Interdiction de la minijupe au Burkina Faso : Tout ce qu’il faut savoir

Interdiction De La Minijupe Au Burkina Faso : Tout Ce Qu'Il Faut Savoir

Depuis quelque temps, les médias burkinabè ont remis sur le devant de la scène un arrêté vieux de 50 ans interdisant le port de la minijupe et de la minirobe aux femmes de plus de 12 ans sur l’ensemble du territoire burkinabè. Cet arrêté, adopté en 1970, continue de susciter des débats et des controverses au sein de la société burkinabè.

L’arrêté N°153 du 27 mai 1970 interdisant le port de la minijupe et de la minirobe aux femmes de plus de 12 ans a été adopté dans un contexte social et politique particulier. À l’époque, le Burkina Faso, comme de nombreux pays africains, venait d’accéder à l’indépendance et cherchait à se doter d’une identité culturelle forte.

L’interdiction de la minijupe et de la minirobe était présentée comme une mesure visant à préserver les valeurs morales et les traditions africaines face à l’influence néfaste de la culture occidentale.

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L’application de l’interdiction

Depuis son adoption, l’interdiction de la minijupe et de la minirobe a connu des hauts et des bas. Si elle a été appliquée de manière stricte dans les années qui ont suivi son adoption, elle a ensuite été largement ignorée, notamment dans les grandes villes du pays.

Toutefois, depuis quelque temps, cette interdiction semble être remise au goût du jour, suscitant des réactions contrastées au sein de la société burkinabè. Certains y voient une mesure nécessaire pour préserver les valeurs culturelles du pays, tandis que d’autres considèrent qu’elle porte atteinte à la liberté individuelle et à l’égalité entre les sexes.

Les réactions

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L’interdiction de la minijupe et de la minirobe suscite des réactions passionnées au Burkina Faso. Si certains y voient une mesure nécessaire pour préserver les valeurs traditionnelles du pays, d’autres estiment qu’elle est archaïque et discriminatoire.

Des associations de défense des droits des femmes ont d’ailleurs dénoncé cette interdiction, la qualifiant de « sexiste » et de « liberticide ». Toutefois, certains responsables politiques et religieux continuent de défendre cette interdiction, arguant qu’elle est nécessaire pour préserver la dignité et la morale des femmes.