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L’inattendu ralliement de François Bayrou à Emmanuel Macron
24/02/2017 à 09h58 par La redaction

Il ne reste que 57 jours avant le premier tour de l'élection présidentielle française, le 23 avril 2017, et décidement dans cette campagne rien ne se passe comme prévu ! Cette fois, c'est Francois Bayrou qui a pris tout le monde de court.

Plutôt que de se lancer une quatrième fois dans l’aventure présidentielle, le patron du Modem a préféré offrir ses services à Emmanuel Macron. Une offre aussitôt acceptée par le candidat d' « En marche », qui était mercredi soir sur un petit nuage. « Je pense que c’est un véritable tournant, à la fois dans notre campagne présidentielle mais aussi dans la vie politique française, a estimé l’ancien locataire de Bercy. C’est une vraie recomposition et c’est enfin la fin de certains clivages aussi ».

Une surprenante volte-face de François Bayrou

Leur entente avait en réalité été négociée quelques jours auparavant. Un ralliement d'autant plus inattendu que le maire de Pau n'avait pas été tendre ces dernières semaines avec l’ancien ministre de l’Economie, l’accusant notamment d’être le candidat « des puissances d’argent ». Un retournement que François Bayrou a bien tenté de justifier : « ça n’est pas une volte-face, c’est une garantie obtenue, a-t-il assuré mercredi soir sur le plateau de France 2. Si je n’avais pas eu cette assurance, que nous allons enfin en France imposer une loi qui empêche les grands intérêts et le monde de l’argent de prendre le pas sur le monde politique, je n’aurais pas fait cette alliance ».

L’accord Hamon-Jadot finalisé

Quoi qu'il en soit, ce rapprochement a été très mal vécu au sein du camp Fillon. La droite y a vu là un nouveau coup de poignard de celui qu'elle considère comme un traître depuis son soutien à Francois Hollande au second tour de la présidentielle de 2012. Sale nouvelle donc pour Les Républicains qui semblaient pourtant remonter quelque peu la pente ces derniers jours.

La gauche, elle, se réjouit officiellement de ce rapprochement. Sauf que cette entente rebat les cartes, et pourrait bien relancer la dynamique autour de la campagne d'Emmanuel Macron, à l'heure où celle de Benoît Hamon semble marquer le pas. Même si le candidat socialiste peut se féliciter d’être enfin parvenu à trouver un accord avec Yannick Jadot. Une annonce officialisée jeudi soir quelques minutes avant le grand oral de Jean-Luc Mélenchon sur France 2. Tout sauf un hasard bien sûr. Le candidat de « la France insoumise » avait quant à lui déclaré la semaine dernière ne pas vouloir s’accrocher à un « corbillard », sous-entendu au parti socialiste.

Marine Le Pen toujours au plus haut

Pendant ce temps, Marine Le Pen continue elle de faire la course en tête dans les sondages. Les intentions de vote en sa faveur oscillent entre 25 et 27% au premier tour. La candidate d’extrême-droite ne semble pas pâtir de l’affaire de ses assistants parlementaires au Parlement européen. Affaire dans laquelle sa cheffe de cabinet Catherine Griset, soupçonné d’emploi fictif, a été mise en examen mercredi. Des accusations niées en bloc par la présidente du Front national. « Je conteste formellement les faits encore une fois qui nous sont reprochés », a-t-elle déclaré mercredi soir sur TF1, avant de mettre en garde : « il y a là un risque très lourd d’instrumentalisation de la justice. Je pense qu’aujourd’hui nous ne sommes pas dans la sérénité, dans l’impartialité et dans l’indépendance qui est nécessaire à l’administration de la justice. Tout le dit ! » Marine Le Pen pourrait être prochainement convoquée par les juges dans cette affaire.

Le programme de la semaineprochaine

Dès samedi 25 février et jusqu’au vendredi 3 mars, place à la transhumance annuelle de l’animal politique. Tous les candidats seront au rendez-vous du salon de l’Agriculture. Tous sauf Jean-Luc Mélenchon, qui préfère aller visiter une ferme dans l’Oise. Sinon, Marine Le Pen sera dimanche 26 à Nantes pour son premier grand meeting. François Fillon ira à Meaux le lendemain sur les terres de son ancien rival Jean-François Copé. Critiqué dans son camp, Benoît Hamon va lui tenter d’accélérer le rythme la semaine prochaine en faisant pas moins de trois meetings dont un dans sa ville natale de Brest. Enfin, autre temps fort, Emmanuel Macron dévoilera son programme jeudi 2 mars, un projet qu’il a prévu de chiffrer ce vendredi 24 février dans la matinée.

La petite phrase en off de la semaine

« Ce n’est pas en singeant Le Pen qu’on la fera baisser », s’est énervé cette semaine un proche d’Alain Juppé. Un député lassé que François Fillon multiplie les discours très à droite sur la sécurité, et qu’il en oublie de parler des autres sujets.

Avec RFI

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Il ne reste que 57 jours avant le premier tour de l'élection présidentielle française, le 23 avril 2017, et décidement dans cette campagne rien ne se passe comme prévu ! Cette fois, c'est Francois Bayrou qui a pris tout le monde de court.

Plutôt que de se lancer une quatrième fois dans l’aventure présidentielle, le patron du Modem a préféré offrir ses services à Emmanuel Macron. Une offre aussitôt acceptée par le candidat d' « En marche », qui était mercredi soir sur un petit nuage. « Je pense que c’est un véritable tournant, à la fois dans notre campagne présidentielle mais aussi dans la vie politique française, a estimé l’ancien locataire de Bercy. C’est une vraie recomposition et c’est enfin la fin de certains clivages aussi ».

Une surprenante volte-face de François Bayrou

Leur entente avait en réalité été négociée quelques jours auparavant. Un ralliement d'autant plus inattendu que le maire de Pau n'avait pas été tendre ces dernières semaines avec l’ancien ministre de l’Economie, l’accusant notamment d’être le candidat « des puissances d’argent ». Un retournement que François Bayrou a bien tenté de justifier : « ça n’est pas une volte-face, c’est une garantie obtenue, a-t-il assuré mercredi soir sur le plateau de France 2. Si je n’avais pas eu cette assurance, que nous allons enfin en France imposer une loi qui empêche les grands intérêts et le monde de l’argent de prendre le pas sur le monde politique, je n’aurais pas fait cette alliance ».

L’accord Hamon-Jadot finalisé

Quoi qu'il en soit, ce rapprochement a été très mal vécu au sein du camp Fillon. La droite y a vu là un nouveau coup de poignard de celui qu'elle considère comme un traître depuis son soutien à Francois Hollande au second tour de la présidentielle de 2012. Sale nouvelle donc pour Les Républicains qui semblaient pourtant remonter quelque peu la pente ces derniers jours.

La gauche, elle, se réjouit officiellement de ce rapprochement. Sauf que cette entente rebat les cartes, et pourrait bien relancer la dynamique autour de la campagne d'Emmanuel Macron, à l'heure où celle de Benoît Hamon semble marquer le pas. Même si le candidat socialiste peut se féliciter d’être enfin parvenu à trouver un accord avec Yannick Jadot. Une annonce officialisée jeudi soir quelques minutes avant le grand oral de Jean-Luc Mélenchon sur France 2. Tout sauf un hasard bien sûr. Le candidat de « la France insoumise » avait quant à lui déclaré la semaine dernière ne pas vouloir s’accrocher à un « corbillard », sous-entendu au parti socialiste.

Marine Le Pen toujours au plus haut

Pendant ce temps, Marine Le Pen continue elle de faire la course en tête dans les sondages. Les intentions de vote en sa faveur oscillent entre 25 et 27% au premier tour. La candidate d’extrême-droite ne semble pas pâtir de l’affaire de ses assistants parlementaires au Parlement européen. Affaire dans laquelle sa cheffe de cabinet Catherine Griset, soupçonné d’emploi fictif, a été mise en examen mercredi. Des accusations niées en bloc par la présidente du Front national. « Je conteste formellement les faits encore une fois qui nous sont reprochés », a-t-elle déclaré mercredi soir sur TF1, avant de mettre en garde : « il y a là un risque très lourd d’instrumentalisation de la justice. Je pense qu’aujourd’hui nous ne sommes pas dans la sérénité, dans l’impartialité et dans l’indépendance qui est nécessaire à l’administration de la justice. Tout le dit ! » Marine Le Pen pourrait être prochainement convoquée par les juges dans cette affaire.

Le programme de la semaineprochaine

Dès samedi 25 février et jusqu’au vendredi 3 mars, place à la transhumance annuelle de l’animal politique. Tous les candidats seront au rendez-vous du salon de l’Agriculture. Tous sauf Jean-Luc Mélenchon, qui préfère aller visiter une ferme dans l’Oise. Sinon, Marine Le Pen sera dimanche 26 à Nantes pour son premier grand meeting. François Fillon ira à Meaux le lendemain sur les terres de son ancien rival Jean-François Copé. Critiqué dans son camp, Benoît Hamon va lui tenter d’accélérer le rythme la semaine prochaine en faisant pas moins de trois meetings dont un dans sa ville natale de Brest. Enfin, autre temps fort, Emmanuel Macron dévoilera son programme jeudi 2 mars, un projet qu’il a prévu de chiffrer ce vendredi 24 février dans la matinée.

La petite phrase en off de la semaine

« Ce n’est pas en singeant Le Pen qu’on la fera baisser », s’est énervé cette semaine un proche d’Alain Juppé. Un député lassé que François Fillon multiplie les discours très à droite sur la sécurité, et qu’il en oublie de parler des autres sujets.

Avec RFI

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