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France : Benjamin Griveaux Évacué De Son Ministère Après L’intrusion De Gilets Jaunes
07/01/2019 à 11h23 par T. Adj

Des individus, dont certains portaient des Gilets jaunes, ont défoncé samedi 5 janvier la porte du secrétariat d’Àtat de Benjamin Griveaux, le porte-parole du gouvernement, rue de Grenelle à Paris. L’intrusion a eu lieu au moyen d’un engin de chantier. Ce nouveau palier franchi dans la violence a provoqué de nombreuses réactions.

L’acte VIII du mouvement des Gilets jaunes qui se tenaient aujourd’hui à Paris et dans le reste de la France renoue avec les débordements violents qui ont eu lieu plus tôt, lors des actes II et III.

Le cœur du pouvoir qui a été visé samedi par les Gilets jaunes avec l’intrusion violente dans le ministère du porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, qui a dénoncé une « attaque inadmissible contre la République ».

« C’est la République qui est visée »

Benjamin Griveaux a expliqué qu’« il y avait des Gilets jaunes, des gens habillés en noir […] qui ont pris un engin de chantier qui était dans la rue, et qui ont défoncé la porte du ministère […] et cassé deux voitures ». Le porte-parole du gouvernement a dénoncé une agression « inacceptable ».

« Ce n’est pas moi qui suis visé, c’est la République », par « ceux qui souhaitent l’insurrection, renverser le gouvernement », mais « la République tient debout», a souligné Benjamin Griveaux.

« C’est inacceptable et j’espère que les vidéos permettront d’identifier et de poursuivre les auteurs, et qu’ils seront très très durement condamnés. Ce qu’ils ont cassé aujourd’hui ce n’est pas mon ministère, ils ont cassé un bâtiment qui appartient aux Français. Ce n’est pas moi qui suis propriétaire de ma charge, ce sont les Français », a-t-il souligné.

Un fait rare

Le président Emmanuel Macron, sans faire référence à cet incident en particulier, a dénoncé une « extrême violence » venue « attaquer la République – ses gardiens, ses représentants, ses symboles », lors de l’« acte VIII » des Gilets jaunes qui a rassemblé 50 000 personnes en France, selon le gouvernement, et a été émaillé de heurts dans plusieurs villes.

Une telle intrusion dans un ministère est très rare. La dernière en date remonte à 1999 avec le saccage par des agriculteurs du bureau de Dominique Voynet au ministère de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement.

Un « engin de chantier »

Le témoin cité par le Parisien et présent sur place donne la même version, « vers 16h30, une quinzaine de personnes, certaines habillées en noir, d’autres avec un gilet jaune, ont défoncé la porte du ministère avec un engin de chantier », explique-t-il.

Les assaillants auraient ensuite pénétré la cour du bâtiment avec de dégrader des voitures présentes sur place et de prendre rapidement la fuite. Le secrétaire d’Etat Benjamin Griveaux a été mis en sécurité, accompagné de ses collaborateurs.

« On rentre dedans »

Selon l’insoumis Juan Branco, ex-avocat de Jean-Luc Mélenchon, qui dit avoir été aux côtés des auteurs, ces manifestants étaient des « Gilets jaunes lambda » qui, « à la violence du gouvernement », ont « répondu en investissant le lieu censé porter leurs mots ».

Vendredi, Benjamin Griveaux avait déclaré que le mouvement des Gilets jaunes était « devenu le fait d’agitateurs qui veulent l’insurrection et, au fond, renverser le gouvernement ».

Les Gilets jaunes, dont certains ne cachent pas leur souhait de renverser le pouvoir en place, ont à plusieurs reprises tenté de briser les cordons de police pour s’approcher de l’Elysée au cours des manifestations qu’ils mènent tous les samedis depuis la mi-novembre.

Une manière pour les plus radicaux d’entre eux de répondre au défi lancé par Emmanuel Macron au début de l’affaire Benalla, lorsqu’il a invité ses opposants à venir le « chercher ».

L’un des leaders du mouvement, Eric Drouet, interrogé sur ce qu’il comptait faire si la manifestation arrivait devant l’Élysée, avait ainsi répondu: « On rentre dedans ».

Nombreuses réactions

Le parquet de Paris a indiqué qu’il avait ouvert une enquête confiée au 3ème district de police judiciaire. Il n’y a pas eu pour l’instant d’interpellation.

L’intrusion de samedi a déclenché de vives réactions au sein de la majorité. « Voilà sans doute la manière dont M. Drouet et ses indéfectibles soutiens comptaient entrer à l’Elysée. Voilà le résultat des dérives verbales et des appels à l’insurrection. Honte aux pyromanes de la République », a tweeté le secrétaire d’État aux relations avec le Parlement, Marc Fesneau, dont les bureaux sont dans le même lieu que ceux de Benjamin Griveaux.

« Derrière les fonctions, il y a aussi un humain, père de jeunes enfants… où est la fraternité ? », s’est émue la secrétaire d’Etat Marlène Schiappa.

Le leader de la Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan, soutien des Gilets jaunes, a lui mollement condamné cette action. « Qui sème le vent, récolte la tempête. Benjamin Griveaux parlait d’aller plus loin dans le changement, d’être plus radicaux : il a dû évacuer son ministère. Je condamne les violences, mais aussi la volonté de l’exécutif d’envenimer la situation », a-t-il affirmé.

La porte-parole des Républicains, Lydia Guirous, tout en condamnant « fermement » des violences « inadmissibles », a cité Molière en déclarant que « le mépris est une pilule qu’on peut avaler mais qu’on ne peut mâcher ».

Selon le porte-parole du PS, Pierre Jouvet, « aucune contestation ne justifie de frapper des policiers à terre, d’attaquer un ministre, de casser, de brûler ». « Ces violences sont l’œuvre de voyous qui veulent faire dégénérer le mouvement et discréditer les revendications » des Gilets jaunes, a-t-il écrit sur Twitter.

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Des individus, dont certains portaient des Gilets jaunes, ont défoncé samedi 5 janvier la porte du secrétariat d’Àtat de Benjamin Griveaux, le porte-parole du gouvernement, rue de Grenelle à Paris. L’intrusion a eu lieu au moyen d’un engin de chantier. Ce nouveau palier franchi dans la violence a provoqué de nombreuses réactions.

L’acte VIII du mouvement des Gilets jaunes qui se tenaient aujourd’hui à Paris et dans le reste de la France renoue avec les débordements violents qui ont eu lieu plus tôt, lors des actes II et III.

Le cœur du pouvoir qui a été visé samedi par les Gilets jaunes avec l’intrusion violente dans le ministère du porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, qui a dénoncé une « attaque inadmissible contre la République ».

« C’est la République qui est visée »

Benjamin Griveaux a expliqué qu’« il y avait des Gilets jaunes, des gens habillés en noir […] qui ont pris un engin de chantier qui était dans la rue, et qui ont défoncé la porte du ministère […] et cassé deux voitures ». Le porte-parole du gouvernement a dénoncé une agression « inacceptable ».

« Ce n’est pas moi qui suis visé, c’est la République », par « ceux qui souhaitent l’insurrection, renverser le gouvernement », mais « la République tient debout», a souligné Benjamin Griveaux.

« C’est inacceptable et j’espère que les vidéos permettront d’identifier et de poursuivre les auteurs, et qu’ils seront très très durement condamnés. Ce qu’ils ont cassé aujourd’hui ce n’est pas mon ministère, ils ont cassé un bâtiment qui appartient aux Français. Ce n’est pas moi qui suis propriétaire de ma charge, ce sont les Français », a-t-il souligné.

Un fait rare

Le président Emmanuel Macron, sans faire référence à cet incident en particulier, a dénoncé une « extrême violence » venue « attaquer la République – ses gardiens, ses représentants, ses symboles », lors de l’« acte VIII » des Gilets jaunes qui a rassemblé 50 000 personnes en France, selon le gouvernement, et a été émaillé de heurts dans plusieurs villes.

Une telle intrusion dans un ministère est très rare. La dernière en date remonte à 1999 avec le saccage par des agriculteurs du bureau de Dominique Voynet au ministère de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement.

Un « engin de chantier »

Le témoin cité par le Parisien et présent sur place donne la même version, « vers 16h30, une quinzaine de personnes, certaines habillées en noir, d’autres avec un gilet jaune, ont défoncé la porte du ministère avec un engin de chantier », explique-t-il.

Les assaillants auraient ensuite pénétré la cour du bâtiment avec de dégrader des voitures présentes sur place et de prendre rapidement la fuite. Le secrétaire d’Etat Benjamin Griveaux a été mis en sécurité, accompagné de ses collaborateurs.

« On rentre dedans »

Selon l’insoumis Juan Branco, ex-avocat de Jean-Luc Mélenchon, qui dit avoir été aux côtés des auteurs, ces manifestants étaient des « Gilets jaunes lambda » qui, « à la violence du gouvernement », ont « répondu en investissant le lieu censé porter leurs mots ».

Vendredi, Benjamin Griveaux avait déclaré que le mouvement des Gilets jaunes était « devenu le fait d’agitateurs qui veulent l’insurrection et, au fond, renverser le gouvernement ».

Les Gilets jaunes, dont certains ne cachent pas leur souhait de renverser le pouvoir en place, ont à plusieurs reprises tenté de briser les cordons de police pour s’approcher de l’Elysée au cours des manifestations qu’ils mènent tous les samedis depuis la mi-novembre.

Une manière pour les plus radicaux d’entre eux de répondre au défi lancé par Emmanuel Macron au début de l’affaire Benalla, lorsqu’il a invité ses opposants à venir le « chercher ».

L’un des leaders du mouvement, Eric Drouet, interrogé sur ce qu’il comptait faire si la manifestation arrivait devant l’Élysée, avait ainsi répondu: « On rentre dedans ».

Nombreuses réactions

Le parquet de Paris a indiqué qu’il avait ouvert une enquête confiée au 3ème district de police judiciaire. Il n’y a pas eu pour l’instant d’interpellation.

L’intrusion de samedi a déclenché de vives réactions au sein de la majorité. « Voilà sans doute la manière dont M. Drouet et ses indéfectibles soutiens comptaient entrer à l’Elysée. Voilà le résultat des dérives verbales et des appels à l’insurrection. Honte aux pyromanes de la République », a tweeté le secrétaire d’État aux relations avec le Parlement, Marc Fesneau, dont les bureaux sont dans le même lieu que ceux de Benjamin Griveaux.

« Derrière les fonctions, il y a aussi un humain, père de jeunes enfants… où est la fraternité ? », s’est émue la secrétaire d’Etat Marlène Schiappa.

Le leader de la Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan, soutien des Gilets jaunes, a lui mollement condamné cette action. « Qui sème le vent, récolte la tempête. Benjamin Griveaux parlait d’aller plus loin dans le changement, d’être plus radicaux : il a dû évacuer son ministère. Je condamne les violences, mais aussi la volonté de l’exécutif d’envenimer la situation », a-t-il affirmé.

La porte-parole des Républicains, Lydia Guirous, tout en condamnant « fermement » des violences « inadmissibles », a cité Molière en déclarant que « le mépris est une pilule qu’on peut avaler mais qu’on ne peut mâcher ».

Selon le porte-parole du PS, Pierre Jouvet, « aucune contestation ne justifie de frapper des policiers à terre, d’attaquer un ministre, de casser, de brûler ». « Ces violences sont l’œuvre de voyous qui veulent faire dégénérer le mouvement et discréditer les revendications » des Gilets jaunes, a-t-il écrit sur Twitter.

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