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Pourquoi le sénateur Américain, Chris Coons remet en question l’éligibilité de l’Afrique du Sud dans le Programme AGOA ?

Pourquoi Le Sénateur Américain, Chris Coons Remet En Question L'Éligibilité De L'Afrique Du Sud Dans Le Programme Agoa ?

Dans un récent développement, le sénateur américain Chris Coons a soumis un projet de loi visant à apporter des modifications significatives à la Loi sur la Croissance et les Opportunités en Afrique (AGOA). Cette proposition a suscité des interrogations, notamment en ce qui concerne l’éligibilité de l’Afrique du Sud au programme AGOA. Coons a suggéré un examen « hors cycle » immédiat de l’éligibilité de l’Afrique du Sud à l’AGOA, bien que les raisons de cette demande n’aient pas été spécifiées.

Le programme AGOA, établi en 2000 et renouvelé en 2015, offre un accès en franchise de droits au marché américain pour les exportations de la plupart des produits provenant de 35 pays d’Afrique subsaharienne. L’éligibilité des pays dépend d’examens annuels portant sur divers critères, particulièrement la politique commerciale, la gouvernance, les droits des travailleurs et des droits de l’homme.

L’Afrique du Sud, principal bénéficiaire de l’AGOA, est actuellement sous le feu des projecteurs en raison de ses liens étroits avec la Russie, considérés comme une menace pour la sécurité nationale et les intérêts en politique étrangère des États-Unis, violant ainsi l’une des conditions de l’AGOA.

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Outre l’examen de l’éligibilité de l’Afrique du Sud, le projet de loi de Coons propose également de prolonger la durée de l’AGOA de 16 ans, jusqu’en 2041, offrant ainsi aux entreprises américaines une prévisibilité accrue pour investir en Afrique subsaharienne. Cette proposition intervient à un moment où de nombreuses entreprises américaines cherchent à diversifier leurs chaînes d’approvisionnement et à réduire leur dépendance à l’égard de la Chine.

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De plus, Coons a proposé des changements dans les règles d’origine de l’AGOA, permettant aux intrants des pays d’Afrique du Nord membres de la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECA) d’être pris en compte. Cette modification vise à renforcer les chaînes d’approvisionnement intra-africaines, soutenant ainsi la vision de la ZLECA visant à stimuler l’intégration économique et la croissance sur tout le continent.

Cette proposition, bien qu’entraînant potentiellement des changements importants, souligne l’engagement des États-Unis à renforcer les liens économiques avec l’Afrique subsaharienne et à favoriser le développement économique régional. L’évolution de l’AGOA et son impact sur les relations économiques internationales seront suivies de près dans les mois à venir.