Soudan : Bilan trois morts après la répression violente contre les manifestants anti-régime.

Trois personnes ont été tuées jeudi lors de manifestations contre le nouveau régime militaire au Soudan, a annoncé le Comité central des médecins soudanais.

La démission d’Abdallah Hamdok n’a pas permis d’apaiser la colère soudaine du public. Jeudi 6 janvier, les villes de Bahri, Omdurman et Khartoum ont été attaquées par des manifestations contre le gouvernement militaire dirigé par Abdel Fattah al-Burhan.

Au cours de ces manifestations, trois manifestants ont été tués lors d’une répression par les forces de sécurité.

Deux d’entre eux ont été tués à Omdurman, un a été touché à la « à la tête » et l’autre « au bassin », et le troisième a été abattu dans la capitale Khartoum, « à la poitrine par des tirs à balles réelles », a annoncé citant le Comité des médecins soudanais, cité par l’AFP.

Le nouveau bilan porte à 60 le nombre de manifestants tués depuis le début des manifestations post-coup d’État.

Le 18 novembre, le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) a fait entendre sa voix dans la répression des manifestations civiles dans le pays.

« Il est tout à fait honteux que des balles réelles aient à nouveau été utilisées hier contre des manifestants », a déclaré la Haut-commissaire Michelle Bachelet dans ce communiqué.

Pour rappel, le Soudan est le théâtre de protestations et de manifestations depuis le 25 octobre contre un coup d’État dirigé par l’armée déclarant l’état d’urgence, dissolvant le Conseil souverain et d’autres mesures.

Dimanche 3 janvier, le Premier ministre Abdullah Hamdok a annoncé sa démission, « pour céder la place et remettre cette responsabilité entre les mains du peuple soudanais ».

Cette décision n’a pas changé la colère et les protestations contre le régime de Burhan.

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