Dans un entretien avec la radio mondiale, RFI, Albert Padacké a révélé les mobiles pour lesquels il a accepté sa nomination au poste du Premier ministre du Tchad.
Nommé Premier ministre par un décret ce lundi 26 avril 2021, Albert Pahimi Padacké a déclaré sur RFI, qu’il accepte d’être Premier ministre du Tchad, car l’heure est à l’union sacrée.
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« Je l’ai accepté parce que la situation de notre pays exige que tous les Tchadiens se mettent au-dessus de toutes les considérations, pour regarder les défis communs, à savoir, la paix, la stabilité. La situation du Tchad, à la date d’aujourd’hui, se pose en termes d’union sacrée des enfants du pays, afin de sauver notre nation en péril », a confié à Rfi, Albert Pahimi Padacké, nommé Premier ministre par le Conseil Militaire de Transition.
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Et d’ajouter : « Voilà. C’est une situation exceptionnelle qui ne permet pas qu’il y ait des calculs politiciens. J’ai réfléchi… J’ai regardé les enjeux qui sont ceux de notre pays, aujourd’hui. Et je me suis dit qu’il y a des moments, dans la vie, où il faut accepter de relever les défis pour l’intérêt de son peuple ».
Pour rappel, Albert Pahimi Padacké a été membre de la majorité pendant plusieurs années. Nommé aujourd’hui premier ministre de transition, il sera à la tête d’un gouvernement dont les membres seront choisis et révoqués par Mahamat Idriss Déby, fils du défunt chef de l’Etat (Idriss Déby Itno).
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Le contexte politique et sécuritaire au Tchad au moment de la nomination
La nomination d’Albert Pahimi Padacké au poste de Premier ministre de transition intervient dans un contexte politique et sécuritaire particulièrement fragile au Tchad. Après le décès soudain du président Idriss Déby Itno en avril 2021, le Conseil militaire de transition (CMT) dirigé par son fils, Mahamat Idriss Déby, a pris le pouvoir. Cette période est marquée par une instabilité politique importante, des tensions avec des groupes rebelles comme le FACT (Front pour l’Alternance et la Concorde au Tchad), et des défis sécuritaires majeurs dans la région du Sahel. La situation exigeait une figure politique expérimentée capable de rassembler les différentes forces vives du pays autour d’un projet commun de paix et de stabilité.
Dans ce climat, la décision d’Albert Pahimi Padacké de prendre la tête du gouvernement de transition est perçue comme un appel à l’unité nationale et à la cohésion. Son expérience politique, ayant déjà été Premier ministre sous Idriss Déby, lui confère une légitimité pour piloter cette phase délicate. Il s’agit pour lui de naviguer entre les exigences du Conseil militaire, les attentes de la population tchadienne, et la nécessité de préparer un retour à un régime civil démocratique.
Les défis majeurs pour le gouvernement de transition
Le gouvernement de transition dirigé par Albert Pahimi Padacké devra relever plusieurs défis cruciaux. Premièrement, la consolidation de la paix intérieure reste une priorité. Les tensions entre le pouvoir central et certains groupes rebelles doivent être apaisées par des négociations inclusives et des mesures de réconciliation nationale. Deuxièmement, la stabilisation économique est essentielle pour répondre aux attentes sociales. Le Tchad fait face à une crise économique exacerbée par la pandémie de COVID-19, la baisse des cours du pétrole, principal moteur de l’économie, et l’augmentation des besoins sociaux.
Troisièmement, la transition doit préparer des élections crédibles et transparentes dans un délai raisonnable, afin de rétablir une gouvernance démocratique et légitime. Enfin, la coopération internationale, notamment avec les partenaires régionaux et les organisations internationales, sera indispensable pour soutenir les efforts de reconstruction et de développement du pays.
Albert Pahimi Padacké devra donc conjuguer ses compétences politiques avec une capacité à gérer ces multiples enjeux pour garantir la stabilité et l’avenir du Tchad.
FAQ
1. Qui est Albert Pahimi Padacké ?
Albert Pahimi Padacké est un homme politique tchadien qui a déjà occupé le poste de Premier ministre entre 2016 et 2018 sous la présidence d’Idriss Déby Itno. Il est membre du Parti pour les libertés et le développement (PLD) et reconnu pour son expérience politique et sa capacité à dialoguer avec différentes forces politiques au Tchad.
2. Pourquoi le Conseil militaire de transition a-t-il choisi Albert Padacké ?
Le Conseil militaire de transition a choisi Albert Padacké en raison de son expérience, de sa réputation de modération et de son acceptation par plusieurs acteurs politiques. Sa nomination vise à favoriser l’unité nationale et à instaurer un climat de confiance nécessaire pour mener à bien la transition politique.
3. Quelle est la durée prévue de la transition ?
La transition au Tchad est initialement prévue pour une période de 18 mois, avec pour objectif d’organiser des élections présidentielles et législatives afin de rétablir un gouvernement civil démocratiquement élu. Cette durée peut toutefois être ajustée en fonction de l’évolution de la situation politique et sécuritaire.
4. Quel rôle joue la communauté internationale dans cette transition ?
La communauté internationale, notamment les Nations Unies, l’Union africaine, la France et d’autres partenaires régionaux, joue un rôle de soutien et de supervision pour la transition au Tchad. Elle aide à garantir le respect des droits humains, la tenue d’élections libres, et apporte une assistance économique et sécuritaire pour stabiliser le pays.
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