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L’annexe fiscale à la loi des finances 2019 de l’Etat ivoirien prévoit des dispositions intéressantes afin d’inciter les entreprises à accueillir les élèves et étudiants en quête de stage pour la validation de leur diplôme. Les entreprises qui accueillent des stagiaires élèves ou étudiants vont bénéficier d’un crédit d’impôt sur leur exercice au 31 décembre 2019. Il s’agit de 25000 FCFA par stagiaire pour les PME accueillant au moins cinq stagiaires et les entreprises logés au régime de l’impôt synthétique accueillant au moins deux stagiaires. PUBLICITÉ inRead invented by Teads Les entreprises ayant plus d’un milliard de chiffre d’affaire bénéficieront de 50.000 FCFA par stagiaire recruté, si elles ont au moins dix stagiaires dans leurs effectifs. L’objectif de cette disposition est d’amener les entreprises à ouvrir davantage leurs effectifs aux élèves et étudiants afin de les confronter au monde du travail, et surtout leur permettre de valider leurs diplômes de fin de formation ou de fin de cycle. Publicité Le cabinet Mondon Conseils International qui a expliqué la mesure aux acteurs de l’économie et à la presse la semaine dernière, précise que seules les entreprises ayant procédé à une déclaration réglementaire devant l’administration fiscale peuvent bénéficier du crédit d’impôt. Il a ajouté que ce crédit est imputable sur la cotisation d’impôt sur les bénéfices, l’impôt minimum forfaitaire, et sur la cotisation d’impôt synthétique. En outre, il n’est pas “restituable”. Se prononçant sur cette décision au micro d’Afrikmag, Casimir Trazié, étudiant en Sciences économiques à l’Université Félix Houphouet Boigny, pense que “c’est une excellente nouvelle dans la mesure où elle tend à récompenser les entreprises qui nous prendront en stage“. Quant à Nina Okoin, étudiante en licence de communication partage son avis, sauf qu’elle a des appréhensions dans la mise en œuvre de cette mesure. “Cette décision ne peut que nous réjouir, mais on attend de voir les conditions de sa mise en œuvre”
20/01/2019 à 18h13 par La redaction

L’annexe fiscale à la loi des finances 2019 de l’Etat ivoirien prévoit des dispositions intéressantes afin d’inciter les entreprises à accueillir les élèves et étudiants en quête de stage pour la validation de leur diplôme. Les entreprises qui accueillent des stagiaires élèves ou étudiants vont bénéficier d’un crédit d’impôt sur leur exercice au 31 décembre 2019. Il s’agit de 25000 FCFA par stagiaire pour les PME accueillant au moins cinq stagiaires et les entreprises logés au régime de l’impôt synthétique accueillant au moins deux stagiaires. PUBLICITÉ inRead invented by Teads Les entreprises ayant plus d’un milliard de chiffre d’affaire bénéficieront de 50.000 FCFA par stagiaire recruté, si elles ont au moins dix stagiaires dans leurs effectifs. L’objectif de cette disposition est d’amener les entreprises à ouvrir davantage leurs effectifs aux élèves et étudiants afin de les confronter au monde du travail, et surtout leur permettre de valider leurs diplômes de fin de formation ou de fin de cycle. Publicité Le cabinet Mondon Conseils International qui a expliqué la mesure aux acteurs de l’économie et à la presse la semaine dernière, précise que seules les entreprises ayant procédé à une déclaration réglementaire devant l’administration fiscale peuvent bénéficier du crédit d’impôt. Il a ajouté que ce crédit est imputable sur la cotisation d’impôt sur les bénéfices, l’impôt minimum forfaitaire, et sur la cotisation d’impôt synthétique. En outre, il n’est pas “restituable”. Se prononçant sur cette décision au micro d’Afrikmag, Casimir Trazié, étudiant en Sciences économiques à l’Université Félix Houphouet Boigny, pense que “c’est une excellente nouvelle dans la mesure où elle tend à récompenser les entreprises qui nous prendront en stage“. Quant à Nina Okoin, étudiante en licence de communication partage son avis, sauf qu’elle a des appréhensions dans la mise en œuvre de cette mesure. “Cette décision ne peut que nous réjouir, mais on attend de voir les conditions de sa mise en œuvre”

L’annexe fiscale à la loi des finances 2019 de l’Etat ivoirien prévoit des dispositions intéressantes afin d’inciter les entreprises à accueillir les élèves et étudiants en quête de stage pour la validation de leur diplôme.  Les entreprises qui accueillent des stagiaires élèves ou étudiants vont bénéficier d’un crédit d’impôt sur leur exercice au 31 décembre 2019. Il s’agit de 25000 FCFA par stagiaire pour les PME accueillant au moins cinq stagiaires et les entreprises logés au régime de l’impôt synthétique accueillant au moins deux stagiaires. PUBLICITÉ inRead invented by Teads  Les entreprises ayant plus d’un milliard de chiffre d’affaire bénéficieront de 50.000 FCFA par stagiaire recruté, si elles ont au moins dix stagiaires dans leurs effectifs. L’objectif de cette disposition est d’amener les entreprises à ouvrir davantage leurs effectifs aux élèves et étudiants afin de les confronter au monde du travail, et surtout leur permettre de valider leurs diplômes de fin de formation ou de fin de cycle. Publicité  Le cabinet Mondon Conseils International qui a expliqué la mesure aux acteurs de l’économie et à la presse la semaine dernière, précise que seules les entreprises ayant procédé à une déclaration réglementaire devant l’administration fiscale peuvent bénéficier du crédit d’impôt. Il a ajouté que ce crédit est imputable sur la cotisation d’impôt sur les bénéfices, l’impôt minimum forfaitaire, et sur la cotisation d’impôt synthétique. En outre, il n’est pas “restituable”.  Se prononçant sur cette décision au micro d’Afrikmag, Casimir Trazié, étudiant en Sciences économiques à l’Université Félix Houphouet Boigny, pense que “c’est une excellente nouvelle dans la mesure où elle tend à récompenser les entreprises qui nous prendront en stage“.  Quant à Nina Okoin, étudiante en licence de communication partage son avis, sauf qu’elle a des appréhensions dans la mise en œuvre de cette mesure. “Cette décision ne peut que nous réjouir, mais on attend de voir les conditions de sa mise en œuvre”

Né le 2 juillet 1925, Patrice Lumumba n’avait que 36 ans lorsqu’il fut assassiné le 17 janvier 1961. Après avoir été exécuté par un peloton, son corps a été exhumé et décomposé à l’aide d’une corrosion.

Patrice Lumumba est connu comme l’un des leaders africains les plus jeunes qui est devenu le principal dirigeant du Congo à 35 ans. Son mandat comme Premier ministre du pays a duré 7 mois. Il était en outre un panafricaniste et un extrémiste politique.

Durant sa courte vie, Lumumba a écrit de nombreuses lettres. Beaucoup de ses lettres écrites en prison étaient adressées aux Nations Unies et aux États-Unis. Il a également écrit quelques lettres personnelles à sa femme et à ses amis pour leur faire part de ses sentiments et de ses conditions de vie difficiles.

Voici la dernière lettre officielle écrite par Patrice Lumumba le 4 janvier 1961. La lettre a été écrite deux semaines avant son assassinat au Délégué spécial du secrétaire général de l’ONU pour évoquer ses conditions de détention dans les cellules et le traitement injuste qui lui était infligé.

LETTRE À A.M. DAYAL, DELEGUE SPÉCIAL DU SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DE L’ONU

Thysville, le 4 janvier 1961

Monsieur le délégué spécial,

Le 27 décembre dernier, j’ai eu le plaisir de recevoir la visite de la Croix-Rouge, qui s’est occupée de mon sort et de celui des autres parlementaires emprisonnés avec moi. Je leur ai parlé des conditions inhumaines dans lesquelles nous vivons.

En bref, ma situation est la suivante : Je me trouve ici avec sept autres parlementaires- entre autres le  président du Sénat, M. Okito, un fonctionnaire et un chauffeur. En tout, nous sommes donc dix. Nous sommes enfermés dans des cellules humides depuis le 2 décembre 1960 et pas une seule fois, on ne nous a permis de sortir. Les repas qu’on nous apporte (deux fois par jour) sont très mauvais ; souvent pendant trois ou quatre jours, je ne mange rien, me contentant d’une banane. J’en ai parlé au médecin de la Croix-Rouge qu’ils m’ont envoyé et ceci en présence du colonel de Thysville. J’ai demandé qu’on m’achète des fruits avec mon argent, car la nourriture qu’on me donne ici est mauvaise. Bien que le médecin en ait donné la permission, les autorités militaires qui me gardent me le refusent, disant qu’elles suivent en cela l’ordre reçu de Kasa-Vubu et du Colonel Mobutu. Le médecin de Thysville m’a prescrit une petite promenade chaque soir afin que je sorte un peu de la cellule, mais le colonel et le commissaire de district le refusent. Les vêtements que je porte déjà depuis trente-cinq jours n’ont jamais été lavés. Il m’est interdit de porter des souliers.

En un mot, nous vivons dans des conditions tout à fait inadmissibles et qui sont contraires aux règlements.

En plus, je ne reçois pas de nouvelles de ma femme et je ne sais même pas où elle se trouve. Je devrais normalement recevoir sa visite, comme cela est prescrit par le régime pénitentiaire congolais.

D’autre part, la procédure pénale en vigueur au Congo prévoit expressément que l’interné soit traduit devant le juge d’instruction qui s’occupe de l’affaire, au plus tard le jour suivant son arrestation ; après un délai de cinq jours, le prisonnier doit être présenté de nouveau devant le juge qui décide si l’état d’arrestation préventive doit être prolongé ou pas. En tout cas, le prisonnier a son avocat.

La loi sur l’instruction criminelle prescrit que la personne en état d’arrestation est libérée « d’office » lorsque, après un délai de cinq jours d’internement, le juge ne décide pas une prolongation de la détention préventive. Et également au cas où la première décision (qui est prise cinq jours après l’arrestation) n’est pas confirmée après un délai de quinze jours. Depuis notre arrestation, le 1er décembre, jusqu’à maintenant, nous n’avons été traduits devant aucun juge d’instruction, ni n’en avons reçu la visite. Aucun ordre d’arrestation ne nous a été communiqué. On nous garde simplement dans un camp militaire dans lequel nous sommes emprisonnés depuis trente-quatre jours, dans des cellules réservées à des militaires punis. Le Code pénal prévoit qu’un détenu est libéré de prison si, cinq jours après sa mise en détention, le juge ne prend aucune décision sur sa détention provisoire. Il en va de même lorsque la première décision (qui est prise cinq jours après l’arrestation d’une personne) n’est pas confirmée dans les quinze jours.

Le Code criminel est ignoré, tout comme les règles de la prison. Notre cas est purement un cas d’emprisonnement arbitraire. Je dois ajouter que nous jouissons de l’immunité parlementaire.

Telle est la situation et je vous demande d’en informer le Secrétaire général des Nations Unies.

Je reste calme et j’espère que l’ONU nous aidera à sortir de cette situation.

Je suis pour la réconciliation entre tous les enfants de ce pays.

Je vous écris cette lettre clandestinement sur du mauvais papier.

Agréez, M…

Patrice LUMUMUMBA,

Premier ministre

Crédit photo : rfi

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Patrice Lumumba est connu comme l’un des leaders africains les plus jeunes qui est devenu le principal dirigeant du Congo à 35 ans. Son mandat comme Premier ministre du pays a duré 7 mois. Il était en outre un panafricaniste et un extrémiste politique.

Durant sa courte vie, Lumumba a écrit de nombreuses lettres. Beaucoup de ses lettres écrites en prison étaient adressées aux Nations Unies et aux États-Unis. Il a également écrit quelques lettres personnelles à sa femme et à ses amis pour leur faire part de ses sentiments et de ses conditions de vie difficiles.

Voici la dernière lettre officielle écrite par Patrice Lumumba le 4 janvier 1961. La lettre a été écrite deux semaines avant son assassinat au Délégué spécial du secrétaire général de l’ONU pour évoquer ses conditions de détention dans les cellules et le traitement injuste qui lui était infligé.

LETTRE À A.M. DAYAL, DELEGUE SPÉCIAL DU SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DE L’ONU

Thysville, le 4 janvier 1961

Monsieur le délégué spécial,

Le 27 décembre dernier, j’ai eu le plaisir de recevoir la visite de la Croix-Rouge, qui s’est occupée de mon sort et de celui des autres parlementaires emprisonnés avec moi. Je leur ai parlé des conditions inhumaines dans lesquelles nous vivons.

En bref, ma situation est la suivante : Je me trouve ici avec sept autres parlementaires- entre autres le  président du Sénat, M. Okito, un fonctionnaire et un chauffeur. En tout, nous sommes donc dix. Nous sommes enfermés dans des cellules humides depuis le 2 décembre 1960 et pas une seule fois, on ne nous a permis de sortir. Les repas qu’on nous apporte (deux fois par jour) sont très mauvais ; souvent pendant trois ou quatre jours, je ne mange rien, me contentant d’une banane. J’en ai parlé au médecin de la Croix-Rouge qu’ils m’ont envoyé et ceci en présence du colonel de Thysville. J’ai demandé qu’on m’achète des fruits avec mon argent, car la nourriture qu’on me donne ici est mauvaise. Bien que le médecin en ait donné la permission, les autorités militaires qui me gardent me le refusent, disant qu’elles suivent en cela l’ordre reçu de Kasa-Vubu et du Colonel Mobutu. Le médecin de Thysville m’a prescrit une petite promenade chaque soir afin que je sorte un peu de la cellule, mais le colonel et le commissaire de district le refusent. Les vêtements que je porte déjà depuis trente-cinq jours n’ont jamais été lavés. Il m’est interdit de porter des souliers.

En un mot, nous vivons dans des conditions tout à fait inadmissibles et qui sont contraires aux règlements.

En plus, je ne reçois pas de nouvelles de ma femme et je ne sais même pas où elle se trouve. Je devrais normalement recevoir sa visite, comme cela est prescrit par le régime pénitentiaire congolais.

D’autre part, la procédure pénale en vigueur au Congo prévoit expressément que l’interné soit traduit devant le juge d’instruction qui s’occupe de l’affaire, au plus tard le jour suivant son arrestation ; après un délai de cinq jours, le prisonnier doit être présenté de nouveau devant le juge qui décide si l’état d’arrestation préventive doit être prolongé ou pas. En tout cas, le prisonnier a son avocat.

La loi sur l’instruction criminelle prescrit que la personne en état d’arrestation est libérée « d’office » lorsque, après un délai de cinq jours d’internement, le juge ne décide pas une prolongation de la détention préventive. Et également au cas où la première décision (qui est prise cinq jours après l’arrestation) n’est pas confirmée après un délai de quinze jours. Depuis notre arrestation, le 1er décembre, jusqu’à maintenant, nous n’avons été traduits devant aucun juge d’instruction, ni n’en avons reçu la visite. Aucun ordre d’arrestation ne nous a été communiqué. On nous garde simplement dans un camp militaire dans lequel nous sommes emprisonnés depuis trente-quatre jours, dans des cellules réservées à des militaires punis. Le Code pénal prévoit qu’un détenu est libéré de prison si, cinq jours après sa mise en détention, le juge ne prend aucune décision sur sa détention provisoire. Il en va de même lorsque la première décision (qui est prise cinq jours après l’arrestation d’une personne) n’est pas confirmée dans les quinze jours.

Le Code criminel est ignoré, tout comme les règles de la prison. Notre cas est purement un cas d’emprisonnement arbitraire. Je dois ajouter que nous jouissons de l’immunité parlementaire.

Telle est la situation et je vous demande d’en informer le Secrétaire général des Nations Unies.

Je reste calme et j’espère que l’ONU nous aidera à sortir de cette situation.

Je suis pour la réconciliation entre tous les enfants de ce pays.

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Patrice LUMUMUMBA,

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