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NOTEZ: L’amour, la foi et moi de l’auteur Guillaume DJONDO

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Written by La redaction

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Juriste de droit international en formation, consultant entiché des ressources humaines, féru de communication multimédia, passionné d’internet, poète en lie et blogueur à l’envie, je suis Guillaume Djondo.

Autant que faire se peut, j’allume mon cerveau pour faire de ce blog une plateforme d’aveu de mes opinions, de mes émotions, de mes impressions, de mes habitudes, de mes attitudes et de mes humeurs, que je partage volontiers avec ceux qui consacrent une minute de leur temps pour me lire. Tout dépend de mon état d’âme et de leur créneau horaire. 

Je vacille pendant mon temps libre entre les informations, le basketball, la lecture, la natation, la musique et mes écrits.

J’aime discuter, rigoler, charrier, échanger, rencontrer et voyager.

Voilà, présenté en quelques mots, la modeste personne de Guillaume Djondo.

Le reste, vous aurez le loisir et je l’espère le plaisir de le découvrir dans mes billets.

A très vite !



 

 

 

Bien le bonjour à vous, lectrices et lecteurs,

L’esprit humain est une terre fertile dans laquelle des graines sont continuellement semées (opinions, idées, préjugés, etc.). La parole est une graine qui fait germer facilement des pensées positives ou des émotions de doute, de peur et d’échec.
Et c’est cette parole qui permet à des individus malveillants et vils d’esprit, d’exploiter nos sociétés aujourd’hui. Vous vous demandez sans doute comment ? Patience, j’en viens.

Eh, bien, cette exploitation découle de ce que beaucoup de personnes heureuses ou malheureuses en voulant s’accrocher à un socle, une source d’espoir, un piédouche qui puisse continuer à alimenter positivement ou qui puisse faire basculer leurs situations négatives vers celles positives, se retournent vers le divin.

Je suis chrétien catholique de père, comme de mère. De grand-père comme de grand-mère. Je ne sais pas pour ma femme et pour mes enfants, mais moi je mourrais catholique. Des prêtres j’en ai eu dans ma famille, j’en ai et j’en aurai encore. Je crois en Dieu le père, créateur des cieux et de la terre. Je crois en Jésus-Christ son fils, venu sur terre pour expier nos péchés. Je crois en la Bible, la mienne « La Bible de Jérusalem », je l’ai voulu récente et des éditions du « cerf » la propose traduite en français sous la direction de l’Ecole biblique de Jérusalem. Je l’ai demandé et on me l’a donnée. Merci Bénédicta-Aurore.

En parallèle je crois en d’autres forces surnaturelles qui existent sur terre, particulièrement en Afrique. Je crois en la sorcellerie bonne comme mauvaise. Je crois au triomphe du bien sur le mal. Je crois en la malédiction. A contrario, je crois aussi en la bénédiction.

Je crois en tout sauf en ces pasteurs dont les églises poussent ces dernières années comme des champignons dans une prairie fertile. J’ai mes raisons de ne pas les aimer, de les voir d’un œil torve et de les éviter au maximum. Ce n’est pas par préjugés ni méchanceté gratuite, c’est par expériences, résolutions et principes. Si vous êtes du genre, je fais ceci parce que mon pasteur m’a dit de le faire ou je ne fais pas cela parce que mon pasteur me l’a interdit. Je vous prie de vous arrêter ici net et de ne pas lire les lignes qui vont suivre.

Alors, il y en a qui veulent aussi s’arrêter ? Vous avez un sursis de 15 secondes pour débarrasser le plancher. Merci.

Toute mon enfance a été bâtie sur des principes et des règles. Sauf ce qui relève de la foi ou du mystère divin, j’ai appris tout petit qu’il ne faut pas croire tout ce que l’on vous dit, mais croire ce que l’on voit ou ce que l’on vit. J’entends par là, user de tous ses sens, l’œil, le nez, la bouche, l’oreille, la main et le pied. Bref, faire sa propre expérience sans porter de préjugés au préalable.

Par deux fois, j’ai été amoureux de filles qui n’étaient pas de la même obédience religieuse que moi et j’ai été confronté à des difficultés similaires qui m’obligent à vous servir mon constat dans ce billet.


Les mots étaient mes maux

Les femmes ont toujours eu cette forte tendance à écouter tout ce qui provient des gens de leur entourage et de leur église. Pire, elles ont toujours eu cette facilité de croire aveuglement ce que leur pasteur leur raconte à l’église. Et bien, c’est là moi mon problème. J’ai toujours été un garçon curieux, qui voit, observe, analyse et critique. Je n’aime pas avaler tout ce qu’on me raconte parce que ça vient de tel ou tel. Non ! Parce que je crois fermement que personne n’a la science infuse sur cette terre et, donc ne détient la clé de la vérité absolue. Je fais donc passer toute conception par le baromètre du bon sens et de la jugeote. Ayayaï… Pour mes ex-copines, c’était l’enfer. La tolérance que je leur connaissais dès le début de notre relation s’estompait avec le temps parce que j’avais l’audace de dire telle ou telle vérité.

Tenez, je visite l’église de ma copine un soir de Pâques en avril 2008 et lors des annonces sanctionnant la fin de la cérémonie, un fidèle vint dire que le pasteur dans toute sa magnificence avait besoin de vivre dans du confort. Et que les fidèles connaissant sa situation devraient cotiser pour lui offrir une ligne électrique haute tension et un forage d’eau.

Epouvanté, je n’ai plus remis les pieds dans cette église. Après de multiples insistances, j’ai dû dire à ma copine que je ne fréquentais pas les églises où on faisait de la parole de Dieu un fonds de commerce. Yégé ! J’ai dit ce qu’il ne fallait pas.

Donc Guillaume tu veux me dire que le pasteur nous exploite c’est ça ? Qu’il est mauvais. Ou bien ? Tu es qui pour le juger ? Tu es un simple mortel qui ne s’attarde que sur des choses physiques. Tu ne vois pas au-delà du physique, le spirituel. Lui, il voit tout ça. Donc je ne te le permets pas.

Je la regardais zoooooom comme quelqu’un à qui on venait d’injecter un anesthésiant. J’étais bouche bée.

Petit à petit, les choses ont commencé à se détériorer entre elle et moi. Non seulement parce que les fois qui ont suivi, je lui disais expressément que je ne viendrais plus à son église, mais aussi parce que lors de nos discussions, pendant qu’elle citait le livre de Saint Paul apôtre aux corinthiens, moi je citais Gandhi ou Mandela. C’était la bourde de trop qui provoqua notre rupture.


Ma catholicité était ma calamité

Calme de nature, j’ai grandi dans un environnement qui m’offrait quiétude et aise. Pas de nuisances sonores, pas de sifflements, pas de bruits alarmistes. Moi qui suis donc habitué à un environnement paisible, aussi bien à l’école, à l’église qu’à la maison, j’ai eu des difficultés, au début, à aller à l’église de ma seconde copine en août 2011. Eglise où pour telle ou telle prière, chacun devait prier comme à l’école coranique. Vous voyez la gêne pour moi qui ne récite que le Notre Père ?

Je restais dans mon coin oscillant entre extérioriser mes souhaits de façon simple et tamisée ou simuler en hurlant comme un forcené. La deuxième option n’était pas envisageable non seulement parce que c’est un péché de simuler à l’église, mais aussi parce que j’ai toujours été contre le fait de faire semblant, de jouer à l’hypocrite. Question de principe.

J’ai dû dire à ma copine que je ne me sentais pas à l’aise dans un tel environnement. Là était encore ma bévue. Elle l’a pris mal et à commencer à me faire un interrogatoire version Jack Bauer.

Guillaume, tu m’aimes ? Guillaume tu reproches quoi à mon église ? Guillaume, tu ne peux pas faire au moins semblant de me faire plaisir ? Guillaume nanani. Guillaume nanana.

Comme elle avait le verbe facile, on a passé toute une journée à chercher un compromis. Pas facile de trouver un compromis avec quelqu’un qui n’avait pas de tolérance pour les autres églises. Pas facile du tout, pour lui faire plaisir, j’y suis allé encore et encore, mais malgré moi. La goutte d’eau qui a fait déborder le vase conduisant à notre rupture c’était ma réponse à cette question que le pasteur m’avait ouvertement posée un dimanche après le culte : cher ami en Christ, voudrais-tu bien être baptisé dans notre église ?

Je me suis empressé de lui répondre poliment : « Mais pasteur je suis déjà baptisé, communié et confirmé dans mon église. Combien de fois dois-je être baptisé donc ? »

Je n’ai pas eu de réponse à ma question et pire mon ex-petite amie a considéré cette question comme une défiance à l’endroit du pasteur. Ma cote d’amour est tout de suite tombée en flèche.

Si vous cherchez le meilleur endroit où règne la dictature, aller dans les églises. Enfin, les nouveaux ministères qu’on voit partout comme un fantôme qui suit son bourreau. Aucun droit de réponse, aucun droit de critique, aucun droit de soulever le voile sur des contre-vérités, aucun droit de contester les décisions qu’on vous impose, aucun droit de se soustraire aux cotisations même si vous n’en avez pas les moyens. Bref… Il n’y a aucun droit existant. Il n’y a que des devoirs dans les ministères. Ce qui est regrettable, c’est que ces façons de museler les fidèles les abêtissent, leur ôtent tout discernement, les rendent fanatiques. Mais bon, plus tu en parles, plus on te prend pour un ennemi, plus on te prend pour un rationaliste, plus tu es considéré comme persona non grata. 1


A mes ex-copines, je veux leur dire que « j’ai une religion, ma religion, et même j’en ai plus que tous, avec leurs memories et leurs jongleries. J’adore Dieu au contraire ! Je crois en l’Etre Suprême, à un Créateur, quel qu’il soit, peu m’importe, qui nous a placés ici-bas pour y remplir nos devoirs de citoyens et de père de famille, mais je n’ai pas besoin d’aller dans une église, baiser des plats d’argent et engraisser de ma poche un tas de farceurs qui se nourrissent mieux que nous ! » 2 Mon Dieu à moi, c’est le Dieu de Jacob, d’Isaac, de Moïse, de Socrate, de Franklin, de Voltaire et de Béranger ! Je suis pour la profession de foi de Vicaire savoyard et les immortels principes de 89. Mon Dieu à moi est ma conscience intérieure qui me donne des coups de fouet à 3 h du matin quand j’offense mon prochain (aussi moindre soit l’offense, moquerie, refus d’aider, etc.). Mon Dieu à moi ne se trouve pas que dans les églises. Il est partout, dans la nature, dans mes habitudes, dans mes rapports collectifs avec les autres hommes. Mon Dieu à moi est dans la tolérance, la compassion, le pardon, l’amour du prochain (qui qu’il soit, petit ou grand, pauvre ou riche, homme ou femme)… Mon Dieu à moi et bien, en définitive, dans toute ma diversité, c’est Moi.

Bonne fête de Pâques toutes et à tous.

Bien à vous !

 

Annexes :
1 – persona non grata : personne indésirable (locution latine)

2 – Gustave Flaubert

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