Tchad : l’amnistie générale des rebelles fait des heureux

 

Au Tchad, le gouvernement dirigé par l’armée a accordé une amnistie à près de trois cents rebelles et dissidents politiques. C’est une décision qui fait réagir l’opinion publique tchadienne. C’est l’une des conditions à respecter par les forces dirigeantes pour que le réconciliation nationale soit effective.

 

Cette amnistie répond à une demande essentielle des groupes d’opposition invités à participer à une table ronde avec le président Mahamat Idriss Deby Itno, qui a pris le pouvoir après que son père ait été tué en combattant les insurgés en avril dernier. Ce geste intervient pour permettre la participation des groupes armés au dialogue national.

 

« Cela rassure les rebelles, les groupes politico-militaires je veux dire, parce que sans cette amnistie, ils vont se sentir en insécurité, donc c’est un acte qui peut rassurer ces politico-militaires et aussi aider l’État dans son objectif, sa mission de vouloir réunir tous les fils et filles du pays sur une même table pour un dialogue inclusif », explique le sociologue Agassiz Baroum.

 

De nombreux politiciens voient dans cette amnistie un premier pas vers la réconciliation nationale. « C’est une bonne chose, c’est un bon pas qui va nous permettre d’aller loin dans le cadre de la réconciliation nationale. (…) Le gouvernement devrait aussi penser aux autres prisonniers de guerre qui sont là, surtout ceux qui ont été capturés lors des événements du 20 avril », conclut l’homme politique Yacoub Adam.

 

Par ailleurs, la passation de pouvoir au jeune Deby a été approuvée par Paris, et soutenue par l’Union européenne et l’Union africaine. Considéré comme ayant la meilleure armée du Sahel, le Tchad est un pays clé dans la campagne anti-jihadiste de la France dans la région.

Avec Africa News

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