoreveil.com qui s’est entretenu avec le proviseur de l’établissement.

Le responsable du lycée précise : « l’année dernière (2019-2020), avant la période de Covid-19, nous avons enregistré au premier cycle de notre établissement, 8 grossesses, 12 pendant la période de Covid-19 et 3 au second cycle. Ce qui porte le nombre total à 23 dans ce Lycée ». Cette année, le lycée Wahala enregistre déjà «17grossesses dont 9 au premier cycle et 8 au second cycle ». Le proviseur décrit ce phénomène comme alarmant. Automatiquement, ces grossesses précoces freinent ou stoppent l’éducation des jeunes filles de la ville.

Comme première cause, Togo Réveil évoque « l’absence de dialogue ou d’éducation sexuelle entre les parents et leurs enfants adolescents : le sexe est un sujet tabou ». Selon nos confrères, l’absence de lieux de loisirs dans le milieu et de clôture autour des maisons sont d’autres raisons des grossesses précoces en cascade dans cette ville. La crise sanitaire et le confinement partiel n’a pas épargné les lycéennes de Wahala.

Lire aussi : 1200 grossesses enregistrées dans 427 établissements scolaires (enquête)

« C’est vrai que nous enregistrons des cas avant la Covid-19. Mais avec la Covid et le confinement, la situation s’est aggravée. Les élèves sont restés chez eux pendant 8 mois avant la reprise en novembre 2020. Et ils sont arrivés avec beaucoup de grossesses», ont souligné les encadreurs du Lycée à Togo Réveil.

Les conséquences restent les mêmes un peu partout om ce phénomène loge. Les grossesses précoces sont un frein au développement de la localité de Wahala ainsi qu’à celui de ces jeunes lycéennes. La plupart de ces filles obligées de porter un bébé ne regagnent plus les classes. Le gouvernement et ses partenaires doivent s’inquiéter car à cette allure, de futures femmes leaders risquent d’être absentes dans cette localité.

--
groupe emploi whatsapp doingbuzz Cliquer ici pour les autres groupes👆

Laisser votre commentaire