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Trois morts dans les manifestations au Sénégal suite au report de l’élection présidentielle



La situation au Sénégal s’intensifie après le report de dernière minute de l’élection présidentielle prévue le 25 février 2024, avec le bilan des manifestations s’élevant à trois morts, selon les informations recueillies. Deux nouveaux décès ont été enregistrés samedi, portant à trois le nombre total de victimes des affrontements entre les manifestants et les forces de l’ordre.

Modou Guéye, un vendeur de 23 ans, est décédé à l’hôpital Principal de Dakar des suites de blessures par balles, selon le certificat de genre de mort établi par l’hôpital. Il avait été touché près de la gare du TER de Colobane à Dakar lors des manifestations de vendredi. Le certificat mentionne un traumatisme thoraco-abdominal par arme à feu.

Lire aussi : Macky Sall s’explique sur le report des élections

À Ziguinchor, Landing Camara, également connu sous le nom de Diedhiou, un élève du lycée Djignabo, a perdu la vie samedi soir après avoir été admis au service d’urgence de l’hôpital régional. L’adjoint au maire, Bassirou Coly, a témoigné que le jeune Landing a succombé à ses blessures, ayant reçu une balle à la tête pendant les manifestations.

Ces deux décès viennent s’ajouter à celui d’Alpha Yero Tounkara, un étudiant tué vendredi lors des manifestations à l’université Gaston Berger de Saint Louis au nord du pays.

MACKY SALL 1

Les manifestations ont aussi entraîné des blessures par balles, avec six blessés enregistrés à Ziguinchor, fief de l’opposant Ousmane Sonko, et des dégâts matériels. Des saccages de commerces ont été signalés à Touba et à Mbour.

Les premières manifestations d’envergure ont éclaté vendredi, touchant plusieurs localités du pays. Ces protestations interviennent après la décision du président Macky Sall d’abroger le décret convoquant les électeurs aux urnes le 25 février et de reporter le scrutin au 15 décembre 2024. Des candidats et des députés de l’opposition ont introduit des recours auprès du Conseil constitutionnel et de la Cour suprême pour contester cette décision.

Un grand rassemblement est prévu le mardi 13 février à Dakar, organisé par la plateforme « Aar sunu élection » (sécuriser notre élection). Des organisations syndicales ont également annoncé une grève à partir de lundi. La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) a exhorté les autorités à maintenir le scrutin à la date initiale. Dans une interview exclusive accordée à l’Associated Press, le président Sall a réitéré son appel au dialogue pour surmonter la crise. Le Conseil constitutionnel devrait délibérer dans les jours à venir sur les requêtes déposées.

 

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