Procès Thomas Sankara : Gilbert Diendere à la barre, ce mardi

- Procès Thomas Sankara : Gilbert Diendere à la barre, ce mardi

Les audiences sur le procès pour meurtre de Thomas Sankara se poursuivent lundi. Deux prévenus à la barre : le colonel de gendarmerie Jean-Pierre Palme et First Class, l’ancien chauffeur de Gilbert Diendéré, Ninda Pascal Todd, qui a rejeté toutes les charges retenues contre eux.

A l’évidence, dans le procès pour l’assassinat du capitaine Thomas Sankara, l’ancien président du Faso, le déni systématique a semblé être la ligne de défense de l’accusé.

A l’exception du premier prévenu, Yamba Elisée Ilboudo, qui a reconnu les faits, les autres ont systématiquement rejeté les charges retenues contre eux.

Jean-Pierre Palm n’a pas hésité Lundi 8 novembre 2021, le procès pour l’assassinat du président Thomas Sankara se poursuit.

Dans les tribunes, deux témoins. La première personne, Jean-Pierre Palm (Jean-Pierre Palm), a commencé son procès jeudi. Interrogé sur les tracts circulant avant le 15 octobre, Jean-Pierre Palm a déclaré qu’il connaissait les tracts, mais qu’il n’en était pas l’auteur.

Concernant les rumeurs de mésentente entre Bryce Compaoré et Thomas Sankara, l’ancien capitaine de gendarmerie a admis en avoir entendu parler, mais a précisé que depuis les quatre responsables du CNR (le commandant Jean-Baptiste Lingani, le capitaine Thomas Sankara, Bryce Compaoré et Henri Zongo) dit qu’il a rapporté que “si on en croit les rumeurs, on va se retrouver avec des valises à la frontière, ce qui n’est pas le cas”.

 

Bref, l’accusé n’a admis aucune accusation contre lui. Il a nié ne rien savoir des préparatifs du coup d’État. Il a occupé le poste de directeur de la recherche et de la planification du ministère de la Défense peu de temps avant l’incident, équivalent au directeur du renseignement.

Pour l’avocat Ferdinand Nzepa, l’une des parties civiles, l’histoire de Jean-Pierre Palme ne tient pas. “Vous êtes policier militaire, vous gérez bien votre sécurité, vous entendez des coups de feu, et vous voulez vous réfugier chez vos amis parce que vous ne comprenez pas ce qui s’est passé ?”, a demandé l’avocat de l’accusé.

Ce dernier a simplement répondu : ” Que voulez-vous que je fasse ? ” Je suis seul, vêtu de vêtements décontractés et ne portant pas d’armes. Un mois après les événements du 15 octobre, l’autre fait majeur d’être promu chef d’état-major de la Gendarmerie nationale du Burkina Faso était la destruction du bogue, qui devait contenir des enregistrements d’informations sur les préparatifs du coup d’État.

Mais encore une fois, l’accusé a systématiquement nié les faits et déclaré que les écoutes téléphoniques visaient des syndicalistes et d’autres groupes, et non le Conseil national révolutionnaire (CNR).

De plus, il a observé que la table n’est pas conçue pour stocker des informations car elle n’a pas la capacité de le faire, et sa tâche est de capturer ces informations. Il a enfin souligné que la désactivation du guichet est l’apanage de l’Office national des télécommunications (ONATEL), et non l’apanage de la gendarmerie à laquelle il appartient.

Ninda Pascal Tondé n’avoue pas les faits contre lui Elle a été suivie par la première classe privée à la retraite, lorsque la conductrice deGilbert Diendéré , Ninda Pascal Tondé, a été invitée au bar. L’homme a comparu devant le tribunal en tant que simple témoin dans ce procès, mais s’est retrouvé l’un des accusés pour avoir tenté de soudoyer un autre témoin.

En effet, lors de l’enquête de 2017, son ancien chauffeur qui avait été fidèle à Gilbert Diendéré est allé rencontrer son ami Abdrahamane Zeytienga et lui a demandé de faire une déclaration sous la direction de son ancien patron.

Immerge toi. Pour cette raison, Abdrahamane Zeytienga a refusé d’assister à la réunion des Alliés lors du drame du 15 octobre 1987. Cependant, Abdrahamane Zeytienga a enregistré la conversation entre Ninda Pascal Tondé et lui et l’a transmise au juge d’instruction.

Interrogé lundi sur les faits au stand, l’ancien chauffeur de Gilbert Diendéré a affirmé avoir agi seul sans l’intervention de son ancien patron.

Selon lui, il a utilisé le nom de Gilbert Diendéré pour souligner ses propos.

Le procureur ne s’est pas laissé convaincre par les paroles de Ninda Pascal Tondé.

Le procureur n’a pas cru aux propos de Ninda Pascal Tondé.

Selon lui, ce type de changement ne peut être que le résultat de la pression de l’ancien conducteur pour qu’il rende visite au général en prison.

Les avocats des parties civiles partagent également cette position : ils estiment que Ninda Pascal Tondé a bien été envoyé par son ancien patron, le général Gilbert Diendéré, pour accomplir la tâche, et qu’il comparaîtra à la barre mardi.

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