La première opération secrète de Trump a tourné au désastre


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La première mission militaire secrète pour laquelle Donald Trump a donné son feu vert n’a pas été une franche réussite. « Quasi rien ne s’est passé comme prévu », a confirmé un officier américain à la chaîne américaine NBC. Au cours de ce raid mené dans la nuit du samedi 28 au dimanche 29 janvier au Yémen contre un camp d’Al-Qaida, une petite fille américaine de 8 ans et un militaire de la Navy Seals, les forces spéciales (36 ans) américaines, ont été tués.
C’est le très secret « Joint Special Operation Command », chargé de coordonner les unités des forces spéciales, qui a dirigé l’opération, la première ordonnée par Trump personnellement. L’objectif était de collecter des informations capitales sur des éventuelles attaques terroristes.
« Atterrissage difficile »
Les problèmes ont commencé dès « l’atterrissage difficile » de l’avion-hélicoptère, un MV-22 Osprey, qui devait larguer les militaires à proximité du camp djihadiste dans la province d’Al-Baida. Résultat des courses: trois militaires ont été blessés et l’appareil a été sérieusement endommagé. Dans un échange de tirs, un militaire de la Navy Seals (ndlr. la force d’élite de la Marine américaine dont une unité a tué Oussama ben Laden) a été tué. Plusieurs civils ont également perdu la vie, parmi lesquels des femmes. Selon le Pentagone, certaines de ces femmes étaient des combattantes qui ont ouvert le feu sur les Américains.
Le ministre de la défense James Mattis a identifié le soldat décédé au combat comme étant William ‘Ryan’ Owens. Il a tenu à lui rendre hommage. « En remplissant sa fonction, Ryan s’est sacrifié pour notre nation et a pleinement honoré le titre le plus noble du service militaire ».
‘Nora’, fille d’une tête pensante d’Al-Qaida
L’autre victime collatérale est ‘Nora’ al-Awlaki, la fille d’Anwar al-Awlaki, un prédicateur américano-yéménite neutralisé par une frappe de drone fin 2011, non loin du lieu de l’attaque menée dimanche. Né au Nouvau-Mexique, cet imam d’ascendance yéménite était retourné au Yémen et était devenu l’un des membres les plus influents d’Al-Qaida dans la péninsule arabique. Selon une note rendue publique par le gouvernement américain après sa mort, l’homme était un successeur potentiel d’Oussama Ben Laden, tué six mois avant lui.
Nasser al-Awlaki, le grand-père de la fillette, un ancien ministre de l’Agriculture au Yémen, a reconnu sa petite-fille sur les photos qui ont été prises sur les lieux de l’attaque. Il conteste la version américaine.
« Nora était à la maison avec sa mère quand l’attaque a commencé. Elle a été touchée par une balle dans la nuque à 2h30 du matin. Deux heures plus tard, elle était déclarée morte. D’autres enfants ont été tués », témoigne-t-il. Selon lui, les soldats américains seraient également entrés dans une autre habitation et auraient abattu tout le monde, y compris les femmes. L’une d’entre elles était soupçonnée d’appartenir au mouvement terroriste al-Qaida.
14 terroristes tués ainsi que « plusieurs » civils
La nombre exact de victimes varie selon les sources. Le Pentagone parle de 14 terroristes tués et « plusieurs » civils. Trois leaders d’Al-Qaida dans la péninsule Arabique (AQPA), la branche de l’organisation terroriste au Yémen, auraient été tués. Selon Nasser al-Awlaki et des sources yéménites, il y aurait 59 morts. Si l’on en croit un responsable local, les frappes ont touché une école, un dispensaire et une mosquée.
Source : 7sur7.be

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