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CAN 2023 : Sébastien Desabre se montre confiant avant le match des demi-finales !



Le sélectionneur de la RD Congo, Sébastien Desabre se montre confiant à l’approche de la demi-finale de la CAN 2023 qui opposera ce mercredi les Léopards aux Eléphants de Côte d’Ivoire. En conférence de presse avec Charles Piquel, le technicien français est revenu sur cette rencontre cruciale pour voir son équipe se qualifier pour la finale. Tout en vantant les vertus de son adversaire, il n’a pas manqué de souligner que ce qui l’intéressait le plus était d’atteindre la finale. Il était au micro de l’envoyée spéciale Africa Top Sports de la CAN 2023, Dounia Mesli.

CAN 2023 : Sébastien Desabre se montre confiant avant le match des demi-finales !

Sébastien Desabre en conférence de presse avant le match de la CAN 2023

Coach Sébastien, vous êtes à la veille d’un match très important. Vous jouez une demi-finale contre le pays organisateur. Une belle affiche en perspective.

Oui, c’est une belle affiche. C’est un match qu’on attend avec calme et impatience. Les garçons ont bien récupéré du match contre la Guinée. On a encore une séance d’entraînement ce soir. On attend le match de demain, qui va être un match indécis, mais un match assez ouvert entre deux équipes qui ouvrent le jeu.

 

Charles, est-ce que vous ressentez plus de pression par rapport à ce match-là ?

Bien sûr, c’est une demi-finale, c’est un match très spécial. Après pour moi, ça reste un match comme les autres. On aimerait faire le mieux dans tous les matchs, et aussi dans ce match-là.

 

Coach, votre adversaire de demain aura des absences remarquables dans son onze des départs. En dehors de ça, ils ont joué deux fois 120 minutes, alors que votre dernier match s’est terminé dans les temps réglementaires et additionnels. Est-ce que tout ça vous donne une force au-delà de ce que vous pouvez avoir pour le match de demain ?

Non, pas forcément. La Côte d’Ivoire a un effectif de qualité. C’est vrai qu’il y aura quatre joueurs suspendus demain, mais je pense qu’ils ont d’autres éléments à faire valoir. C’est une de leurs forces, comme la nôtre également, d’avoir vraiment une profondeur de banc qui est très intéressante. Après, sur l’aspect de l’énergie et de la prolongation, on verra. En tout cas, nous, on a bien récupéré. C’est vrai qu’on a eu un jour de récupération en plus que l’adversaire.

C’est un des points qui peut peut-être jouer demain, mais ce qui va jouer demain, c’est la qualité du match que nous on va faire, parce qu’on se préoccupe beaucoup plus de nous que de l’adversaire même si on connaît et qu’on a bien travaillé cet adversaire. Mais nous, ce qui nous importe, c’est de se regarder, de savoir qu’on a encore des points à améliorer et on veut profiter du match de demain pour encore montrer des choses plus intéressantes qu’on a déjà montrées sur les derniers matchs, même si c’était déjà pas mal.

 

Coach, comment vivez-vous cette CAN ? Quand vous avez été nommé sélectionneur de la RDC, au début, l’équipe était en lambeaux. Vous avez réussi à recoller les morceaux. Vous pensez que la RDC peut remporter la CAN ?

C’est vrai qu’on arrive de loin. Comme vous l’avez dit, quand je suis arrivé, il y avait eu les deux premières défaites dans la phase de groupe qualificatif. Mais au final, on se rend compte que c’était aussi une force quelque part, parce que les cadres et tout le monde voulaient réagir à un moment donné. On ne pouvait pas accepter d’être encore éliminé et pas présent à une autre CAN, même si le projet initial que j’avais annoncé, c’était d’être performant à la CAN de 2025.

Maintenant, on a mis en place des choses avec mon staff, mais surtout les joueurs qui se sont intégrés à 100 % dans ce projet-là, puis on est monté en puissance au cours de l’année. Aujourd’hui, on est là. Je pense que c’est dû à la qualité de notre équipe, à l’implication des joueurs et à mon staff technique qui travaille autour de moi. On est calme, serein, on sait qu’on a encore une marge de progression, vous l’avez souligné, on est rentré dans cette CAN avec de bons matchs mais qu’on n’avait pas conclu par une victoire.

Là, c’est le cas. On a beaucoup marqué sur cette CAN et on a peu encaissé, en tout cas, on a plus marqué que notre adversaire de demain et on a moins encaissé. Après les victoires, il faut les prendre au bon moment, et à nous de faire un bon match demain.

 

Coach, une question précise sur le joueur Gaël Kakuta. On ne l’a pas vu sur la feuille de match lors du quart de finale contre la Guinée. Après sa blessure, beaucoup de choses se sont racontées sur les réseaux notamment. Aujourd’hui, est-ce qu’il sera apte à jouer contre la Côte d’Ivoire ?

Je ne sais pas ce qu’il se raconte sur les réseaux sociaux. Je pense qu’il y a malheureusement avec ces réseaux sociaux, beaucoup de fausses choses qui circulent. Tout le monde le sait, on veut des joueurs à 100%. Parce que ce sont des matchs de haut niveau avec des intensités. On a préféré travailler sur Gaël qui avait une toute petite contracture à l’ischio, ce n’était pas grand-chose. Effectivement, il est remis à 100% et il sera disponible dans le groupe de demain si je le souhaite.

 

Charles, vous êtes à votre première CAN. Vous vous êtes bien intégré, on vous vous danser et très motivé, même en dehors du terrain. Est-ce un coup de boost pour vous si l’on sait que vous êtes déjà à l’approche d’un match très important contre la Côte d’Ivoire ?

Depuis que je suis arrivé en équipe nationale, je me sens très bien. Je suis très à l’aise avec mes coéquipiers. Ils m’ont très bien reçu et m’ont rendu la tâche plus facile. Maintenant, je suis très heureux d’être ici. C’est incroyable d’être en demi-finale de la CAN.

 

Charles on a vu beaucoup de messages de la part des joueurs par rapport à la situation en RDC. A quel point cela affecte-t-il votre équipe ? Est-ce une motivation ou une source de tristesse ?

Bien entendu, nous sommes conscients de ce qui se passe à l’Est. C’est très triste. Nous sommes ici pour faire notre travail et nous devons nous concentrer sur ce match. C’est très triste ce qui se passe à l’Est du Congo. C’est aussi vous, les journalistes, qui pouvez nous aider à en parler.

 

Coach, on va un peu parler de l’irrationnel. La Côte d’Ivoire a perdu ses deux derniers matches dans son stade d’Ebimpe. Mais entre-temps, ils ont gagné leurs matchs des quarts et surtout des huitièmes. Êtes-vous conscient et que vous en profiteriez ?

Je pense que demain, même s’il y a toujours une petite part de chance dans un match de football, il y a avant tout un rapport de force entre les équipes. Ils ont perdu deux fois, mais ils ont gagné une fois aussi, lors du match d’ouverture. Ce sont des éléments de leur côté auxquels ils réfléchissent. Comme je l’ai dit plus tôt, nous pouvons jouer dans n’importe quel stade.

Nous allons essayer de donner le meilleur de nous-mêmes, de faire un bon match et de défendre les couleurs du Congo. Comme Charles l’a dit, les supporters devraient être fiers de nous car nous sommes une équipe nationale du Congo, nous avons cette vocation de donner de la joie et du sourire. Les joueurs le savent, demain, ce sera un match particulier car c’est une demi-finale. Ce sera pour nous un jour particulier pour envoyer un message d’attachement et penser à tous ceux qui souffrent au Congo.

 

Coach, j’aimerais savoir ce qui s’est passé dans votre tête lors du coup de sifflet final du match Mali – Côte d’Ivoire.

Qu’est-ce qui m’est passé par la tête ? Tout d’abord, nous l’avons regardé ensemble le match. C’était sympa. On pensait que c’était un bon match, avec une bonne équipe du Mali et une bonne équipe de Côte d’Ivoire avec beaucoup de moyens. On attendait juste notre adversaire se montre. Je suis évidemment heureux de jouer pour la Côte d’Ivoire.

Pour moi, tout a commencé il y a 14 ans en Afrique, à l’ASEC Mimosas. Mon capitaine était Mickaël Sery, que nous devrions revoir. Il y a des signes, maintenant, ce qui nous intéresse, c’est d’aller en finale, comme je l’ai dit la dernière fois. Nous sommes en demi-finale et nous ne voulons pas entendre le message que c’est déjà bien et que quoi qu’il arrive, nous aurons fait un bon parcours. Nous sommes des compétiteurs, nous voulons aller en finale et nous ferons tout pour y parvenir, sinon ce sera une déception pour nous.

 

Coach, lors du match contre la Guinée, nous avons dû jouer dans un stade pratiquement hostile à l’équipe congolaise, car les Guinéens étaient bien représentés dans ce stade. On a vu que le RDC répondait à cette hostilité sur le terrain. Demain, contre la Côte d’Ivoire, ça risque d’être encore plus grave, car le stade sera complètement hostile à cette équipe congolaise. Comment allez-vous gérer cela ?

C’est déjà normal. C’est assez logique pour une équipe qui joue sa compétition à domicile. Pour nous, c’est une source de motivation. Nous sommes très heureux de jouer dans un stade avec un public nombreux. Il y a ce qui se passe autour, mais surtout ce qui se passe sur le terrain. Nous sommes concentrés sur les choses que nous devons faire sur le terrain.

 

Coach, j’ai une petite question. Vous avez déjà utilisé 20 joueurs sur les 24 que vous avez, notamment deux joueurs de champ et deux gardiens n’ont pas encore joué la moindre minute. Comment gérez-vous ce groupe et surtout ces joueurs qui n’ont pas encore goûté à cette 34ème édition ?

Cela peut arriver, la preuve en est que cela arrive. C’est quelque chose qu’on anticipe dans les listes, car quand on reste cinq semaines, ce sera cinq semaines ou un peu plus avec le groupe, en prenant en compte le stage de préparation. Lorsque nous dressons une liste, il est important de réfléchir au moment où nous choisissons les joueurs. C’est une des raisons pour lesquelles nous n’avons pris que 24 joueurs au lieu de 27. Et puis c’est l’état d’esprit. Ils le savent quand ils arrivent en sélection, quand on représente un pays, notamment le Congo, on perd tout statut.

Et quand on arrive, soit on joue titulaire, soit on est remplaçant, soit on ne joue pas, soit on joue deux minutes, soit on va en tribune. C’est comme ça, c’est la règle. Alors quand les joueurs acceptent cette sélection, ils connaissent les règles et tout le monde est là. Bien sûr, un joueur a envie de jouer, c’est une évidence. Et comme je leur explique, il s’agit avant tout d’être au service de l’équipe.

Et puis certains, et les cadres nous aident là-dessus. Il n’y a pas d’étoiles au-dessus des joueurs. Même les grands joueurs qui évoluent dans les grands clubs que nous avons avec nous, et vous savez de qui je parle, perdent ce statut et arrivent au même niveau que les autres. Et c’est la clé de notre succès. C’est l’unité et l’humilité. Et nous devons garder cela.

 

Coach, concernant Cédric Bakambu, il n’a pas encore marqué. Dans quel état d’esprit est-il ? N’est-il pas un peu frustré de ne pas avoir encore marqué depuis le début de la compétition ?

En tant qu’attaquant, je pense qu’il aurait aimé marquer plutôt que de ne pas y arriver. Mais cela va aussi dans le même sens que ce que je viens de dire. Il y a un plan de jeu qui se met en place, qui est collectif. Ce n’est pas non plus fait pour un seul joueur. Il y a donc aussi des tâches qui lui sont demandées et qu’il accomplit à merveille. Nous sommes aujourd’hui dans un football de statistiques, il y a donc des éléments que l’on voit. Nous, en tant que techniciens, nous voyons l’équilibre que nous avons dans nos matchs, les types défensifs ou offensifs.

Et puis on peut prendre, par exemple, l’action de la Zambie. Il ne marque pas, mais s’il ne déclenche pas, rien ne se passe. C’est un joueur qui a une envie extraordinaire de défendre le maillot du Congo. Et puis il n’a pas attendu aujourd’hui pour savoir marquer des buts, Cédric. Puisque les spécialistes des statistiques peuvent voir le nombre de buts qu’il a marqués pour l’équipe nationale et dans son club. Maintenant, il y a un plan de match qui est élaboré et l’essentiel c’est que l’équipe fonctionne.

 

Charles, le coach parlait de statistiques tout à l’heure. Nous savons que votre équipe, dans cette phase à élimination directe, est en très bonne position. C’est 4 tirs cadrés et 4 buts lors des deux derniers matchs. Contrairement à la Côte d’Ivoire qui a concédé 8 tirs cadrés lors des deux derniers matchs. Est-ce que cette statistique à elle seule ne fait-elle pas de vous le favori de cette demi-finale ?

Favoris, je ne dirai pas. Mais les statistiques sont là. Pour moi, c’est le match qui compte. Voir les derniers matchs, c’est toujours beau, mais je veux voir le prochain jeu, parce que ce qui s’est passé hier, ça ne compte plus. Et nous aimerions que cela compte demain. Et faisons de notre mieux.

LIRE AUSSICAN 2023 (Côte d’Ivoire – RDC ) : le discours rassurant d’Emerse Fae !

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