En savoir plus - Publicité 2 Publicité 2 En savoir plus - Publicité 2 Publicité 2 En savoir plus - Publicité 2 Publicité 2 Découvrez nos offres pour annonceurs - Publicité 4 Publicité 4 En savoir plus - Publicité 2 Publicité 2 Visitez 3Vision Group - Publicité 3 Publicité 3

Retrait du Mali de la CEDEAO : Un geste qui divise et provoque des manifestations



 

Jeudi dernier, des manifestants ont exprimé leur soutien au retrait du Mali de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) à Bamako. Cette décision a été prise par l’Alliance des États du Sahel (AES), une nouvelle organisation regroupant le Mali, le Niger et le Burkina Faso, tous dirigés par des régimes militaires. Cette initiative intervient dans un contexte de relations exécrables entre ces pays et l’organisation régionale.

L’ancien ministre malien de la Justice, Mamadou Ismaila Konaté, a partagé ses préoccupations quant aux implications de cette décision sur la stabilité du pays. Selon lui, le retrait de la CEDEAO par la junte militaire suscite des doutes et des questions parmi la population, créant ainsi un climat de confusion.

Lire aussi : La France réagit à l’interdiction d’entrée au Niger pour ses ressortissants

« La décision qu’ils (la junte) ont prise a créé des doutes, des questions, des dilemmes dans l’esprit des gens, qu’ils (la junte) se sont sentis obligés aujourd’hui de demander aux gens de Bamako de descendre (dans les rues pour soutenir) et puis demain à Ouagadougou de descendre et à Niamey de descendre à nouveau. Non. Je pense que le soutien est spontané, et que le soutien spontané est un soutien vivant », a déclaré Konaté.

Les pays membres de l’Alliance des États du Sahel accusent la CEDEAO d’imposer des sanctions « inhumaines » en lien avec le coup d’État. Cette accusation a été exploitée par les militaires pour mobiliser la population à manifester contre l’organisation régionale.

me mamadou ismaila konate

 

Mamadou Ismaila Konaté souligne que le soutien à cette décision est varié, et que certains manifestants peuvent ne pas adhérer pleinement à la cause. « Quand on voit aujourd’hui qu’un membre du gouvernement prend des mesures pour demander aux gens de sortir (pour soutenir la décision de la junte), bien sûr, il y aura toujours des gens dans la rue pour soutenir une telle décision, comme tous ceux qui sont dans la rue ou qui restent chez eux et qui ne sont pas forcément des gens qui adhèrent à cette décision », explique-t-il.

Ce retrait sans précédent de la CEDEAO, après près de 50 ans d’existence, suscite des débats animés quant à son impact sur la stabilité politique et économique de la région.

 

doingbuzz DIRECT

Cet article est réservé aux abonnés. Déjà abonné ?

Enquêtes, interviews, analyses…

Abonnez-vous et accédez à tous nos articles en illimité !