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La France renforce sa présence médiatique en Afrique face à des revers diplomatiques



 

Malgré les efforts du président Emmanuel Macron pour changer l’image de la France en Afrique, le pays a récemment fait face à des revers diplomatiques, en partie en raison d’un sentiment anti-français croissant. Pour contrer cette tendance, le ministère français des Affaires étrangères a annoncé un investissement annuel de 5,5 millions de dollars (5 millions d’euros) dans les médias français, avec pour objectif de renforcer la présence médiatique de la France en Afrique, en Europe de l’Est et au Moyen-Orient.

Selon les médias, le groupe France Média Monde, comprenant la radio RFI et la chaîne France 24, recevra un soutien financier du gouvernement pour développer ses hubs et lancer de nouveaux projets dans ces trois régions. En 2024, le budget de France Média Monde devrait augmenter de 6,7%, atteignant 332,7 millions de dollars (304 millions d’euros). Le rapport indique également que quatre projets supplémentaires seront lancés de 2024 à 2028, notamment le service RFI en ukrainien, financé à hauteur de 1,09 million de dollars (1 million d’euros) par an par le ministère des Affaires étrangères français.

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Par ailleurs, France Média Monde prévoit d’ouvrir un bureau à Beyrouth pour renforcer sa présence dans le segment des médias arabophones, selon le rapport.

Cependant, cette initiative survient dans un contexte où la diffusion des médias français France 24 et RFI a été suspendue au Niger à la suite d’un coup d’État. Ces médias ont aussi été bloqués au Mali et au Burkina Faso en raison des coups d’État survenus dans ces pays.

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En 2022, les autorités intérimaires du Mali ont justifié la censure de RFI et France 24, les accusant de « déstabiliser la transition » et de « discréditer » les forces de sécurité maliennes. Par ailleurs, des organes de presse français ont également été évincés au Burkina Faso, où le président de la Transition, Ibrahim Traoré, a exprimé sa résolution à ne pas tolérer les médias tentant de « manipuler » la population par une « propagande subversive ».

Cette stratégie de renforcement de la présence médiatique française soulève des questions sur la manière dont elle sera perçue dans ces régions, notamment en tenant compte des tensions politiques et des récentes restrictions imposées aux médias français.

 

 

 

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