Avant de choisir une solution de cloud computing, précisez ce que vous voulez utiliser : une application prête à l’emploi, un environnement pour développer ou une infrastructure à administrer. Les sigles SaaS, PaaS et IaaS décrivent des services différents. Ils ne constituent pas un classement de qualité ou de sécurité.
Actualisation du 29 octobre 2026 : ce guide a été réécrit pour préciser les responsabilités, remplacer les statistiques anciennes non contextualisées et retirer du corps les reprises de commentaires et visuels tiers dont les droits n’ont pas été établis. La date de publication initiale est conservée.
Sommaire5 parties
SaaS, PaaS et IaaS : quel service recherchez-vous ?
La définition du NIST, publiée en septembre 2011, distingue trois modèles de service. Cette référence décrit des concepts ; elle ne certifie aucune offre commerciale.
- SaaS, logiciel comme service : vous utilisez une application du fournisseur. Celui-ci gère l’infrastructure sous-jacente ; vos possibilités de configuration de l’application sont limitées par le service.
- PaaS, plateforme comme service : vous déployez vos applications avec les outils pris en charge par la plateforme. Vous gardez le contrôle de ces applications, tandis que le fournisseur gère notamment l’infrastructure et le système d’exploitation sous-jacents.
- IaaS, infrastructure comme service : vous disposez de ressources de calcul, de stockage et de réseau pour exécuter vos logiciels. Vous gérez notamment vos systèmes d’exploitation et applications, sans administrer l’infrastructure physique du fournisseur.
Pour préparer votre choix, écrivez une phrase concrète : « utiliser une messagerie », « déployer notre application » ou « administrer nos serveurs virtuels ». Demandez ensuite au prestataire quelles tâches restent à votre charge. Une même organisation peut avoir plusieurs besoins.
Public, privé, communautaire ou hybride : une autre question
Le modèle de déploiement concerne l’organisation de l’infrastructure. Le NIST distingue le public, ouvert à l’usage du grand public ; le privé, réservé à une organisation ; le communautaire, destiné à des organisations partageant des préoccupations ; et l’hybride, qui relie des infrastructures distinctes pour permettre la portabilité des données et applications.
Un cloud privé peut être géré par un tiers et se trouver hors des locaux de l’organisation. Le mot « privé » ne suffit donc pas à conclure où se trouvent les données. Aucun de ces noms ne dispense d’examiner l’offre précise.
Remplir une grille de responsabilités avant de signer
L’Office fédéral suisse de la cybersécurité souligne les risques liés à l’administration et à la perte d’accès. Il recommande notamment de prévoir exports, sauvegardes hors ligne et mesures de sécurité documentées. Son cadre juridique est suisse : les règles applicables à votre organisation doivent être vérifiées selon son pays, ses données et son activité.
Voici une grille de préparation proposée par DoingBuzz. Pour chaque ligne, notez le responsable nommé, la preuve attendue et la fréquence de vérification ; demandez une réponse écrite lorsqu’un point reste inconnu.
| Point à clarifier | Question à poser | Preuve à demander |
|---|---|---|
| Comptes et droits | Qui ouvre, retire et contrôle les accès ? | Procédure et liste des rôles autorisés. |
| Maintenance | Qui intervient sur chaque composant de notre service ? | Périmètre écrit des tâches et interlocuteur. |
| Restauration | Qui récupère un fichier et comment vérifier le résultat ? | Procédure et compte rendu d’un test adapté. |
| Incident | Qui prévient qui et par quel canal ? | Contacts, procédure et conditions contractuelles. |
| Sortie | Comment récupérer puis réutiliser nos données ? | Formats, limites d’export et assistance prévue. |
Comparer le coût d’un usage réel
Pour demander des devis comparables, décrivez le même scénario à chaque prestataire : utilisateurs, données, opérations, assistance souhaitée et durée d’utilisation envisagée. Faites préciser les postes inclus et ceux qui seraient facturés séparément, notamment la migration, la formation, la restauration ou la sortie. Ne déduisez pas une économie du seul tarif d’entrée.
Exemple fictif : une petite association choisit une application documentaire. Elle prévoit le départ d’une personne et demande comment réattribuer ses documents, retirer ses accès et ouvrir une copie exportée. Si le vendeur fournit seulement une liste de formats, l’association doit encore vérifier si ces formats répondent à son usage. Cet exercice n’est pas un test réalisé par DoingBuzz.
Votre prochaine action : un petit scénario vérifiable
Avant de migrer des données réelles, choisissez avec le prestataire un essai autorisé, adapté à votre projet et sans données sensibles inutiles. Définissez un résultat observable : retrouver un document, restaurer une copie ou réutiliser un export. Notez ce qui fonctionne et ce qui reste à confirmer.
Pour poursuivre : les catégories d’outils à examiner pour une startup et les réglages de partage dans Google Drive. Ce guide fournit des repères de préparation, sans comparatif de fournisseurs testés ni garantie de coût, de sécurité ou de conformité.
Photo principale d’archive, 19 février 2016 : ordinateur portable sur un bureau, près d’une lampe et d’une plante. Radek Grzybowski / Unsplash, via Wikimedia Commons, CC0. Redimensionnement. Elle n’illustre pas une interface cloud actuelle.





















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