Mali : l’ex-otage Sophie Pétronin de nouveau portée disparue

Libérée il y a moins d’un an, l’ex-otage française Sophie Pétronin, qui était restée près de quatre ans aux mains des djihadistes, est à nouveau recherchée. Dans un message diffusé le 29 octobre dernier, la direction générale de la gendarmerie malienne a lancé un appel pour rechercher « très activement » la Française de 76 ans, engagée dans l’aide humanitaire.

Les autorités maliennes affirment avoir perdu sa trace dans la région de Sikasso, au sud du Mali. Dans cet appel, les autorités maliennes ont été sommées « d’appréhender » la septuagénaire et de la « conduire sous bonne escorte » en cas de « découverte ».

Pour l’heure, en France, le Quai d’Orsay n’a pas commenté cette information. Rien n’indique également que l’ancienne otage française était autorisée à retourner au Mali. D’autant que la région de Sikasso, située près de la frontière avec le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire n’est pas conseillée par le ministère des Affaires Étrangères.

Enlevée pendant quatre ans au Mali par le groupe de soutien à l’islam et aux musulmans(GSIM), affilié à al-Qaida, Sophie Pétronin était revenue en France en octobre 2020. Cette Bordelaise de naissance, engagée dans le travail humanitaire, avait fait partie d’un échange impliquant la libération de près de 200 combattants djihadistes.

Selon BFMTV, Sophie Pétronin était de retour à Bamako, au Mali, depuis près de huit mois. A en croire Franceinfo, celle-ci est revenue au Mali de façon irrégulière pour retrouver sa fille adoptive, Zenebou, âgée de 19 ans. La septuagénaire est parvenue à convaincre son fils Sébastien.

Toujours selon Franceinfo, Sophie Pétronin et sa famille ont prétexté vouloir prendre des vacances en Casamance (Sénégal) et ont réservé leurs places pour un vol Genève-Dakar. À leur arrivée, les Pétronin ont rejoint les frontières maliennes à pied en trois jours, en se servant de bus ou encore de motos-taxis.

La septuagénaire avait au préalable énoncé son mal-être depuis sa libération, ne supportant pas l’atmosphère de la petite ville suisse de Porrentruy où elle vivait. Elle avait parlé à plusieurs reprises à ses proches de vouloir mettre fin à ses jours si elle ne retournait pas à Bamako.

Avec LADEPECHE.fr

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