France : Une étudiante gabonaise menacée d’expulsion

Vivant dans la commune de Brenoux, une étudiante d’origine gabonaise est visée par une Obligation de Quitter le Territoire Français (OQTF). Et ce,  après avoir vécu plusieurs années en France. La jeune étudiante est sous le coup d’une OQTF et est assignée à résidence avec la menace d’être expulsée d’ici à 45 jours.

Il s’agit en effet de Lesly Kate Moussavou, qui est arrivée avec son époux dans cette commune de la Lozère, il y a deux ans. Elle est mère d’une petite fille de 3 mois et prépare une thèse.

Gabonaise

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Résidant sur le sol français depuis bientôt dix (10) ans, mariée et régulièrement inscrite en thèse, Lesly vit le « cauchemar français ».

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Les faits

Lesly Kate Moussavou a obtenu un Master I en Management des Ressources Humaines à l’Université de Montpellier et un Master II en école de commerce MBWAY. Elle a ensuite décidé de continuer en complétant son parcours supérieur par deux diplômes universitaires. Cependant, à la fin de ses études, elle a fait une demande d’Autorisation Provisoire de Séjour (APS) qui lui a été refusée. Depuis ce moment, Lesly s’est retrouvée en situation irrégulière.

« Je n’ai pas compris ce premier refus. J’avais recommencé un Diplôme Universitaire après mon Master 2, et la Préfecture m’a refusé mon titre de séjour sous prétexte que la demande est arrivée après le diplôme le plus élevé » a-t-elle confié au média France Info.

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Après avoir écouté les conseils du personnel préfectoral, elle dépose un nouveau dossier d’admission exceptionnelle de séjour, le 19 mai 2020, à la préfecture de la Lozère, qui lui a été également refusé. C’est suite à ce dépôt qu’il lui a été adressé une Obligation de Quitter le Territoire Français.

« Je ne comprends pas. Ma vie est ici en Lozère. J’ai commencé à travailler, je donne des cours sur internet, j’ai des amis ici. Je suis une épouse, une maman. Je ne suis pas une menace pour l’Etat français, je ne suis pas fiché S. Je veux juste continuer à vivre ici normalement », a-t-elle ajouté.

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Pour information, elle a reçu une convocation pour ce lundi 11 octobre, afin de se voir signifier une assignation à résidence. L’assignation à résidence va la conduire à devoir restituer son passeport à la préfecture, à pointer régulièrement au commissariat de police avec sa fille de trois mois dans les bras et sans véhicule personnel, et à être reconduite à la frontière à court terme, 45 jours maximum, les frais étant à sa propre charge.

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