Ghana : l’opposition conteste toujours la réélection de Nana Akufo-Addo


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Après un scrutin présidentiel jugé tranquille par les observateurs internationaux, c’est la contestation dans les rues d’Accra. L’opposition a organisé une manifestation pour contester la réélection de Nana Akufo-Addo qui a battu son adversaire historique John Mahama.

À Accra, ce jeudi 17 décembre, c’est toute une cohue. Les membres de l’opposition ghanéenne se sont rassemblés devant la commission électorale pour dénoncer les résultats de la présidentielle dont Nana Akufo-Addo est sorti vainqueur face à John Mahama qu’il affronte pour la troisième fois. La Commission a affirmé mercredi 9 décembre que le président sortant était réélu avec 51,59% des voix, contre 47,36% pour le candidat de l’opposition Congrès national démocratique (NDC).

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Toutefois, la décision de la commission n’enchante guère les 200 partisans de l’opposition qui sont sortis dans les rues de la capitale pour exprimer leur revendication. Ils contestent la réélection de Nana Akufo-Addo qui glane déjà les félicitations de ses homologues. Cette sortie contestataire de l’opposition intervient malgré le « pacte de paix » signé à la veille du scrutin présidentiel.

« Pas de Mahama, pas de paix », « Nana Akufo-Addo n’est pas notre président », ou encore « Notre démocratie est en danger », scandaient les manifestants aux abords du siège de la Commission électorale. Ils ont tenté de semer du désordre pour porter haut leurs messages. Pour ce faire, les militants du NDC ont brûlé des pneus. Ils ont ensuite été stoppés dans leur marche par des véhicules de police. Les corps habillés les ont dispersés avec des gaz lacrymogènes et des canons à eau.

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Il est à rappeler que cinq personnes avaient été tuées dans les violences électorales dans tout le pays selon la police ghanéenne. Pour Javier Nart, le chef de la mission d’observation de l’Union européenne, « il s’agissait d’incidents isolés, même si certains sont tragiques ».

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