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Niger : L’opposant Hama Amadou dans le viseur des autorités 

Niger
Ceux qui craignaient des troubles post-électoraux au Niger ont-ils raison ? Alors que le président sortant Mahamadou Issifou avait annoncé il y a plusieurs mois qu’il n’allait pas tenter de décrocher un troisième mandat, beaucoup pensaient que les tensions politiques étaient loin derrière le Niger. Quelques jours après la proclamation des résultats provisoires par la Commission Electorale, il y a moins d’assurance et les autorités nigériennes ont les regards bien fixés sur l’opposant Hama Amadou. 

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Deux morts et 470 arrestations, c’est le résultat selon le ministre nigérien de l’intérieur des troubles qui ont suivi la proclamation des résultats qui donnaient gagnant Mohamed Bazoum, allié du président sortant. Des partisans du candidat perdant Mahamane Ousmane avaient envahi les rues de Niamey saccageant des biens publics et vandalisant des maisons comme celle du correspondant de Radio France Inter au Niger. Face à ces troubles, plusieurs personnes avaient été interpelées dont Momouni Boureima ancien chef d’Etat-Major du président Mamadou Tandja.

Selon le ministre de l’intérieur, ce sont des personnalités politiques qui sont derrière ces troubles. En tête de liste, les autorités nigériennes placent l’opposant Hama Amadou. Selon eux, il est évident que c’est le leader du Moden Fa Lumana Africa qui incite une partie de la population à entrer dans les rues. L’accusé avait en Août dernier appelé à la destitution du président Mahamadou Issifou à quelques mois de l’échéance électorale à laquelle ce dernier ne participerait pourtant pas. Hama Amadou avait aussi affirmé que me Niger serait le théâtre du prochain putsch si sa candidature n’avait pas été retenue.

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Le jeudi après-midi, l’avocat de Hama Amadou annonçait que le domicile de son client avait été encerclé par une dizaine de véhicules de la gendarmerie et des forces antiterroristes. Ces derniers voulaient selon lui s’assurer que l’opposant était bien à son domicile. L’avocat lui, voit en cela une tentative d’arrestation de son client. De son côté, Mahamane Ousmane arrivé deuxième au second tour continue de réclamer sa victoire et entend utiliser tous les moyens légaux pour y arriver. Il trouve dans les arrestations et interpellations des autorités une tentative d’entrave aux recours auprès de la Cour Constitutionnelle.