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Macky Sall s’explique sur le report des élections



Le président sénégalais, Macky Sall, s’est exprimé pour la première fois depuis l’annonce du report des élections, justifiant cette décision au milieu de violentes manifestations à travers le pays. Dans une interview accordée à l’Associated Press (AP), Sall a rejeté les accusations de violation de la constitution, expliquant que le report était nécessaire pour résoudre les controverses liées à la disqualification de certains candidats et aux conflits entre les pouvoirs législatif et judiciaire.

Malgré les assurances de Sall quant à sa volonté de passer le relais de manière transparente, une grande partie de l’opinion publique craint que ce report ne vise qu’à retarder son départ du pouvoir, alors que son mandat arrive à son terme le 2 avril. Le Sénégal, longtemps considéré comme l’une des démocraties les plus stables de l’Afrique de l’Ouest, se retrouve plongé dans des controverses liées à la disqualification de leaders de l’opposition et à des manifestations meurtrières.

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Sall, au pouvoir depuis 2012, a annoncé le report des élections prévues le 25 février, justifiant cette décision par la nécessité de résoudre les tensions liées à l’éligibilité des candidats. Le Conseil constitutionnel a bloqué un candidat majeur en raison de sa double nationalité française, tandis que des allégations de corruption ont été formulées par le candidat Karim Wade contre deux membres du Conseil, appelant à un report des élections.

Un étudiant meurt lors des Manifestations contre le Report de la Présidentielle au Sénégal

La décision du Parlement sénégalais de reporter les élections au 15 décembre, votée dans un processus chaotique après l’expulsion forcée des législateurs de l’opposition, a soulevé des questions sur la conformité avec la constitution actuelle. Des candidats de l’opposition ont déposé un recours auprès de la Cour suprême pour annuler ce report, soulignant des violations potentielles de la constitution dans le processus législatif.

Les critiques s’inquiètent des conséquences de ce report sur la stabilité démocratique de la région, particulièrement en Afrique de l’Ouest, déjà sujette à des coups d’État et à l’insécurité. La confiance des Sénégalais dans la démocratie a diminué sous le mandat de Sall, selon Afrobaromètre, avec des allégations de répression des médias, de la société civile et de l’opposition par les autorités. Human Rights Watch a signalé des arrestations massives de membres et militants de l’opposition au cours des trois dernières années.

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Alors que le Conseil constitutionnel doit se prononcer sur le recours des candidats de l’opposition dans environ une semaine, la question cruciale demeure : Macky Sall acceptera-t-il la décision du tribunal si le report est rejeté ? Sall a éludé la question, soulignant la séparation des pouvoirs, mais la situation reste tendue, alimentant les inquiétudes quant à l’avenir de la démocratie au Sénégal.

 

 

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