Affaire HAAC-Alternative : Zeus Aziadouvo récuse sa signature 


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Entre la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication et les journalistes, le courant ne passe plus très bien depuis quelque temps déjà. Après « L’Indépendant Express » suspendu il y a quelques semaines, c’est au tour de « L’Alternative » de Ferdinand Ayité de subir le souffle de la HAAC. L’organe a été suspendu pour 4 mois pour avoir traité de faussaire le ministre Koffi Tsolenyanu de faussaire. Alors que des responsables des comités au sein de la HAAC avait signé la décision portant suspension du journal, Zeus Aziadouvo président du comité de la presse écrite revient sur sa décision et récuse sa signature. 

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Zeus Aziadouvo, membre de la HAAC et président du comité de la presse écrite dit ne pas être d’accord avec les conditions dans lesquelles le journal « L’Alternative » a été suspendu pour quatre mois. Pour lui, la HAAC « n’est pas restée fidèle au déroulé de l’audition » de son confrère journaliste Ferdinand Ayité. « Le seul élément qui était régulièrement mis en exergue au cours de l’audition, était le titre « injurieux » à l’endroit du membre du gouvernement. En outre, il a été reproché au journal d’avoir extrapolé dans l’article en parlant de l’UNIR qui serait un « repaire de faussaires et d’escrocs ». Un intertitre que le journal a pourtant mis à la forme interrogative et nous tous, en tant que professionnels des médias, savons que le point d’interrogation permet une insinuation sans risque, une sorte de conditionnel donc. » écrit Zeus Aziadouvo.

Continuant, le patron du journal « Liberté » affirme qu’en suspendant « L’Alternative », ils n’ont fait qu’exécuter la volonté du Me Koffi Tsolenyanu qui demandait l’application de « la loi dans toute sa rigueur ». « Nous avons agi en violation du premier article de notre loi organique qui stipule de la HAAC est une institution indépendante vis-à-vis des autorités administratives, de tout pouvoir public, de tout parti politique, de toute association et de tout groupe de pression » a-t-il indiqué.

Pour finir, Zeus Aziadouvo trouve qu’au cours de l’audition, l’occasion n’a pas été donnée à Ferdinand Ayité et son journal d’apporter les preuves de leurs dires mais plus tard la HAAC dira : « considérant qu’au cours de l’audition, le directeur de publication du bihebdomadaire L’Alternative n’a apporté aucune preuve pour soutenir le bien-fondé de ses allégations… ».

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En clair, le patron de « Liberté » trouve que l’audition n’a point été équitable et c’est ce qui l’amène à récuser sa signature. « De tout ce qui précède, Monsieur le président le récuse ma signature…au nom de ce Togo nouveau que nous voulons construire, je ne peux tolérer ces actes attentatoires au libre exercice du métier de journaliste » écrit Zeus Aziadouvo.

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